lundi 29 juin 2009, 16:45
Contre le démantèlement de la formation professionnelle, par Bernard Barbagelata
Le président de la République et son gouvernement bousculent le calendrier parlementaire en rajoutant une session extraordinaire la troisième semaine de juillet, se poursuivant deux semaines en septembre. A l’ordre du Jour, parmi le lot des textes examinés à la va vite et dans l’épuisement général, fin juillet ou début septembre, le gros dossier de la formation professionnelle et celui du travail le dimanche. Parmi les mesures envisagées : le début du démantèlement de l’AFPA, avec le transfert des personnels de l’Orientation AFPA vers Pôle Emploi, pour application au printemps 2010. Avant même le vote, la « stratégie » semble déjà actée par le Directeur général de l’AFPA nationale, qui réunit à Lyon les dirigeants (Convention des 1000), le 29 juin et 30 juin pour leur exposer « son » projet. Le personnel a décidé de réagir, de soutenir et d’interpeller les cadres ainsi pris en otage, en appelant à une grève nationale le 29 juin, assortie d’une manifestation pour tous ceux qui le peuvent, à 10 heures, devant le Centre des congrès de Lyon. Le groupe communiste et partenaires de la région PACA réaffirme son soutien vis-à-vis de ce service public national qu’est l’AFPA pour la formation des adultes, qui depuis des décennies a été bâti pour prendre en compte l’ensemble du parcours et des difficultés des adultes en formation continue. C’est sur cet exemple et sur ce savoir-faire existant que doit se modéliser un service public, au plein sens du terme, de la formation tout au long de la vie. A l’heure où les Régions mettent en place les unes après les autres des services publics régionaux de la formation professionnelle, où se pose en grand la conquête d’un véritable service public national de la formation professionnelle continue, le gouvernement entend au contraire priver les Régions, mais surtout les salariés et les demandeurs d’emploi, de tout outil public, quelle que soit son efficacité prouvée, au profit de la délégation de service public à des organismes privés (qui pourront récupérer les milliards de la formation professionnelle), de la mise en concurrence et de la segmentation des formations. Les élus communistes de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur appellent à une large mobilisation car tous les salariés et futurs salariés et tous ceux qui ont bénéficié des formations et du suivi de l’AFPA sont concernés par la marchandisation de la formation ! Mobilisons-nous pour réclamer au contraire que les salariés obtiennent de nouveaux droits pour participer aux choix qui les regardent au premier chef, en matière de formation professionnelle, dans les entreprises, dans les organismes collecteurs, dans les instances publiques.


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