mardi 11 août 2009, 16:09
Salah Hamouri reste en prison : électrocardiogramme plat à l’Elysée
Communiqué de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires, suite au maintien en prison de Salah Hamouri
Serait-ce l’annonce du maintien dans les prisons israéliennes du jeune Français Salah Hamouri qui a provoqué, dimanche, le malaise du président de la République ? Une hypothèse difficilement crédible au vu du mépris affiché par l’Elysée face à ce déni criant de la justice et du droit.
Il y a donc bel et bien deux poids deux mesures selon que l’on est Franco-Palestinien, Franco-Israélien ou encore retenu en otage dans la jungle colombienne par une organisation d’obédience marxiste. Comment expliquer, en effet, qu’un soldat franco-israélien, arrêté par la résistance palestinienne, Gilad Shalit, bénéficia, à juste titre, de l’intervention de Nicolas Sarkozy pour l’obtention de sa libération alors que le cas de l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri, condamné sans preuve par un tribunal militaire d’occupation israélien, n’a pas fait lever le moindre petit doigt présidentiel ?
La seule explication plausible est d’ordre politique. Balayant d’un revers de manche la campagne de soutien au jeune prisonnier qui a rassemblé, dans tout le pays, des milliers de personnes dont des parlementaires de droite, Nicolas Sarkozy a choisi son camp. Celui de l’injustice et du non droit.
Il ne fait aucun doute que l’Elysée ne veuille pas importuner l’Etat israélien dans sa politique de colonisation et de terreur, quitte à mettre un mouchoir sur les principes démocratiques.
Après avoir reçu Denise Hamouri et le comité de soutien dans les locaux de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, à Marseille, et après le vote par la majorité régionale, le 10 juillet dernier, d’un vœu demandant l’intervention de la présidence de la République pour la remise en liberté de Salah Hamouri, le groupe communiste et partenaires que je préside mettra tous les moyens en œuvre à sa disposition pour élargir la mobilisation et faire respecter le droit international.
Je demande à Nicolas Sarkozy, dès son rétablissement, de dénoncer publiquement la décision de la commission israélienne et de mettre tout le poids de la France pour obtenir la libération d’un des ses compatriotes accusé sans preuve tangible.
J’espère également que les médias mettront enfin en lumière cette affaire qui n’est rien d’autre qu’un combat élémentaire pour les libertés fondamentales.


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