Monsieur le Préfet,

Sans nouvelle de votre part suite à mes derniers courriers datés des 5 et 8 octobre, je me permets, Monsieur le Préfet, de vous relancer au sujet de l’avenir du fret ferroviaire dans notre Région.

Par souci de transparence et afin d’ouvrir le débat public indispensable sur de tels enjeux, j’ai décidé de faire de cette correspondance une lettre ouverte.

Après l’annonce par la direction de la SNCF d’une réorganisation de la gare de triage de Miramas, l’organisation d’une table ronde devient impérative. Cette table ronde que vous présideriez en tant que représentant de l’Etat et qui rassemblerait l’ensemble des acteurs concernés dont les élus de la Région, permettrait enfin d’y voir plus clair quant à la volonté du gouvernement de répondre aux défis sur lesquels il a longuement communiqué.

Pour l’heure, les décisions de la direction de la SNCF, soutenue par l’Etat, sont en contradiction avec les objectifs affichés du gouvernement. En effet, conforter l’abandon du fret ferroviaire, c’est cautionner : - l’insécurité routière donc la sécurité de nos concitoyennes et concitoyens ; - la saturation des routes donc la pollution et par voie de conséquence, la santé de tous. Il deviendra inutile, l’été prochain, de demander aux automobilistes de réduire leur vitesse si, l’exemple n’est pas donné par les pouvoirs publiques en terme de protection de l’environnement.

Et quelle utilité que les dirigeants politiques se rendent au sommet de Copenhague en décembre ?

On ne peut enfin que constater qu’avec la décision de la SNCF qui a l’aval du gouvernement, un grand écart existe avec les intentions et objectifs du Grenelle de l’Environnement. Il est temps, Monsieur le Préfet, de mettre en cohérence la communication gouvernementale, en grand renfort de publicité sur le fret, et les actes concrets pris par l’entreprise toujours publique SNCF.

Vous comprendrez donc que la table ronde que je vous réclame depuis six semaines ne peut plus attendre.

Dans l’attente d’une réaction de votre part, recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments républicains.

Marseille le 13 novembre 2009

Jean-Marc Coppola président du groupe communiste et partenaires