Sous couvert d’un discours populiste – « Il y a trop de niveaux de décisions ; tout cela avec vos impôts », « vous n’y comprenez rien, moi non plus » - Nicolas Sarkozy dessine la France de demain. Mais quels sont ses vrais objectifs ?

En fait, le Président de la République ne supprime aucune collectivité territoriale et n’envisage pas de rendre l’impôt plus juste. Ce que vise réellement cette réforme, c’est de réduire le pouvoir des élus locaux. Trop près de la population, de ses besoins et de ses préoccupations.

Pour cela, finie la clause de compétences générales. Finies les politiques qui sortent des seuls domaines de compétences fixés par la loi. Fini donc, pour la Région, le soutien à la culture, à la vie associative, au sport, au développement économique. Des secteurs, qui plus est, déjà lâchés par l’Etat ! Comme vous pouvez l’imaginer, le résultat sera la mort d’activités indispensables à la démocratie et à l’émancipation humaine.

C’est aussi une attaque en règle contre les services publics. L’artillerie est complétée par la suppression dès le 1er janvier 2010 de la Taxe professionnelle, responsable des délocalisations selon le chef de l’Etat… Il prive ainsi notre collectivité de recettes importantes de financement. Les entreprises ne pourront plus bénéficier d’aides et de services de notre part.

Le statu quo n’est pourtant pas satisfaisant. Il faut une réforme des institutions mais une réforme qui vise à clarifier le rôle des uns et des autres et surtout qui donne les moyens d’assumer ces missions. Cela passe par un Grenelle de la fiscalité. Le but de Nicolas Sarkozy : se donner plus de pouvoir, décider avec ses amis ce qui est bon ou mauvais pour nous. Au niveau de la Région, de la France et du monde avec le G20.

Il faut l’arrêter ! Et lancer un grand débat citoyen sur le devenir de la France, de son organisation territoriale et les réponses à apporter aux attentes du peuple.