vendredi 18 septembre 2009, 16:39
Hubert Falco : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, par Jean-Marc Coppola
Hubert Falco pourra au moins en plaisanter avec son ami Jacques Chirac : il est l’homme qui a dit non à Sarkozy. C’est bien là son seul mérite. Malgré l’insistance du président de la République pour le pousser dans la bataille des régionales, le secrétaire d’Etat à la défense et maire de Toulon, a sans doute estimé sa mission trop périlleuse. Et comme dit l’aphorisme : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ! Mais rien à voir avec la règle de non-cumul de mandat entre une présidence de région et un portefeuille ministériel, imposée par le président de la République : Hubert Falco affirme qu’il ne peut tout simplement pas renier ses engagements pris avec les Toulonnais ! On peut également comprendre que Monsieur Falco n’ait guère d’enthousiasme à défendre l’action de son gouvernement contre la crise, dans une région où les faux plans sociaux, les mises en liquidation judiciaire d’entreprises viables et le chômage forcé cachent mal le laisser-faire de l’Etat face au patronat et actionnariat en quête de rentabilité maximale. Mais Hubert Falco restera surtout dans les mémoires de l’histoire politique récente comme le secrétaire d'État aux personnes âgées de la tragique canicule de 2003, l’inventeur du lundi de Pentecôte travaillé gratuitement ou encore le promoteur du tracé des métropoles de la LGV PACA qui promet des ravages économiques et environnementaux dans le pays toulonnais. Trois médailles difficiles sans doute trop difficiles à assumer pour battre campagne dans une région où le bilan de la gauche est apprécié par de nombreux acteurs du territoire. Dès la décision de Monsieur Falco rendue publique, deux postulants ont fait acte de candidature : deux députés des Bouches-du-Rhône, Bernard Deflesselles et Guy Teissier. Chacun, affirmant bénéficier du soutien des parlementaires UMP de la région et des responsables de la majorité présidentielle… En tout état de cause, le vrai enjeu de ces régionales sera de répondre aux attentes des habitants de Provence Alpes Côte-d’Azur et que les régions soient des lieux de démocratie qui rompent avec les logiques libérales, en prenant appui sur les luttes sociales
Jean-Marc Coppola, Président du groupe communiste et partenaires de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur


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