Tribune du groupe communiste et partenaires publiée dans le magazine régional d'octobre
D’un côté, il y a les grands discours du gouvernement sur le développement durable, l’écologie, le Grenelle de l’environnement… De l’autre, ses actes qui mettent en péril la santé publique et la planète. Et notre Région est particulièrement concernée par le transit des poids lourds et toutes les nuisances que cela entraîne.
S’il voulait vraiment lutter contre les gaz à effet de serre, le gouvernement pourrait décider d’un grand plan pour le fret ferroviaire comme l’ont fait la Suisse et l’Autriche.
Il fait tout le contraire. Fermer les sites fret comme Miramas et Avignon, abandonner le wagon isolé, supprimer des postes est une catastrophe pour le développement économique, l’emploi, l’environnement, la sécurité routière et l’aménagement du territoire.
Depuis 1998, la majorité régionale fait tout pour privilégier le rail à la route quand les élus de droite et d’extrême droite, partisans d’une gestion privée des trains, insultent en permanence ce mode de transport d’avenir.
En 11 ans, nous avons triplé le nombre de TER pour passer de 250 à 700 trains chaque jour. Sans compter le matériel neuf, les gares rénovées et une augmentation des capacités au niveau des lignes.
Les élus communistes continuerons de favoriser la SNCF, propriété publique, avec des personnels compétents et qualifiés dont le statut garantit la performance et la sécurité.
Favoriser la SNCF mais en étant exigeant à l’égard de sa direction car le service TER dans notre Région est encore loin des attentes qui sont les nôtres, loin d’un service public de qualité que sont en droit d’attendre les usagers.
Nous ne nous trompons pas sur les responsabilités et ne baissons pas les bras face à la désinvolture de la direction de la SNCF. Pour ainsi dire : notre contrat est rempli. Au tour, à présent, du gouvernement de respecter ses obligations en donnant les moyens humains et financiers à son entreprise pour qu’elle soit efficace.