Le gouvernement annonce la suppression du poste de Défenseur des droits des enfants, l’année du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. A l’heure où le droit à l’éducation, la santé, le logement …. demeurent à conquérir - y compris dans notre pays - à l’heure où des enfants de sans-papiers vivent des situations indignes, supprimer un outil démocratique au service des enfants est un déni et un recul. La Convention internationale des droits de l’enfant énonce des droits et dresse un bilan annuel rendant compte du respect de ces droits et de leur mise en œuvre. Pour la troisième fois depuis 1989, la France est passée « en jugement » devant le comité des experts de l’ONU pour rendre compte de son respect de la Convention internationale sur les droits de l’enfant. Si des avancées ont eu lieu avec notamment la loi sur le handicap de 2005, dans le même temps on entend réécrire le droit pénal des enfants pour privilégier la sanction. S’il fallait un code, il devrait toucher tous les aspects du statut de l’enfant. Le poste de Défenseur des droits des enfants doit être maintenu ; la convention internationale des droits de l’enfant doit être mise en œuvre.

Eliane Guigo, conseillère régionale, présidente de la commission Jeunesse et Vie Associative.