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PACA solidaire

Parce que nous sommes d’ardents défenseurs des services publics dans nos territoires, nous voulons des élus européens qui s’opposent aux directives de libéralisation et non qui les votent avec la droite au Parlement de Strasbourg.

Parce que nous sommes mobilisés au côté des salariés mis au chômage forcé pour satisfaire l’appétit insatiable des actionnaires des grands groupes, nous voulons des élus européens qui refusent que l’Europe encourage la rentabilité et le profit à n’importe quel prix social et humain.

Parce que nous avons participé à la bataille du Non au Traité constitutionnel européen en 2005, nous voulons des élus européens qui proposent une alternative à la concurrence libre et non faussée qui reste la règle d’or de l’Union européenne avec le Traité de Lisbonne.

Parce que nous sommes partisans de l’Europe sociale, nous voulons des élus européens qui agissent en ce sens et ne s’en tiennent pas à des discours sur le changement, oubliés au lendemain de leur élection.

Parce que les élus communistes et partenaires de Provence-Alpes-Côte-d’Azur sont cohérents avec leur action politique au sein de la majorité régionale, ils voteront et appellent à voter pour le Front de gauche aux élections européennes du 7 juin. Car les parlementaires de la Gauche unie européenne – groupe où siègent les députés communistes et où siègeront les élus du Front de gauche – ont été les seuls à refuser l’orientation libérale dictée par la commission de Bruxelles.

Parce qu’il nous paraît malhonnête de vouloir inscrire les services publics dans la Constitution française tout en acceptant le Traité de Lisbonne, qui interdit de fait cette initiative, et parce que les valeurs que nous défendons dans notre région sont les mêmes que celles que nous voulons voir triompher en Europe, nous menons campagne pour la liste du Front de gauche dans le Sud-Est, menée par Marie-Christine Vergiat et sur laquelle figurent nos collègues Karim Ghendouf, Gérard Piel et Catherine Guigli.

Andrée ALBERELLI, Bernard BARBAGELATA, Pierre BERNASCONI, Joël CANAPA, Martine CARRIOL, Marie-Jo CERMOLACCE, Jean-Marc COPPOLA, Karim GHENDOUF, René GIORGETTI, Catherine GUIGLI, Eliane GUIGO, Alain HAYOT, Catherine LECOQ, Nathalie LEFEBVRE, Patrick MAGRO, Frédéric MEYER, Adeline MOUTON, Marie-Françoise PALLOIX, Gérard PIEL, Stéphanie VAN MUYSEN.

 

Que reste-t-il du controversé lundi de Pentecôte travaillé, mis en place en 2005, pour punir les Français, accusés d’être les responsables du décès de 15 000 de nos anciens au cours d’un caniculaire été ? Pas grand-chose, si ce n’est l’idée que, dans notre pays, tout droit peut être menacé, y compris les jours fériés.
A l’époque, le secrétaire d’Etat aux personnes âgées, Hubert Falco, inventait donc la journée de travail non payée en faveur des séniors et des personnes en situation de handicap. Une journée soi-disant de solidarité, censée dégager deux milliards d'euros par an pour aider au financement de mesures destinées aux personnes dépendantes.
Bien entendu, tout ceci ne fut qu’un prétexte annonçant l’obsession présidentielle : travailler plus. A quoi tout cela a-t-il réellement servi ? Les personnes âgées et en situation de handicap ont-elles vu leur niveau de vie s’améliorer ? Loin s’en faut. Les premières sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers les associations humanitaires pour subsister. Les secondes vont à présent jusqu’à crier leur colère, dans les manifestations, même en fauteuil roulant.
Aujourd’hui, et la crise n’a fait que le confirmer, il saute aux yeux que le modèle social français, même torpillé par le gouvernement, est le seul qui puisse véritablement protéger les citoyens des inégalités. Ce modèle doit plus que jamais se renforcer et reposer réellement sur le principe de solidarité nationale, c’est-à-dire la contribution de chacun à la solidarité en fonction de ses ressources pour garantir l’égalité d’accès à la protection sociale.
Les Français n’ont pas besoin de leçon de solidarité. Ils ont montré maintes fois que cette valeur avait encore un sens pour eux. C’est malheureusement moins souvent le cas du côté des nantis, des puissants, des actionnaires. La solidarité doit passer aussi par une juste répartition des richesses, par une conception audacieuse du travail et de l’aménagement de la vie.
Puisque certains osent proposer la possibilité de travailler de chez soi pendant ses congés maladie, j’irai dans le sens opposé. Dans le sens logique de l’histoire, celui qui favorise l’émancipation humaine, l’accomplissement de l’individu. Bien que ma proposition va à l’encontre de l’idéologie dominante, j’affirme que le meilleur moyen de lutter contre la crise est de travailler moins.
La diminution du temps passé au travail doit être progressive mais constante. Selon moi, nous pouvons tout de suite mettre en place les 32 heures et instaurer la semaine de quatre jours. Et, pourquoi pas, en guise d’hommage, faire du lundi de Pentecôte le jour de la Saint-Hubert !

Jean-Marc Coppola,
Conseiller régional, président du groupe communiste et partenaires
Président du Comité régional de tourisme

 

Tribune de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires parue dans l'édition du mois de mai du magazine de la Région

Lors de la séance plénière du 17 avril, la bête immonde a encore frappé. Le groupe du Front national a insulté les élus régionaux communistes et partenaires, les traitant ni plus ni moins d’assassins. Un dérapage de plus, certes. Mais il y a des comportements et, derrière, des positionnements idéologiques qui, peu surprenants soient-ils, ne doivent pas être banalisés. Ne tentons pas d’ouvrir ici le débat sur la liberté d’expression : il est totalement hors sujet. Car ce n’est rien d’autre que la démocratie qui est frontalement attaquée. Mais, c’est aussi la démocratie appliquée dans sa forme la plus poussée qui sera le seul rempart face au glissement de la pensée vers des formes d’expression qui ne véhiculent que haine et rejet. Il n’y a en effet que la démocratie réelle, au plus près du citoyen, qui peut protéger celui-ci de l’obscurantisme d’une extrême-droite toujours en vie et des opérations de communication permanentes d’un gouvernement qui entend faire payer aux salariés une crise dont ils sont les victimes et le capitalisme le principal responsable. Dans une étude récente sur l’application de la démocratie participative, il ressort clairement que les élus communistes, dans les collectivités qu’ils dirigent, sont les meilleurs maîtres d’œuvre de cette pratique. Dans notre Région, la participation active des élus communistes et partenaires à la mise en place d’une démarche d’écoute, de consultations et d’échanges avec la population, les partenaires sociaux et l’ensemble des acteurs de notre territoire, porte ses fruits. Cette politique permet, entre autres, d’atténuer les coups portés à notre patrimoine social par la droite au pouvoir. Qui d’autres de que des élus de gauche peuvent relayer l’exigence de transformation démocratique de nos institutions ? Sûrement pas certains qui cautionnent la réforme Balladur et encore moins d’autres qui injurient la République.

 

Lors du conseil d’administration de l’AP-HM, Jean-Marc Coppola (PCF), qui y siège en tant que représentant de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, a voté contre le budget 2009 ainsi que contre le plan global de financement pluriannuel 2009-2014. Un vote partagé par les représentants CGT et CFDT des personnels.

En revanche, et malgré un débat consensuel sur les dangers de la loi Bachelot, la motion demandant son retrait, proposée par Jean-Marc Coppola a été rejetée par la majorité des administrateurs de l’AP-HM, son président Jean-Claude Gaudin en tête.

En dépit d’un budget prévisionnel présenté, une fois de plus, en déficit (de 45,6 millions d’euros), le discours du maire de Marseille n’a pas changé d’une virgule. Tout en faisant mine de se préoccuper de l’avenir de l’accès de tous à des soins de qualité, le premier magistrat, haut responsable de l’UMP, refuse toujours d’admettre la réalité : la casse du service public hospitalier.

Jean-Marc Coppola a dénoncé les restructurations qui visent à diminuer les moyens humains et, plus largement, la politique du gouvernement en matière santé : instauration des franchises médicales, augmentation des catégories de médicaments non remboursés, la fermeture de services hospitaliers de proximité…

L’élu communiste a également demandé à Jean-Claude Gaudin d’intervenir auprès du gouvernement pour que l’AP-HM obtienne des moyens supplémentaires de l’Etat, qui en a la capacité vu les aides octroyées aux banques et aux entreprises.

 

Intervention de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires lors de l'assemblée plénière du Conseil régional du 17 avril 2009.

Monsieur le Président, Chers collègues,

Le Président Vauzelle l’a dit. L’activité économique régionale n’est plus épargnée par la crise.

Qui aurait pu vraiment croire le contraire ? Si ce ne sont quelques représentants locaux du Medef qui, il y a quelques mois encore, imaginaient notre Région immunisée contre une secousse mondiale sans précédent.

C’est bien mal connaître les caractéristiques sociales de notre territoire où les écarts de salaires et le nombre de personnes en situation de pauvreté est plus criant qu’ailleurs.

Cette crise n’est pas un dérapage du système parmi d’autres. C’est la crise du modèle qui régit nos sociétés, celui qui leur impose le choix du profit à n’importe quel prix, de la concurrence acharnée entre tous et tout.

Ce modèle, ce n’est pas la majorité régionale qui le défend mais bien le gouvernement actuel. Et ce ne sont pas les déclarations hypocrites du président de la République sur la « moralisation du capitalisme » qui réussiront à éradiquer le mal.

Car au delà des déclarations d’intention, il y a des actes, il y a des comportements qui choquent.

Les actes, c’est l’acharnement du gouvernement à défendre un paquet fiscal dont certains membres de l’UMP eux-mêmes critiquent publiquement les effets néfastes.

Les actes, c’est aussi un plan de sauvetage des banques à coup de milliards, qui ne fait que remettre de l’huile dans l’engrenage d’un système à bout de souffle.

Les actes, c’est enfin un plan de relance de l’économie qui ne tient aucun compte des situations que vivent les hommes et les femmes victimes du chômage partiel imposé, quand les multinationales continuent de verser les dividendes à des actionnaires sans scrupules.

C’est malheureusement le cas dans cette région où, à quelques jours d’intervalle, d’éminentes personnalités du parti présidentiel et du gouvernement sont venues parader, évitant systématiquement d’aller à la rencontre de ceux qui souffrent dans leurs entreprises.

Tous ont tenu, en revanche, à échanger avec le patronat, à lui assurer leur soutien et à trinquer avec leurs troupes de militants, dans des banquets qui n’ont plus grand chose de républicain.

A l’indécence s’ajoute le mépris, qui a atteint son point culminant lors du déplacement de Nicolas Sarkozy en personne.

On attendait un discours sur la recherche et l’innovation devant les chercheurs, les enseignants chercheurs de la Région, il les a ignoré et on eut droit au refrain populiste sur la séquestration de chefs d’entreprise, stigmatisant l’action collective, à l’image de l’adjointe de Marseille et député européenne Dominique Vlasto qui traitait, il y a quelques semaines les représentants des salariés de l’UNM, de choléra !

Monsieur Deflesselles dans sa dernière « tribune ouverte » dans le magazine de la Région critique la politique que nous menons.

Mais il est urgent Monsieur Deflesselles que vos collaborateurs vous informent mieux des initiatives concrètes que nous prenons, car vous semblez les ignorer !

Et surtout pendant que vous vous obstinez à soutenir et alimenter un modèle de développement en faillite, contesté par une majorité d’hommes et de femmes, les plans sociaux, licenciements et délocalisations tombent comme à Gravelotte.

Arrêt d’un haut-fourneau à Fos, fermeture d’un site de production de Lyondell-Basell. Dans toute la zone de l’Etang de Berre et du golfe de Fos, les salariés sont mis au chômage partiel et voient les perspectives s’assombrir.

C’est également le cas à Gardanne, où les projets de développement de la centrale thermique sont stoppés net, jetant le doute sur la pérennité du site.

La chose inquiète au-delà du seul site de production : sans énergie, comment répondre aux besoins de développement de nos territoires ?

C’est le cas dans la micro électronique où les nouvelles ne s’améliorent pas, du côté de Rousset, ou encore avec la fermeture programmée du site de la CAMI à Aubagne et les difficultés de TEMBEC, par exemple, à Tarascon.

Que dire à Marseille des salariés de l’UNM qui restent mobilisés pour obtenir le redémarrage des activités de réparation navale, avec eux. Que dire de l’usine d’Arkéma dans les Alpes de Haute Provence dont les salariés vivent sous la menace d’un nouveau plan social

Où est le volontarisme politique du président de la République dans ces seuls exemples concrets ?

Par contre nous avons bien entendu du volontarisme dans son discours de Saint Quentin, en indiquant qu’il fallait profiter de la crise pour accélérer les réformes gouvernementales.

Dans ce contexte, quoi de plus naturel que la colère explose chez nos concitoyens ?

Ils se sont exprimés en masse les 29 janvier et 19 mars et le feront à nouveau, le 1er mai.

Pour protester certes, mais aussi pour lancer un appel à la construction collective d’une politique alternative.

Cette politique alternative, la Région, modestement, tente de la mettre en œuvre, dans le respect de ses compétences et de ses moyens.

Je ne dis pas que les mesures inscrites dans les délibérations que nous soumettons au vote aujourd’hui règleront tous les problèmes.

Mais nous les considérons comme une main tendue, un point d’appui voire un levier pour les habitantes et les habitants de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, touchés durement par les inégalités sociales et la précarité aggravées par les politiques nationales mais aussi l’irresponsabilité des grands groupes qui déclinent les plans « sociaux » comme d’autres récitent encore les vertus du libéralisme.

A travers nos politiques qu’elles soient liées à nos domaines de compétence ou à notre action volontariste, notre Région s’emploie à contenir les conséquences de la crise mondiale sur le développement économique et le maintien de la solidarité à l’échelle régionale.

Le groupe communiste et partenaires n’ira pas contre ce dispositif forcément limité par la marge de manœuvre de notre institution.

Une marge de manœuvre que, d’ailleurs, la réforme dite Balladur, tendrait encore à affaiblir.

Mais nous n’en sommes pas là et nous ferons tout notre possible, nous élus régionaux communistes, pour renforcer la démocratie de proximité à laquelle nous contribuons depuis onze ans, et aujourd’hui mise à mal par un pouvoir central qui semble vouloir transformer les collectivités en simples courroies de transmission.

Par son travail de casse des services publics, le gouvernement interfère forcément dans la politique audacieuse que notre institution met en œuvre depuis 1998.

Je prendrai deux exemples : les lycées et les transports ferroviaires.

La Région a en charge les infrastructures des lycées mais c’est bien le désengagement de l’Etat qui porte atteinte à l’accès de nos jeunes à une éducation de qualité… …soit en supprimant des milliers de postes d’enseignants soit en décidant de réformes qui tirent les contenus et l’encadrement pédagogiques vers le bas.

C’est aussi l’Etat qui prive de moyens humains et financiers la SNCF alors que la Région investit des millions d’euros pour le développement du réseau ferroviaire régional en décuplant le nombre de TER sur notre territoire.

Autre incohérence aux conséquences désastreuses : alors que le gouvernement, à travers son plan de relance, invite les entreprises à ne pas délocaliser pour maintenir l’emploi, il programme via la RGPP la suppression de 30 000 postes dans la fonction publique en 2009.

Que dire du mouvement associatif qui n’existerait peut-être plus si les collectivités ne le soutenaient pas dans son financement comme dans son engagement pour une société du vivre ensemble. L’Etat, lui, veut soumettre la moindre mission, le moindre accompagnement social, à la loi du marché et de la concurrence.

Vous avez raison, Monsieur Deflesselles, moquez-vous des Etats généraux du Service public que nous avons organisés et réussis, nous nous occupons de renforcer les convergences élus, salariés, usagers, des hôpitaux publics, de l’éducation nationale, de la Poste, d’Edf, de la SNCF, de la Fonction publique…

Moquez-vous de notre pratique qui consiste à analyser les besoins sociaux, écouter la population et répondre aux revendications des salariés, c’est pourtant la solution pour une sortie durable de la crise dans notre pays !

Moquez-vous, critiquez, nous, nous agissons et tôt ou tard les citoyens choisiront.

Le groupe communiste et partenaires votera donc les 3 délibérations de « Résistance régionale à la crise économique ».

 

Intervention de Bernard Barbagelata lors de la séance plénière du Conseil régional du 17 avril 2009, concernant la délibération :
Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Syndicat Mixte SCOT Provence Méditerranée - Avis de la Région -

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillers

Un schéma de cohérence territoriale, s’il est un document d’urbanisme au titre de la loi SRU, est d’abord et surtout un véritable document de planification stratégique pour le développement durable du territoire concernée. Le territoire, ce sont 31 communes, 526 000 habitants , 120 000 hectares et 170 000 emplois . Soyons clair : même si elle a été arrêté en décembre dernier à l’unanimité par les représentants des communes et communautés au syndicat du scot, cette planification stratégique pour les 10 ou 12 ans qui viennent, jusqu’à l’horizon 2020, c’est celle des élus de droite de l’immense majorité des communes et territoires. Ces mêmes élus, ou leurs prédécesseurs, qui depuis des décennies, en particulier sur Toulon, Hyères, sont aux commandes sur ce territoire. Il est évident que nous, les trois élus régionaux communistes varois, avons une autre vision du développement. Planification, orientations, cela débute par un diagnostic. Voila ce qui est écrit dans le diagnostic : Les 8 constats de l’aire toulonnaise

1 - Les impasses du développement extensif

2 - Des centralités trop faibles ou mal organisées 3 - Le mode de développement basé sur l’automobile : un facteur aggravant la crise du système de transport 4 - La défaillance de l’offre en logement

5 - Une économie handicapée par l’absence de stratégie de développement
6 - Le déficit de rayonnement de l’aire toulonnaise

7 - Le littoral : une absence de stratégie globale de préservation et de développement 8 - Anticiper les conséquences des grands changements annoncés et des nouveaux rythmes urbains

C’est une condamnation, nette et franche, de la politique qui a été conduite, depuis des années et des années !!! Et les mêmes qui ont géré avec le résultat constaté ici, les mêmes élus de droite ont l’ambition maintenant de préparer le futur et d‘accompagner les changements annoncés !!

Non, c’est d’une autre politique de logement, de transport, de développement économique, de rayonnement etc dont les habitants ont besoin !!

Et ce n’est pas ce que nous retrouvons dans les documents. Documents et propositions qui entérinent par exemple, avec le Schéma Régional d’Organisation Sanitaire PACA et le Schéma Gérontologique du Var. la disparition de services des hôpitaux de proximité de La Seyne et de Hyères , avec les conséquences fortement dommageables que cela pourra avoir pour les usagers et leur entourage S’agissant des services publics, pour le rapport, tout serait parfait !! Mais non le compte n’y est pas. C’est même tout le contraire que les salariés et les usagers de ces services dénonçaient, que ce soit pour la poste, pour les établissements scolaires, pour les impôts, et même pour les services de protection de l’environnement et de gestion des forêts etc etc. lors des manifestations de janvier et mars dernier Nous proposons au contraire que le SCOT s’inscrive formellement dans le maintien et le développement des services publics. La question du service public de l’eau est à l’ordre du jour. Voila une orientation stratégique que devrait prendre le SCOT !! Il y aurait encore beaucoup à dire, par exemple sur le logement , avec un logement social très insuffisant, sur le transport, sur la politique de développement économique. Les élus communistes varois donneront donc un avis négatif à ce projet de scot NON, parce que ce SCOT est celui d’une politique libérale et dont nous voyons avec la crise majeure que traverse notre pays, les conséquences désastreuses pour les salariés, les jeunes et les retraités. NON, parce que les orientations préconisées sont celles qui ont été mises en œuvre ici depuis des décennies, analysées d’ailleurs sans concession dans le diagnostic, et qui modifient profondément le territoire et ses potentialités.

Vote : adopté par l’ Assemblée pleniere

Contre :Groupe Communiste, groupe Vert

Pour : Groupe Socialiste, Groupe Ump, Groupe Front national

 

Intervention de Bernard Barbagelata, sur la délibération :

NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

Aménagement numérique du territoire Programme « Boucles Locales Haut Débit » - Cadre d’intervention du Programme d’action régionale visant au développement et au raccordement haut débit internet des zones peu ou faiblement couvertes

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillers

Cette délibération pose un certain nombre de questions. C’est tout d’abord celle du droit à la communication et à l’information et de l’enjeu que cela représente pour l’ensemble de nos concitoyens et pour nous, dans notre responsabilité d’élus de collectivité territoriale. Cet enjeu est un enjeu de citoyenneté, un enjeu social et culturel, essentiel en matière d’appropriation des savoirs, et des connaissances, tout autant qu’un enjeu de développement économique et industriel, pour le plein emploi et le progrès social. La communication, quelles qu’en soient les formes, est un facteur important d’échange de connaissance et de démocratie. Il est donc important de poser à nouveau ici aujourd’hui, le droit à la communication pour tous, en tout point du territoire régional. Et l’égalité de tous les usagers face à l’ensemble des techniques d’information et de communication. La satisfaction des besoins en la matière est donc primordiale, comme pour l’eau ou l’énergie par exemple et la communication doit cesser d’être considérée comme une marchandise

Disant cela, nous sommes de plein pied dans ce que l’on pourrait appeler la modernité universelle des services publics : L’égalité à travers le droit d’accès pour tous à un nombre de services jugés essentiels, indépendamment du niveau de revenus, en offrant un service partout et de façon continue La solidarité avec l’objectif de garantir la cohésion sociale et territoriale La maîtrise citoyenne avec la démocratie participative pour l’expression des besoins et les centres de décisions, avec le contrôle des fonds publics.

Oui, la question que pose avec force le groupe communiste, au travers de cette délibération comme de celle que nous avons adopté en juin 2007, c’est la question d’un processus de réappropriation publique des activités de communication, c’est la question de la reconquête d’un véritable service public de la communication, avec les usagers, avec les salariés, seul à même de répondre aux nouveaux besoins de développement des hommes et des femmes. Et cette volonté est bien sur totalement en cohérence avec les états généraux des services publics auxquels nous avons participe en début d’année et avec l’initiative que vous avez prise hier Monsieur le président, de la charte pour les services publics.

Un véritable service public et non pas, pour ce qui nous concerne ici, un service universel qui est aujourd’hui réduit à la simple fourniture d’une ligne de téléphone.

Le deuxième questionnement ou plutôt l’illustration qu’offre cette délibération, c’est que, parmi toutes les conséquences des déréglementations et démantèlement qui ont accompagné la privatisation de ce secteur des communication, il y a ces secteurs de notre territoire régional, (certains villages, vallées, quartiers excentrés) et c’est généralisable à l’ensemble du territoire national, qui ont été laissés hors de ce droit à la communication. Situation encore aggravée par les directives européennes actuelles et en préparation !! Ainsi, le jeu concurrentiel des opérateurs de réseaux s’est concentré sur des secteurs et activités dits rentables à court terme, et nous avons ici même en Région pu en cerner les inconvénients.

S’agissant de la dorsale ou backbone du réseau de transport, on peut constater que les opérateurs ont tous investi dans les mêmes endroits, avec parfois 5, 7 ou 10 transports en fibre optique en parallèle. Par contre, seul l’opérateur historique est présent partout pour alimenter les nœuds de raccordement d’abonnés, et cela est le résultat de la charte "Départements innovants", qui a associé en 2004 les collectivités locales au développement du haut débit.

Ainsi ont été laissé pour compte des zones d’ombre, blanches ou grises, celles au plus près des usagers, à charge aux collectivités d’y pallier. Alors que les transports sont surabondants dans les zones rentables, urbaines, ils sont quelques fois limités en débit en zones rurales ou excentrées. Mais le plus grave c’est que rien n’est fait sur la boucle locale, sur la partie terminale, on vit sur les investissements faits à l’époque du service public il y a plus de 15ans. Cette boucle locale filaire est surexploitée, avec une maintenance au strict minimum, peu ou pas de préventif, peu ou pas d’amélioration, on en a vu les conséquence dans notre région et partout en France lors des épisodes neigeux et de tempêtes. Et pourtant, tous les problèmes de zones blanches proviennent de cette boucle locale, sans exception. L’action régionale précédant celle-ci a d’ailleurs eu pour objet de pallier aux déficiences de la boucle locale. Le bilan qui en est fait ,est, pour nous, en fin de compte à relativiser : 2,4 M€ pour 3000 lignes en wifi, avec des débits et des services minimums, sans pérennité.

C’est l’objet de cette délibération que de proposer à nouveau, après cette première phase démarré en 2004, un cadre d’intervention pour un programme de mise en place de boucle locale haut débit. Je dis à nouveau, parce que, et la délibération le pointe bien, il y a des leçons à tirer de cette première phase. Tout d’abord, et c’est un point majeur, beaucoup s’accordent à dire qu’aujourd’hui, la conjonction du bifilaire classique, celui de notre ligne téléphonique , et du satellite permet une couverture à 100 pour 100 du territoire. Constat sans doute à conforter, à débattre mais particulièrement intéressant au moment ou se posent avec force auprès de nos concitoyens la question de l’impact sur leur santé des ondes électromagnétiques et, ici, plus particulièrement ,de celles qui accompagnent toute la technologie dite hertzienne ; Aussi, il nous apparaît souhaitable que le cadre d’intervention de ce programme intègre véritablement cette problématique de société et aille plus loin qu’une procédure d’information-concertation. Il y a là un problème de santé publique. Il existe aujourd’hui une solution technique alternative au hertzien (hertzien qui est à la base de ce problème). . Prenons nos responsabilités et dressons un cadre d’intervention en conséquence qui ne fasse pas appel aux technologies hertziennes. En même temps aussi se pose la question de l’existant. Par respect pour les populations concernées, déjà soumises à ces ondes depuis 2004, nous souhaitons que cette délibération prévoit de donner aux populations concernées un droit d'expression et de choix pour refuser ou accepter ces antennes existantes. Cela est possible immédiatement puisque les solutions satellites alternatives sont maintenant disponibles.

Au delà de la question de santé publique se pose aussi les questions d’efficacité, de services rendus. Je ne rentrerai pas dans les détails techniques. Mais globalement, et c’est pointé par les spécialistes, actuellement, les technologies hertziennes n’apportent rien de plus que le satellite, plutôt moins.

Par contre la technologie filaire, est la seule qui est capable de supporter l’ensemble des services haut débit. Et de plus est structurante pour les territoires , et pérenne, y compris parce que adaptable au très haut débit de l’avenir. Notre groupe demande en conséquence que seules des solutions structurantes, pérennes, apportant au moins le double play (haut débit + tél sur internet) bénéficient d'aides publiques, Il demande que les usagers clients aient effectivement le choix de l'opérateur, comme c'est souvent dit dans les textes des délibérations généralistes qui prônent la concurrence et le dégroupage, ce qui devrait exclure de fait les solutions hertziennes.

L’investissement sur la boucle locale, par notamment l’installation de Noeud de raccordement zone d’ombre, NRA ZO, contribue véritablement à l’aménagement du territoire, de façon pérenne, fiable. Les infrastructures qui seraient créées (génie civil, câbles, fibres optiques) pour alimenter ces NRA ZO seraient un premier pas vers le très haut débit, contrairement aux investissements colossaux faits partout en France sur le transport. Heureusement, grâce à la concertation établie dans notre Région, grâce aux interventions des représentants des salariés, , nous avons su éviter de faire cette erreur. Il faut dire ici que cette solution NRA ZO permet le dégroupage, le choix de l’opérateur par l’usager, la téléphonie sur Internet, l’image en fonction des débits possibles, que ce NRAZO soit dégroupé ou non.

Enfin, nous souhaitons que le cadre d’intervention du programme soit plus explicite sur les conditions d'exploitation et de maintenance de ces réseaux, notamment de la Boucle Locale, avec des garanties aussi bien pour les usagers que les salariés, -pour les usagers: garanties de continuité de service, de maintenance avec des critères de délais, avec des interlocuteurs identifiés et fiables, garanties aussi de choix de l'opérateur de service. -pour les salariés: ils nous parait important d’inclure un volet social qui définissent des obligations de créations, de maintien et de garanties d’emplois stables et de qualité. Et n’oublions pas les opérateurs, qui font des profits plus que scandaleux ; nous souhaitons, au niveau de la région, qu’il soit recherché des moyens d’action afin de leur imposer, et pourquoi pas par la négociation, une participation à l’amélioration de la boucle locale.

C’est avec cet ensemble de considérations et de souhait que le groupe communiste et partenaires votera cette délibération.

 

Témoignage de Catherine Lecoq, conseillère régionale communiste et vice-présidente du Mouvement de la paix en Provence-Alpes-Côte-d'Azur

J’étais dans le piège. Un piège mis en place conjointement par les forces de l’ordre et les "blacks blocks". Nous étions là pour dénoncer la réintégration de la France dans l’Otan et la surenchère de l’armement. De façon pacifique. Cela va de soi, au Mouvement de la paix !
Après 14 heures de bus pour rallier Marseille à Strasbourg, après avoir fait de multiples détours , nous nous sommes retrouvés, à peine arrivés, comme projetés, dans un chaos ahurissant. Nous, les pacifistes, étions la cible de lacrymos tirés à bout portant ou depuis des hélicoptères, et de pierres lancées par les casseurs non sans avoir essayés de contenir ces derniers jusqu’à en venir aux mains !
Nous avons même tenté de parlementer avec les CRS qui s’avançaient, menaçant, continuant à tirer leurs grenades sur les pacifistes qui essayaient de se replier ne sachant plus où aller dans une grande panique. Tous nos efforts furent vain.
Je porte donc plainte pour "mise en danger d’autrui" auprès du Préfet et j’enjoins tous les manifestants pacifistes à faire de même. Je suis élue régionale communiste, donc une élue de la République, active pour la culture de paix, écoeurée et révoltée par ce que j’ai vécu que je dénonce comme un déni de démocratie d’une rare violence.
Je m’associe aux habitants rencontrés des quartiers dévastés,en chemin, qui payent aujourd’hui les manipulations de Mme Alliot- Marie et M. Sarkozy. Car c'est l'Etat et le gouvernement qui ont voulu que notre message d’alerte soit relégué en fond des images violentes et suscite un amalgame dans l’opinion publique. Ils portent l’entière responsabilité de ces évènements pitoyables.

Catherine Lecoq

 

          ++Déclaration de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires au Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et conseiller municipal de Marseille++

Comme les élus communistes de la Région l'ont suggéré depuis le début du conflit à l'UNM, le 16 mars prochain se tient un Conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Marseille.

Après plusieurs semaines de tension - dont la responsabilité incombe entièrement a la direction et particulièrement au groupe Boluda qui a décidé de quitter Marseille – voici enfin une décision responsable qui s'apparente a la table ronde que nous demandions, puisque les principaux acteurs du Port s'y retrouvent.

Cette réunion peut redonner de l'espoir à condition qu'il en sorte des perspectives d'avenir pour l'ensemble des activités portuaires de Marseille, à commencer par la réparation navale.

Pour cela, il faut, à mon sens et avant tout, une volonté politique de développement. C'est-à-dire la volonté de créer les conditions d'une reprise industrielle a l'instar de ce qui s'est réalisé, avec succès, avec Netcacao, après le départ injustifié de Nestlé.

Les commandes existent, les moyens humains, matériels et financiers aussi. Sur ce dernier point, l'Etat, si prompt à aider les banques, doit avoir un rôle essentiel.

Cela signifie également que personne ne vienne troubler un nouveau projet de développement industriel et commercial. Autrement dit, que ceux qui ont envie d'en découdre avec les salariés qui sont jetés comme des Kleenex partent de la place de Marseille comme l'a fait Boluda.

Les salariés doivent être respectés et considérés, tout comme leurs représentants syndicaux. Que ceux qui manient l'injure, comme on a pu l'entendre ces derniers jours, pour mieux cacher leur responsabilité dans la préférence de la rentabilité financière, sachent que pour l'opinion publique les voyous sont bien identifiés : ce sont les Boluda et compagnie qui jouent avec 400 familles.

Il est hors de question de voir réapparaitre Boluda, même masqué derrière un nouveau projet, puisqu'il s'assoit sur le droit français, adule la concurrence libre et non faussée et pratique le dumping social avec ses conséquences graves non seulement au plan social mais aussi au niveau de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité de la réparation navale indispensable pour le Port et l'économie régionale.

Coppola_2__.JPGPrenons au mot les déclarations qui se multiplient au plus haut niveau de l'Etat : « il ne peut y avoir de développement économique sans une industrie forte ». Ce doit être l'impulsion que doit donner le Préfet, représentant l'Etat, pour que l'ensemble des acteurs de la place portuaire aille dans ce sens.

La paix sociale est a ce prix.

 

Tribune de mars 2009

Le ministre Jean-Louis Borloo, pourtant à l’origine du Grenelle de l’environnement, aurait-il été convaincu par le maire d’Aix-en-Provence pour qui le TGV est un outil « antiéconomique » et « anti-écologique » ?

On pourrait le croire au vu de la décision de repousser l’échéance du choix du tracé de la ligne grande vitesse (LGV) au 30 juin 2009 et de nommer un médiateur chargé de rechercher une solution consensuelle.

En 1989, déjà, le courage ne l’avait pas emporté au gouvernement de l’époque qui a décidé du TGV Méditerranée jusqu’à Marseille, en abandonnant le Var et les Alpes-Maritimes.

On aurait pu imaginer que, vingt ans plus tard, les arguments absurdes entendus alors n’auraient plus cours. Erreur : la bêtise est têtue. Et surtout, que de temps perdu !

Car à force de reporter une décision d’intérêt général, les futures générations risquent de regarder passer les trains dans d’autres régions.

Or, tous les arguments sont sur la table, le débat public a eu lieu, les différents scénarii ont été étudiés, il ne manque que la décision du gouvernement pour une réalisation à l’horizon 2020.

Cette ligne est essentielle pour améliorer et étendre le réseau TER pour les voyageurs au quotidien ainsi que pour l’environnement, afin d’éviter le doublement de l’autoroute A8 et la création d’un troisième aéroport dans le Var.

A moins que le maire d’Aix-en-Provence soit de connivence avec le lobby routier, elle qui est plus prompte à se mettre en travers des rails qu’en travers de l’autoroute A8 qui traverse sa ville et voit défiler des milliers de camions en transit entre l’Espagne à l’Italie.

C’est un choix d’aménagement du territoire tourné résolument vers l’avenir qui s’inscrit dans le développement responsable et durable. Il en va du désenclavement de la Région et de son développement économique et social.

Arrêtez donc de faire peur avec de faux arguments comme celui qui laissait croire que la LGV condamnerait les entreprises de microélectronique de Rousset.

 

Déclaration de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires

La direction de l’UNM – réparation navale sur le port de Marseille - a engagé une procédure de licenciement à l’encontre de sept salariés pour fait de grève. Ces travailleurs ont saisi le tribunal des prud’hommes qui se réunira le 12 mars.

Aujourd’hui la direction cherche à faire pression sur la justice et le droit français, en menaçant de quitter le port de Marseille si les licenciements ne sont pas effectifs.

C’est inadmissible et les pouvoirs publics, le Préfet et les collectivités territoriales qui ont investi dans cette entreprise pour qu’elle redémarre et qu’elle se développe, ne peuvent rester les bras croisés devant cet odieux chantage.

Le groupe Boluda a installé une société à Marseille du fait de la qualification des personnels de la réparation navale (salariés de l’ex-CMR), du fait de l’environnement favorable avec l’outillage du Port de Marseille, avec des services publics de qualité. Il doit respecter le droit français, y compris le droit d’expression et d’action collective des salariés.

Dans une période de crise aussi profonde, au moment où les chiffres du chômage montrent une progression vertigineuse dans notre pays, dans notre Région, personne ne comprendrait la position de cette entreprise, qui a bénéficié de subventions publiques, de partir alors que les besoins en réparation navale demeurent importants.

Je saisis le Président de la Région, Michel Vauzelle, pour qu’ensemble nous interpellions les différents responsables, acteurs politiques et économiques de Marseille et des Bouches du Rhône, ainsi que le Premier ministre afin de retrouver de la sérénité dans un dossier qui n’aurait jamais dû prendre cette tournure et ainsi créer les conditions d’abandon des poursuites à l’encontre de tous les salariés concernés dans cette société.

Marseille, le 26 février 2009

 

Séance plénière du Conseil régional Provence Alpes Côte d’Azur
5 février 2009
Intervention de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires.
Budget primitif 2009

Monsieur le Président, Cher-e-s collègues,

Pour donner l'appréciation des élus communistes et partenaires sur le budget primitif 2009, je voudrais resituer le contexte dans lequel nous exerçons nos responsabilités dans cette collectivité territoriale majeure, reconnue et appréciée pour son action par des nombreux acteurs économiques et sociaux.

Ainsi c’est partagé entre un sentiment d’espoir et d’indignation que je m’adresse à vous.

L’espoir, c’est celui porté par deux millions et demi de salariés, de citoyens, jeudi 29 janvier, dans les rues de notre pays. Dans toute la région, malgré un comptage des manifestants qui vire au ridicule, plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé pour exprimer leur ras-le -bol et réaffirmer au gouvernement et au président de la République, qu’elles n’étaient pas dupes du sens des prétendues réformes. Elles n’ont pas besoin de pédagogie, ni de bla-bla, elles ont besoin d’actes.

C’est l’exemple type de choix politiques - et je devrais dire idéologiques - ne sont pas guidés ni même imposés par la crise. C’est bien le dogme de l’ultralibéralisme qui sert d’abécédaire, pour ne pas dire de Bible, à Nicolas Sarkozy et son équipe.

Et notre peuple l’a bien compris. Il sait que la seule intention de la droite au pouvoir est d’arriver à bout des principes de justice sociale, durement acquis au fil des décennies, qui servent de socle à notre République.

Il revient à nous élus, et vous vous en doutez, particulièrement aux élus de gauche, de porter non seulement la colère de nos concitoyens mais aussi leurs exigences d’alternative à ce monde qui ne tourne décidément plus rond.

Oui plus que jamais, la mobilisation sociale doit trouver son relais politique.

Indigné, je le suis encore plus, après les déclarations du Premier ministre en matière de relance de l’emploi et de l’activité économique, qualifiées de « phase concrète » du plan face à la crise. François Fillon annonce pas moins de 1 000 chantiers dans tout le pays mais prévient aussitôt que cela ne suffira pas à éviter la récession et donc l'augmentation du chômage.

On peut donc, et encore plus à juste titre, se demander à quoi sert l’hôte de Matignon.

A quoi sert-il, si ce n’est à rabâcher la ritournelle présidentielle qui demande aux Français de se serrer les coudes.

Après la ceinture, les coudes, donc.

Or, en terme de solidarité, les Français n’ont pas vraiment de leçon à recevoir.

Ils l’ont, une fois encore démontré, le 29 janvier, qu’ils soient du secteur public ou privé, jeunes ou retraités, enseignants-chercheurs ou cheminots, travailleurs sociaux ou intermittents du spectacle.

Pour eux tous, les 26 milliards et demi d’euros votés par le Parlement pour soi-disant « dynamiser l'activité », ne seront que de la poudre aux yeux.

Quand on apprend que plus d'un tiers de cette somme (soit 11,4 milliards) servira à améliorer la trésorerie des entreprises étranglées par la crise, il y a de quoi s’inquiéter.

Aider les entreprises en difficulté peut être une intention louable. Et nous savons de quoi nous parlons, ici, puisque c’est la majorité de gauche qui a créé les PRIDES, ces pôles régionaux qui donnent à voir une autre conception possible de l'économie. Un développement économie qui s'appuie sur l'innovation et le social pour créer de l'activité et de l'emploi.

Cette initiative pourrait d’ailleurs inspirer davantage nos dirigeants nationaux. Car à quoi bon multiplier les milliards comme des pains si on n’ose pas s’attaquer à la sacrosainte gestion capitaliste de l’économie et de l’entreprise. Les mêmes pratiques reproduiront les mêmes effets, autrement dit les mêmes désastres.

Il n’y a qu’à prendre l’annonce aujourd’hui de la mise en vente de l’entreprise ATMEL, à Rousset pour comprendre que ce n’est pas à cause de la LGV, mais bien des critères de gestion basés sur la rentabilité financière.

Dans le plan de relance, prenons comme autre exemple, l’enveloppe destinée aux transports, un sujet qui nous tient particulièrement à cœur dans cet hémicycle du fait de nos compétences et du fait de notre volonté politique de favoriser les transports collectifs et publics.

870 millions d'euros iront à 149 chantiers d'infrastructures de transports dont seulement 300 millions pour le rail dans tout le pays. Comparé à l’investissement de notre assemblée dans ce domaine, le geste du gouvernement fait sourire ou pleurer, c’est selon.

Avec 200 millions d’euros par an consacrés exclusivement à la circulation de 700 TER par jour et 500 autres millions prévus pour la LGV-PACA, notre Région peut, elle, véritablement s’enorgueillir de favoriser le service public ferroviaire et de se préoccuper d’un développement durable respectueux de l’environnement.

Car, une fois de plus, ce sont les transports routiers qui se trouvent favorisés par le plan gouvernemental, avec une enveloppe un tiers supérieure au rail. Voilà encore une contradiction avec le Grenelle de l’environnement.

Parlons également des 2,5 milliards qui reviendront aux collectivités.

Un excès de générosité ? Absolument pas !

Le gouvernement ne fait que rendre l’argent qu’il nous doit ou plutôt celui qu’il ne nous a jamais donné malgré les transferts de compétences de l’Etat vers la Région depuis la loi de décentralisation Raffarin de 2004.

D’ailleurs, en y regardant de près, de nombreux financements prétendument débloqués concernent en réalité des projets déjà programmés au contrat de projet Etat-Région.

Plus que du saupoudrage et des effets d’annonce, notre pays a besoin d’une relance basée avant tout sur la revalorisation des salaires et un meilleur partage des richesses.

Je ne développerai pas davantage sur ce plan de relance que je qualifierais personnellement d’opération poudre aux yeux.

J’en viens à présent à notre budget régional. Il est toujours difficile d’agir librement quand l’Etat, dirigé par la droite depuis maintenant un quasi-septennat, prive progressivement et méthodiquement les collectivités locales de leur autonomie financière et budgétaire.

Ce sont pourtant ces collectivités qui réalisent les trois quarts de l’investissement public.

Et puisque les banques reçoivent de la part de ce même Etat, des milliards par dizaines, nous exigeons d’elles qu’elles assument leurs responsabilités en matière de prêts aux collectivités en facilitant l’accès au crédit. Comme nous attendons de l’Etat qu’il respecte ses engagements et cesse de se défausser de ses responsabilités.

Comme notre groupe l’avait déjà souligné lors du rapport d’orientation budgétaire en décembre dernier, le manque à gagner pour notre Région sera de 5,5 millions d’euros. L’écart entre les dépenses de la Région liées à l’acte II de la décentralisation et les compensations versées par l’Etat s’élève lui à près de 43 millions d’euros. Et que dire du ticket modérateur sur la taxe professionnelle qui nous prive de plus de 62 millions ?

Pourtant, il faut bien continuer notre mission. Celle que nous ont confié, à deux reprises, les électeurs, depuis 1998. Des électeurs qui, comme nous, partagent l’idée que la dépense publique n’est pas du gaspillage mais participe, au contraire, au développement économique.

L'idée que la dépense publique est saine et vertueuse car elle répond surtout aux besoins de la population en terme d’équipements, d’infrastructures et de dispositifs humains et financiers pour une solidarité plus efficace.

Le groupe communiste et partenaires, fort de ses 21 élus, fera donc tout pour maintenir le cap fixé en 2004. Cap que nous souhaitons encore améliorer.

D’abord, parce qu’il en va de notre responsabilité vis-à-vis des engagements pris devant nos concitoyens.

Ensuite, parce qu’en dépit des contraintes gouvernementales, en dépit d’une logique financière qui montre au monde entier ses limites, notre Région utilise les marges de manœuvre qui lui reste pour que les citoyens - qui subissent déjà une baisse de leur pouvoir d’achat et tant d’autres effets de la crise - ne soient pas aussi sanctionnés par une hausse des taxes régionales.

Mais la question qui se pose aujourd’hui est : jusqu’à quand ? Car il devient urgent de repenser la fiscalité locale mais aussi dans son ensemble.

C'est étonnant d'ailleurs que Monsieur Sarkozy, dans l'action permanente et immédiate, très prompt à prendre des initiatives, à engager des réformes, et à répéter à l'envi qu'en politique, il faut dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit, ait oublié le grenelle sur la fiscalité sur lequel il s'était engagé lorsqu'il était candidat à la présidence de la République.

Peut-être est ce le type de réforme qu'il ne faudrait pas engager ?

Peut-être craint-il et encore plus aujourd'hui que la pression citoyenne lui impose plus de justice fiscale et moins de cadeaux pour ses riches amis.

Il est temps d’engager une réforme en profondeur, basée sur une autre répartition des richesses, qui permettrait de nouveaux financements pour notre collectivité.

Notre proposition est de modifier l’assiette fiscale pour alimenter les recettes des collectivités locales. Mais là encore, le gouvernement ne veut pas en entendre parler.

A-t-il peur de ses régions ?

Redoute-t-il qu’elles assument pleinement le rôle de levier, d’acteur du dynamisme économique et social ?

C’est peut-être cette crainte qui a prévalu à la décision de réformer nos institutions pour briser l’autonomie de nos collectivités et leur pratique de la démocratie de proximité.

Une mission qu'il a confiée à son ami Edouard Balladur, sur laquelle depuis quelques jours, la rumeur court de l'éventuel abandon du projet ou du moins de son report.

Si le président de la République a renoncé, y compris parce qu’il a provoqué une levée de boucliers dans son propre camp, à casser dans la précipitation et sous des prétextes fallacieux le principe d’organisation de notre territoire, nous ne pouvons que nous en féliciter.

Néanmoins, nous ne défendons pas le statu quo.

Si nous considérons que la Région a une vraie pertinence et une véritable utilité, il nous paraît essentiel de poser la question suivante : comment mieux répondre aux attentes de nos concitoyens ?

Nous avons pour cela besoin d'une nouvelle avancée démocratique, permettant de créer de nouveaux rapports avec les habitants des territoires pour favoriser leur participation active à la vie de la cité.

Nous avons depuis 11 ans initié ici de nombreuses expériences de démocratie d’intervention, à l’occasion de l’élaboration des Contrats de Plan, pour les Schémas, avec le Conseil régional des Jeunes, les Comités de lignes pour les TER, les Assises de la Culture…

L'enchevêtrement des compétences et la prolifération des échelons de décision n'est que l'apparence du problème car le fond est bien l'incapacité de l'Etat à accepter la démocratie locale, sa volonté persistante à vouloir organiser les collectivités locales en prestataires de service, obligées de se soumettre à un champ d’interventions.

De manière générale, c'est moins en créant ou en supprimant des structures administratives qu'en favorisant les coopérations des collectivités locales entre elles que l'on permettra à ces collectivités de répondre au mieux au problème de leurs concitoyens.

Il s’agit aussi de garantir la capacité des collectivités locales, juridique et financière, à agir réellement dans le sens fixé par leurs concitoyens.

Cela pose la question des moyens financiers des collectivités locales, de leur rapport à l'Etat et de leur liberté d’action. Je n’y reviens pas.

J’ai entendu certaines organisations patronales dire que la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur était moins atteinte que d’autres par la crise.

Comme si notre territoire était immunisé contre les ravages du capitalisme.

Quelle drôle d’affirmation ! Surtout lorsque l’on dresse la liste des emplois menacés et des salariés mis au chômage technique dont je vous ferai grâce ici.

A moins que ce soit l’aveu d’une instrumentalisation de la crise, moment opportun et attendu par certains patrons peu scrupuleux pour sortir de leur tiroir, des plans peu sociaux.

Sur la situation économique réelle de notre Région, nous pensons donc qu’une expertise fine est indispensable pour étudier les possibles retombées et conséquences de la crise sur le tissu industriel et économique de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur .

Nous proposons que le CESR utilise ses moyens et ses compétences afin d’évaluer les répercussions de cette crise sur les entreprises et sur l’emploi.

Nous souhaiterions également que notre institution régionale sollicite, auprès du Préfet, la commande à l’Insee d’une étude d’impact sur l’emploi concernant les entreprises des grand groupes, des PME et TPE jusqu’aux services publics.

Avec un budget volontairement construit pour maintenir l’investissement à 657 millions d’euros, l’outil régional préserve sa capacité d’intervention.

Nous nous en félicitons, car nous nous donnons ainsi les moyens de lancer les grands chantiers du Contrat de projet Etat - Région et des autres contrats, nous soutenons l’activité des entreprises régionales et l’emploi et pouvons susciter un effet levier considérable.

Reste à espérer que l’Etat ne gâche pas ce souffle nécessaire en ne respectant pas ses engagements.

C’est donc sans ambiguïté que les élus du groupe communiste et partenaires ont participé à l'élaboration du budget primitif 2009 et le voteront pour mieux l'assumer demain.

Je vous remercie pour votre attention.

 

Conférence de presse du groupe communiste et partenaires

Mardi 27 janvier 2009

L'intervention de Jean-Marc Coppola

En ce début d’année, outre les vœux que nous formulons de respect du pluralisme et de la liberté de l’information, au moment où le Président de la République veut maîtriser encore plus les médias, avec son injonction dans la nomination du Président de France Télévision et ses annonces aux Etats Généraux de la presse, les élus communistes à la Région souhaitent livrer leur état d’esprit.

Renforcé de 2 nouveaux élus dans les Bouches du Rhône, Marie Françoise Palloix et Patrick Magro, à la suite de la démission d’élus de gauche à la Région du fait du cumul de mandat, le groupe compte désormais 21 élus à parité.

Décidés à poursuivre notre engagement dans la majorité, comme c’est le cas depuis 1998, nous sommes dans la phase où nous allons travailler au bilan et à l’élaboration de notre vision de l’avenir de la décentralisation et de la Région, au moment où cette décentralisation est fortement remise en cause par le Chef de l’Etat et son gouvernement.

Nous sommes décidés à poursuivre notre travail, dans la majorité et dans la singularité de notre sensibilité à l’intérieur de cette majorité.

Nous sommes décidés à continuer de jouer notre rôle utile aux populations de Provence Alpes Côte d’Azur, comme nous le faisons depuis 11 ans, dans de nombreux domaines, les transports particulièrement, la culture et les Assises qui ont été organisées fin 2008 sont une illustration de notre conception alors que c’est une politique volontariste, l’agriculture, le sanitaire et social, la jeunesse, les questions économiques, la prise en compte des Services Publics, avec des forums qui sont actuellement organisés, et pour lesquelles nous formulons une proposition depuis quelques temps : la création d’un Observatoire des SP, pour suivre l’état des SP dans notre Région et contribuer à leur efficacité.

Sur ce dernier point, je voudrais insister sur le fait que nous agissons en permanence pour non seulement les défendre, mais pour les promouvoir, alors qu’ils sont bien malmenés par la politique que mène le gouvernement. Pourtant les Services publics sont indispensables pour répondre aux besoins de nos concitoyens, mais aussi des entreprises, et les derniers évènements, les intempéries ont montré leur utilité, mais aussi leur limite quand les moyens humains, matériels et financiers ont été diminués.

On voit les problèmes que cela pose, quand ils sont défaillants. (La Poste, les hôpitaux, l’école et le service minimum, la SNCF et les TER dont le service est dégradé par l’insuffisance moyens, l’énergie et les coupures de courant trop fréquentes et importantes, par l’absence d’investissements (ligne Boutre Carros)…).

Sur tous ces services, vous trouverez l’action des élus communistes aux côtés des personnels, mais aussi des usagers, y compris pour réfléchir tous ensemble à la conception d’un Service Public digne de notre temps, ce qui signifie que nous ne sommes pas pour le statu quo, mais pour leur évolution aux besoins et aux défis de notre époque.

J’ai cité rapidement nos interventions multiples dans tous les domaines de compétences ou non de la Région. L’aménagement du territoire est une compétence de la Région et nous avons régulièrement pris position sur des sujets comme l’accessibilité de Provence Alpes Côte d’Azur.

Par exemple nous sommes positionnés depuis des années en faveur de la LGV PACA, sujet chaud sur lequel nous souhaitons que le gouvernement ne recule plus l’échéance de la décision, au risque que cette ligne ne se fasse pas avec toutes les conséquences que cela aurait au niveau de l’enclavement de notre Région.

Nous sommes à l’initiative de la proposition de création d’une Maison régionale de l’EAU, avec la mise en place récente de l’Association régionale EAU, cela dans l’objectif d’aider les élus des municipalités à passer en gestion publique de l’eau potable et de l’assainissement.

Dans le domaine du logement, sujet crucial, nous nous satisfaisons du rôle joué par l’EPFR, dont le rôle est d’aider les communes à acquérir du foncier pour construire des logements à caractère social, mais il faudrait également faire plus.

Dans le domaine de l’économie, nous avons été précurseurs avec la création d’une Commission de contrôle et d’évaluation de l’utilisation des fonds publics dans les entreprises privées. Nous n’avons pas attendu l’expression forte de la crise en septembre pour engager les entreprises à développer les productions et l’emploi plutôt que la spéculation financière.

D’ailleurs nombreuses sont les entreprises, à travers les PRIDES, et nombreux sont les salariés à être satisfaits du rôle de la Région, de soutien, d’aide, de développement. Exemple Netcacao qui a de bons résultats et qui prouve le non sens de la fermeture de Nestlé, Netcacao a un vrai potentiel de développement au niveau de l’entreprise et autour dans la vallée de l’Huveaune, où il serait judicieux d’y développer une filière de l’agroalimentaire. Sur la situation économique de notre Région, nous pensons qu’une expertise fine est indispensable pour étudier les possibles retombées et conséquences de la crise sur le tissu industriel et économique de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur . Nous proposons que le CESR utilise ses moyens et ses compétences afin d’évaluer les répercussions de cette crise sur les entreprises et sur l’emploi. Nous demandons que notre institution régionale exige du Préfet, la commande auprès de l’Insee d’une étude d’impact sur l’emploi concernant les entreprises des grand groupes, des PME et TPE jusqu’aux services publics. Nous réaffirmons que les aides régionales destinées aux entreprises soient conditionnées à la sécurisation de l’emploi, à la formation des salariés et à l’investissement. Au-delà de nos compétences et des politiques volontaristes, nous oeuvrons sur des sujets d’actualité, comme la guerre à Gaza, sur laquelle nous avons pris position. Les élus communistes ont pris part, dès le début de l’offensive militaire israélienne, aux manifestations demandant le cessez-le-feu immédiat. Nous nous sommes élevés contre la représentation de l’institution régionale dans des initiatives qui bafouent les pratiques laïques et républicaines. Nous considérons l’arrêt de l’intervention militaire comme une bonne nouvelle mais restons vigilants et mobilisés. Nous pensons qu’à présent une paix durable, garantissant le sécurité et la liberté des peuples israélien et palestinien ne peut passer que par un règlement politique du conflit. Bien entendu, nos mandats d’élus régionaux ne nous permettent pas d’aller plus loin. Cependant, nous avons fait des propositions au Président Vauzelle comme le développement des coopérations et des liens de solidarité en renforçant nos accords de coopération avec le Gouvernorat de KHAN YOUNIS, territoire Palestinien, ou d’HAÏFA en Israël, particulièrement dans les territoires qui en ont le plus besoin. Nous avons également proposé de déployer sur le fronton de l’Hôtel de Région une banderole exprimant « La Paix, La Justice et le Respect du Droit International pour les Peuples du Proche Orient ». Propositions restées lettre morte jusqu’à présent. Nous formulons aujourd’hui, un nouveau vœu : qu’une délégation d’élus de notre région, dans laquelle serait également représentée l’opposition républicaine, se rende à Khan Younis voire à Haïfa pour porter un message de paix et de solidarité et pour rendre compte, à son retour, de la situation sur place, afin d’agir encore plus efficacement sur la solidarité matérielle dont les femmes et les hommes de ces territoires ont besoin.

Pour terminer enfin je voudrais vous dire quelques mots sur la réforme institutionnelle lancée par le Président de la République, et qui a confié une mission à Monsieur Balladur de lui faire des propositions.

Nous considérons que la Région a une vraie pertinence et une véritable utilité et manifestement ça l’air de gêner le Président Sarkozy, au point de vouloir supprimer des collectivités, et des niveaux d’actions. L’attaque de fond se fait à notre sens d’ailleurs contre la démocratie.

Pourtant sur ce sujet aussi nous ne sommes pas pour le statu quo, la société évolue, les mentalités aussi, les besoins également et la situation actuelle de nos collectivités locales ne nous satisfait pas et appelle une véritable réforme. La question essentielle qui est posée à cette ambition réformatrice est : comment mieux répondre aux attentes de nos concitoyens ? Nous avons pour cela besoin d'une nouvelle avancée démocratique, permettant de créer de nouveaux rapports avec les habitants des territoires pour favoriser leur participation active à la vie de la cité. Nous avons depuis 11 ans d’ailleurs initié ici dans notre Région de nombreuses expériences de démocratie d’intervention, à l’occasion de l’élaboration des Contrats de Plan, pour les Schémas, SRDE, SRDT, le Conseil régional des Jeunes, les CAL pour les TER, les Assises de la Culture… Mais il s’agit aussi de garantir la capacité des collectivités locales : juridique et financière, à agir réellement dans le sens fixé par leurs concitoyens. Cela pose la question des moyens financiers des collectivités locales, de leur rapport à l'Etat et de leur liberté d’action. C'est pourquoi nous ne prenons pas le problème comme la lettre de mission du président de la République invite à le faire. L'enchevêtrement des compétences et la prolifération des échelons de décision, tout cela peut sauter aux yeux. Ce n'est pourtant que l'apparence du problème, pas le fond de celui-ci. Car le fond du problème est bien l'incapacité de l'Etat à accepter la démocratie locale, sa volonté persistante à vouloir organiser les collectivités locales en prestataires de service, obligées de se soumettre à un champ d’interventions. L’acte II de la décentralisation, incarné par la loi du 13 août 2004, le démontre jusqu’à la caricature. Cette loi ne simplifie pas la répartition des compétences, elle les complique, par les transferts obligatoires qu’elle a mis en œuvre (Cf. découpage de certaines compétences en matière d’éducation TOS, écoles du secteur sanitaire et social), mais en plus, elle instaure des transferts facultatifs (exemple des aéroports) ou expérimentaux (dans 7 domaines – action éco notamment) qui complexifient encore davantage le millefeuille. C’est ainsi qu’aujourd’hui les compétences des collectivités peuvent désormais être « conjointes (détenues par plusieurs titulaires), partagées (fractionnée entre plusieurs titulaires), parallèles (reconnues à plusieurs titulaires), ou concurrentes (revendiquées par plusieurs titulaires) ». Aussi, la première question posée concerne moins les collectivités territoriales que l'Etat, aujourd'hui face à la nécessité de définir les contours de son intervention. On parle à nouveau d'Etat régulateur. On ne peut que s’en féliciter, tant le rôle de l'Etat est selon nous de garantir l'égalité républicaine sur tout le territoire, la promotion des droits, tant son rôle est d'orienter notre développement économique vers des activités durables et de développer des services publics utiles à la population partout sur le territoire. La constitution et la loi reconnaissent trois niveaux de collectivités territoriales disposant donc de cette clause de compétence générale. D'autres formes de collectivités, des territoires de projet, se sont ajoutées dès le 20ème siècle à ces collectivités territoriales. C'est le cas des intercommunalités, mais aussi des pays et même des parcs naturels régionaux. Un de ces échelons est il de trop ? La question est posée, nous le savons tous, puisque l'idée de supprimer les départements ou de les transformer en simples arrondissements des régions est avancée, comme est avancée l'idée de transformer les communes en arrondissements des intercommunalités. Nous répondons par la négative à cette question. Comment d'ailleurs prétendre réduire le millefeuille territorial tout en créant, avec l'idée de faire des communautés urbaines des collectivités locales de plein exercice, un quatrième niveau de collectivités territoriales et tout en rajoutant de la confusion, puisque certaines intercommunalités deviendraient des collectivités territoriales et d'autres resteraient des territoires de projet ? On voit bien que le problème n'est pas là. Aussi, nous croyons nécessaire de maintenir les départements en collectivités locales de plein exercice. Le département est-il aujourd'hui inutile ? Remplit-il mal ses missions ? Nous ne le pensons pas. Le département est d'ailleurs tellement inutile qu'à chaque nouvelle étape de la décentralisation, les compétences transférées le sont d'abord aux départements Nous réaffirmons de la même façon notre attachement aux communes, tant les communes permettent d'établir une proximité des plus fortes entre les élus et leurs concitoyens et sont autant de lieux de démocratie. En outre, les communes ont résolu depuis longtemps, avec l'intercommunalité, les problèmes de mise en commun de projets sur le territoire adéquat ! Faut-il regrouper des régions ? Nous avons entendu parler de la réduction de leur nombre de 22 à 15. Nous pensons que seuls nos concitoyens, par référendum local, ont compétence pour trancher cette question. De manière générale, c'est moins en créant ou supprimant des structures administratives qu'en favorisant les coopérations des collectivités locales entre elles que l'on permettra à ces collectivités de répondre au mieux au problème de leurs concitoyens. Comment encourager les collectivités à dialoguer entre elles et à conduire des projets en commun ? Nous pourrions utilement répondre à cette question en donnant un véritable contenu à la notion de collectivité chef de file, c'est-à-dire celle dont l'échelon peut permettre de mettre en oeuvre le mieux possible la compétence considérée. Un exemple, je propose depuis des années, qu’en matière de transports, tout en respectant les compétences des différentes collectivités en matière d’autorité organisatrice des transports, il soit créé une AUTORITE COORDINATRICE DES Autorités Organisatrices desTransports, afin d’organiser la complémentarité des modes de transports et non leur concurrence (Aubagne Marseille en car en parallèle aux TER), afin de développer la billetterie unique et la concordance des horaires des différents modes de transport… Il faut veiller également à ce que les collectivités territoriales disposent bien des moyens juridiques pour répondre aux attentes de leurs concitoyens, il faut aussi leur donner les moyens financiers. Cette question est d'autant plus problématique que beaucoup de collectivités locales sont aujourd'hui asphyxiées financièrement par les derniers transferts de compétence de 2004, non compensés par l'Etat, et par les réformes des impôts locaux et notamment de la taxe professionnelle. Une réforme de la fiscalité locale est nécessaire : les impôts locaux pesant sur les ménages sont les plus injustes qui soient. Il faudrait décider de leur progressivité et les asseoir en partie au moins sur le revenu des ménages. La taxe professionnelle pose d'autres problèmes. Ses réformes successives ont privé les collectivités territoriales de toute marge de manoeuvre sur cet impôt. Ses bases continuent à être extrêmement concentrées sur le territoire et défavorables notamment à l'industrie. Aussi nous proposons que les collectivités territoriales puissent retrouver une plus grande liberté dans la fixation des taux de la taxe professionnelle et donc que le plafonnement de la TP soit nettement relevé et que de nouveau soit portée l’idée d’entreprises responsables des territoires de leurs salariés dont le travail produit les richesses ! Nous proposons aussi que ses bases ne soient plus uniquement le capital physique des entreprises mais aussi leurs actifs financiers, actions et obligations, à hauteur de 0,8% de leur valeur. Le produit de cet impôt serait redistribué aux différentes collectivités et notamment aux plus pauvres, celles devant aujourd'hui fournir des services aux salariés vivant sur leur territoire mais qui ne reçoivent aujourd'hui en contrepartie qu'un faible montant de taxe professionnelle. Enfin, sur les modes d’élection. Tout le monde convient que le mode d'élection des conseillers communautaires n'est pas satisfaisant. Nous défendons l'idée, comme d'autres, que ces conseillers communautaires soient élus au suffrage universel direct, comme le sont les conseillers de Paris, de Marseille et de Lyon : ce seraient les premiers candidats des listes concourant dans les mairies qui seraient automatiquement élus conseillers communautaires, à la proportionnelle, à deux tours, évidemment. Sur le scrutin régional qui suscite un immense débat, nous sommes dubitatifs devant tous les projets de réforme proposés dans le débat. Faire élire les conseillers régionaux dans le cadre d'un département ou d'un arrondissement, voire de cantons redécoupés, serait un coup majeur porté contre le pluralisme politique et la parité. La seule circonscription viable pour l'élection régionale, ce doit être le territoire de la région. Et le seul mode d'élection viable, ce doit être un scrutin proportionnel, à deux tours, garantissant l'expression et la représentation de toutes les sensibilités politiques. Au-delà de la question des modes de scrutin, il nous paraîtrait plus opportun de donner à la démocratie participative un statut politique, en déclinant ce principe à tous les niveaux, avec des obligations, des moyens, des espaces et des outils, et aussi de reconnaître enfin un véritable statut de l'élu afin de permettre à tous les élus locaux de remplir dans les meilleures conditions le mandat qui leur a été confié par les électeurs.

Un dernier mot pour vous dire que nous serons dans les manifestations organisées jeudi 29 janvier. Ce sera une forte journée de mobilisation, mais surtout de TOUS ENSEMBLE, les sujets de mécontentement à l’égard de la politique de la droite et les revendications ne manquent pas. Notre opinion est que répondre à ces revendications, répondre au social, c’est trouver une issue à la crise de manière plus efficace que le Plan de Monsieur Sarkozy, qui continue d’aider les banques, les grands groupes pendant qu’il laisse l’industrie et l’artisanat dépérir.

 

Déclaration de Jean-Marc Coppola, président du groupe Communiste et Partenaires de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Le 12 février prochain, Jean-Louis Borloo, ministre de l’aménagement du territoire et du développement durable, annoncera le choix du tracé de la ligne grande vitesse (LGV) en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Souhaitons que ce ne soit pas encore un effet d’annonce, car cela fait 20 ans que ce choix aurait dû être fait. 1989, au moment où le choix du TGV Méditerranée a été arrêté, la branche Nice a été abandonnée du fait des oppositions.

Depuis 2001, date de la mise en service du TGV Med que personne ne conteste, c’est un véritable succès au regard de l’explosion du nombre de voyageurs et Marseille renaît et la Provence est dynamisée.

La Région paie cher ses retards, particulièrement dans le domaine des transports, et nous le paierons encore plus cher si nous restons passifs face à la croissance démographique actuelle et à venir.

Il a par exemple fallu dix ans pour arriver à faire circuler de 250 à 700 TER par jour, grâce à la volonté politique de l’exécutif de gauche élu depuis 1998.

Merci à la droite régionale de l’époque qui, par son manque de courage à construire et moderniser des lignes (Pertuis-Aix, Cannes-Grasse, Cannes-Nice, Marseille-Aix, …), avait laissé notre territoire dans un état de désuétude.

Merci à la droite au gouvernement qui ne cesse de mettre des bâtons dans les roues de la majorité de gauche régionale qui a l’audace de vouloir créer des voies supplémentaires entre Marseille-Aubagne, Cannes-Nice et poursuivre le TGV vers Nice et l’Italie.

Merci à cette même droite gouvernementale qui supprime des moyens humains à la SNCF, avec, comme conséquence inévitable, la dégradation de la qualité du service public que la Région commande à cette entreprise pour les déplacements journaliers.

Pour décider, le gouvernement peut s’appuyer sur le profond débat public qui a été organisé.

Ce débat n’a pas choisi un tracé particulier mais il a conclu sur la nécessité de la ligne LGV PACA. A présent, le gouvernement doit avoir le courage de trancher au vu de toutes les informations qu’il possède.

Pour débuter l’année 2009, le nouveau Président du Conseil général des Alpes-Maritimes s’est positionné pour le tracé de la LGV PACA le long de l’autoroute A8. Dans quel but l’a-t-il fait ?

Simple prise de position ? Etait-il en mission du ministre pour voir les réactions en Provence qui ne se sont d’ailleurs pas faites attendre ? Provoquait-il lui-même qui, dans le même temps, souhaite développer le rail, fustige les cheminots grévistes et appelle à durcir le service minimum (loi inefficace autant qu’inutile) ? Toujours est-il que rien ne serait pire que la politique de l’autruche.

S’il y a débat, débattons, argumentons mais surtout surmontons les contradictions car nous sommes convaincus que les inquiétudes des populations concernées peuvent être prises en compte et dissipées.

Nous le disons à nouveau, les élus communistes de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur sont pour une ligne à grande vitesse qui rejoigne l’actuelle ligne à partir de l’agglomération marseillaise, qui longe l’autoroute A8 vers Nice et l’Italie.

Nous pensons que c’est le bon tracé pour desserrer l’étau du littoral et oxygéner notre Région où 80% de la population vivent sur 20% du territoire.

Il est urgent de créer une infrastructure propre, en liaison avec les TER, les agglomérations, les villages, car notre Région possède des infrastructures dépassées, obsolètes et dangereuses pour son harmonie, le bien vivre et le développement économique et social.

Nous ne pouvons pas ainsi laisser dire le maire d’Aix-en-Provence que le TGV serait un moyen de transport antiéconomique et anti-écologique. Prend-elle au moins le train avant d’avancer de telles balourdises ?

Nous ne cesserons de répéter qu’en matière de tracé, il n’est pas souhaitable de faire de la surenchère et qu’il est urgent de se mettre du côté de l’intérêt général, afin de désenclaver notre Région. Nous devons également penser aux futures générations avec lesquelles nous partageons le désir de transports alternatifs à la route, source de pollutions et d’insécurités.

Tous ensemble, donnons-nous tous les atouts en exigeant le tracé le plus réaliste financièrement et connecté au réseau TER de notre région.

Que les élus de gauche comme de droite, présidents d’exécutifs et parlementaires, soient cohérents à Paris et dans leurs villes et départements pour - finir les travaux de la troisième voie littorale dans le 06 et ceux de la troisième voie Aubagne – Marseille ; - poursuivre la modernisation d’Aix–Marseille dont la 1ère phase vient d’être mise en service ; - réaliser la liaison Avignon TGV – Avignon Centre – Carpentras ; - rouvrir la ligne Carnoules – Gardanne au service Voyageurs ; - réaliser la liaison Digne – Saint-Auban et moderniser le Val de Durance ; - engager les études de la percée ferroviaire sous le Mont Genèvre.

Tous ces dossiers inscrits au précédent Contrat de Plan et au Contrat de Projet 2007 – 2013 sont complémentaires à l’axe LGV qui structurera les déplacements longue distance pour les habitants de notre région.

Il est urgent de ne pas rater une deuxième fois l’aménagement durable de nos territoires, dans le respect des populations et de l’environnement, et de ne pas pénaliser les habitants de notre Région.

Le gouvernement doit prendre une décision, de bon sens pour l’avenir, pour le désenclavement et le développement de Provence Alpes Côte d’Azur.

Marseille, le 21 janvier 2009

 

Conflit à la SNCF : les élus communistes régionaux des Alpes-Maritimes répondent à Eric CIOTTI, président du Conseil général du 06.

A propos du conflit qui oppose les cheminots à la direction régionale de la SNCF et qui pénalise lourdement les usagers, Monsieur Eric CIOTTI s’en prend, dans Nice Matin du 16 janvier 2009, à la politique de la Région Provence Alpes Côte d’Azur et à ses élus.

Marquons les véritables responsabilités. La Région PACA, sous l’impulsion de Michel VAUZELLE et de Gérard PIEL, a développé très fortement l’offre de transport ferroviaire depuis 10 ans : modernisation et ouvertures de lignes, mise en circulation de nouveaux trains, doublement de l’offre de transport…

Malheureusement, la SNCF, qui est l’opérateur devant assurer la circulation des TER, subit les orientations du gouvernement qui ont conduit à la suppression de nombreux postes de cheminots depuis des années. Cette politique, rappelons-le, est soutenue activement par les barons du département, Messieurs CIOTTI et ESTROSI. Conséquence de l’austérité gouvernementale : là où il y a plus de trains, il y a moins de cheminots pour la conduite, l’entretien et la sécurité.

Nous souhaitons vivement que Monsieur CIOTTI et les autres parlementaires UMP du département des Alpes Maritimes accordent à la SNCF tous les moyens pour une gestion répondant aux attentes des usagers et des cheminots au lieu de laisser s’enliser une situation insupportable pour tout le monde.

Nice, le 16 janvier 2009

Gérard PIEL
Vice-président du Conseil Régional PACA délégué aux Transports

Eliane GUIGO
Présidente de la Commission Jeunesse et Vie Associative du Conseil Régional PACA

Adeline MOUTON
Vice-présidente de la Commission Solidarités, Santé du Conseil Régional PACA

Pierre BERNASCONI
Vice-président de la Commission Finances du Conseil Régional PACA

 

Déclaration de Jean-Marc Coppola, président du groupe Communistes et partenaires de la région PACA.

Depuis près de trois semaines, l’armée Israélienne a engagé une violente et massive intervention sur le territoire palestinien de Gaza qui a provoqué la mort de plusieurs centaines de Palestiniens dans leur majorité des civils et parmi eux de nombreux enfants.

Cette situation gravissime et intolérable doit être arrêtée au plus vite. Plus rien ne fonctionne d’un point de vue humanitaire et social. L’intervention militaire, contre le peuple palestinien et celui de Gaza et la violation du droit international doivent cesser.

L’ONU a demandé l’arrêt des combats et exprime sa réprobation quant à certaines pratiques et faits militaires.

L’attitude de l’Union européenne et de la France en particulier témoignent d’une complaisance dans le sens où elles portent une lourde responsabilité à ne pas vouloir exercer de pression sur Israël pour que cessent les combats.

Cette violation du droit international par Israël aggrave de façon inédite la situation et les injustices dans cette région et dans le monde.

Les élus communistes et partenaires exigent que le droit international soit respecté et que les résolutions de l’ONU s’appliquent. Ils sont solidaires de la population de Gaza et du peuple palestinien aujourd’hui martyrisés.

Dans la Région Provence Alpes Côte d’Azur, les élus communistes et partenaires œuvrent dans le cadre de la politique de la majorité, pour la promotion d’une culture de paix en méditerranée et dans le monde, pour le développement de coopérations et de liens de solidarité à travers des accords de coopération avec le Gouvernorat de KHAN YOUNIS territoire palestinien, ou d’HAÏFA en Israël.

Les élus communistes et partenaires proposent que la Région renforce ces coopérations particulièrement dans les territoires qui en ont le plus besoin et prenne des initiatives pour l’arrêt de l’intervention militaire.

Dans ce sens, ils proposent que soit déployée sur le fronton de l’Hôtel de Région une banderole exprimant « La Paix, La Justice et le Respect du Droit International pour les Peuples du Proche Orient »

Nous sommes tous "citoyens du monde"vet cet affichage inviterait la population dans sa diversité à intervenir pour la paix, comme c’est souvent repris dans cette période de vœux.

Les élus communistes et partenaires désapprouvent toute représentation de l’institution régionale dans des initiatives qui bafouent les pratiques laïques et républicaines.

C’est dans ce sens qu’ils estiment que la présence des élus et forces de gauche dans les rassemblements pacifiques sont la garantie de la laïcité et contribue au recul des intégrismes et des communautarismes.

Les élus communistes et partenaires appellent à soutenir toutes les forces de paix palestiniennes et israéliennes qui luttent pour la cohabitation pacifique de deux Etats au Proche-Orient et appellent de leurs voeux la création imminente d’un Etat sur les frontières de 1967 et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés Palestiniens.

Marseille, le 15 janvier 2009

 

Rapport d'orientation budgétaire 2009

BernasconiLors de la plénière du 12 décembre 2008, Pierre Bernasconi, élu du groupe communiste, est intervenu sur le rapport d'orientation budgétaire.

Ce débat intervient dans une période dominée à tous les niveaux par la crise de l’économie mondiale et du système capitaliste.
Contrairement aux discours du Président Sarkozy, les coupables dans cette crise ne sont pas simplement à aller chercher chez les patrons « voyous » ou les traders aux comportements douteux. Nous avons bien à faire à la crise du capitalisme. Il est responsable de cette situation à la fois inédite mais surtout terriblement dramatique pour des millions d’individus de notre planète.

PièceD'autre part, le Gouvernement persiste dans sa volonté de transférer aux collectivités locales des pans entiers de ses compétences et de ses responsabilités tout en les privant progressivement mais méthodiquement de leur autonomie financière et budgétaire.
Comment qualifier ce fameux ticket modérateur sur la Taxe Professionnelle qui a privé la région de plus 52,3 millions d’euros en 2008 et qui la privera de plus de 62 millions en 2009 ? Comment qualifier les baisses successives des dotations de l’Etat qui vont s’accélérer avec la fin du pacte de croissance et de solidarité, remplacé par un « pacte de stabilité » ?

Lire l'intervention dans son intégralité en annexe

 

GuigoLe rapport n° 17 examiné en séance plénière, portait sur les conventions de partenariat région - association régionale des missions locales

Eliane Guigo a rappelé le rôle de la Région dans le système de formation et est revenue sur la réforme de l'enseignement professionnel.

La région a mis en place un service public régional de formation permanent et d’apprentissage.

Elle réaffirme le droit à la qualification, notamment pour les personnes n’ayant pas acquis de qualification dans le cadre de la formation initiale.
Elle a mis en place 4 dispositifs nommés espaces territoriaux :

  • d’accompagnement, d’information et d’orientation professionnelle
  • d’accès aux premiers savoirs
  • d’accès à la qualification
  • enfin l’espace ouvert d’éducation permanente.

Les missions locales sont des acteurs prépondérants du premier dispositif. Elles s’adressent aux jeunes de 16 à 25 ans. Elles ont accueilli en 2007 plus de 100 000 jeunes en PACA, avec une forte proportion de mineurs. L’accompagnement des missions locales repose sur une prise en compte globale des difficultés de chaque jeune afin de faciliter l’accès à leur droit individuel à la qualification professionnelle et à un emploi.

Les jeunes sortis du système scolaire sans qualification (6 % en France - 10 % dans l’Académie de Nice et 5 % dans celle d’Aix Marseille) font l’objet d’une attention prioritaire de la région, l’accès des jeunes à des emplois durables et de qualité étant la finalité.

Bien évidemment nous partageons le contenu et les objectifs de cette convention, mais nous voudrions attirer l’attention de l’assemblée sur le contexte difficile dans lequel elle intervient.
La réforme de l’enseignement professionnel et notamment du bac pro en trois ans va écarter de la qualification, faute de dispositifs d’accompagnement, nombre de jeunes.

Ceci va à l’encontre de ce que toutes les branches professionnelles (contraintes à s’adapter rapidemen)t indiquent : un socle suffisant de connaissances générales mais également de connaissances de base professionnelle sont indispensable pour pouvoir s’intégrer et réussir.
Cette réforme faite sans concertation a relégué la région au rang de simple spectateur alors qu’elle est directement concernée par les structures d’accueil qu’il s’agisse de lycées professionnels ou de centres de formation d’apprentis.
Une des incidences de la réforme pourrait être un transfert d’effectifs de la formation initiale vers la formation continue, voire l’apprentissage. En cas d’absence de place en cfa, ces jeunes se tourneront vers la commande publique du plan régional de formation. Un nouveau transfert de charge à la région aura ainsi lieu.

Le CESR a souhaité que l’Etat mette en place une phase intermédiaire à la généralisation qui permette un état des lieux filière par filière et métier par métier ainsi que la mesure de l’impact de la réforme.
Cette réforme ne doit pas aboutir à trier les jeunes en deux catégories de main d’œuvre distinctes. Trop d’incertitudes, de précipitations pèsent : il est prématuré de généraliser l’application de la réforme sur la rénovation de la voie professionnelle dès la rentrée 2009.
Nous souhaitons bien situer les responsabilités. L’enjeu pour les jeunes, c’est diminuer les sorties sans qualification, élever le niveau de diplômes, assurer la poursuite de formation tout au long de la vie.

Pour l’avenir, ni la Région, ni les missions locales ne pourront se substituer à la responsabilité de l’Etat.

 

Piel Suite au mouvement de grève des cheminots, entamé à l'occasion de la réouverture de la ligne Aix Marseille, Gérard Piel, Vice-Président du Conseil Régional délégué aux transports et communiscation a tenu à réagir.

En effet, après des décennies d’attente, cet acte fort imposé par le conseil régional au travers des dossiers des contrats de Plan et de Projet irrite le gouvernement qui se dérobe et annule sa participation à une inauguration symbolique qui démontre que l’on peut faire une politique des transports publics au service des territoires et du développement durable.

TGV-Atlantique-Tappi.jpgDe son côté, la direction de la SNCF a attendu les dernières semaines pour engager la concertation interne malgré les alertes sur le problème des moyens humains et du dialogue social nécessaire à la réussite de la mise en service du cadencement et de la réouverture de la liaison marseille-Aix exprimées à plusieurs reprise par le Conseil régional, son Président Michel Vauzelle et moi-même.

La décision d’annuler le train exceptionnel du 13 décembre devrait au moins les inciter à réussir la desserte quotidienne dés le 14 décembre 2008.

Loin de se décourager l’exécutif régional poursuivra avec son président Michel Vauzelle la politique de développement du service publique ferroviaire. Il y aura d’autre moment pour traduire la joie et la fierté de cet investissement du conseil régional en matière d’aménagement du territoire au service des usagers et de l’ensemble de la population.

 

Fermeture du CREPS d'Antibes

Jean-Marc COPPOLA, Président du Conseil d’administration du CREPS PACA a vivement réagi à l'annonce de la fermeture du CREPS d'Antibes.

Aujourd’hui il ne s’agit plus de rumeurs, le gouvernement et particulièrement ses ministres Roselyne Bachelot et Bernard Laporte envisagent la fermeture d’établissements de la jeunesse et des sports, dont le site d'Antibes du CREPS de Provence Alpes Côte d’Azur, très convoité pour la spéculation immobilière d’ANTIBES. Plusieurs centaines d'emplois menacent d'être ainsi supprimés.

En plus de l’INJEP, 10 sites sont concernés soit la moitié des CREPS de France (Houlgate, Limoges, Ajaccio, Mâcon, Vichy, Voiron, Dinard, Poitiers, Amiens, Bourges). Pourtant ces établissements ont entre autre formé des sportifs de haut niveau qui ont participé aux derniers Jeux Olympiques de Pékin, dont certains ont obtenu des médailles olympiques.

L’efficacité et les performances des CREPS ne sont plus à prouver. C’est le cas du site d’Antibes du CREPS PACA, qui a été sauvé des mains du privé en 2000 par la ministre de la jeunesse et des sports de l’époque, Marie George Buffet, pour aujourd’hui être abandonné.

Cette décision est coup dur pour le service public et les missions éducatives de l’Etat dans le domaine de la Jeunesse, des Sports de la vie associative et de l’Education populaire.

Elle entérine la nouvelle politique sportive qui se met en place pour marchandiser le sport :

  • Le sport pour tous est abandonné
  • L’Etat continue son désengagement
  • La formation est laissée au privé

Voilà le cadeau de Noël du gouvernement : un coup de main à la gangrène de l'argent dans le sport et un coup de pied à la pratique populaire et à l'esprit du sport.

Sur la méthode (le Conseil d’administration n’est même pas consulté et j’attends toujours une réponse de Bernard Laporte à plusieurs de mes interpellations écrites depuis le mois de juillet de cette année), comme sur le fond, cette décision est inacceptable.

Je m’y opposerai et je soutiens les personnels qui seront en lutte mardi 16 décembre, jour de la tenue du Comité Technique Paritaire Ministériel au ministère.

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