Bienvenue sur le blog de
PACA solidaire

Tribunes

Les tribunes parues dans "Notre Région"

Fil des billets - Fil des commentaires

L’avenir des territoires ne peut se faire sans les citoyens

Tribune de Jean-Marc Coppola du mois de novembre

Lire la suite...

 

Menons la bataille du fret

Tribune du groupe communiste et partenaires publiée dans le magazine régional d'octobre
D’un côté, il y a les grands discours du gouvernement sur le développement durable, l’écologie, le Grenelle de l’environnement… De l’autre, ses actes qui mettent en péril la santé publique et la planète. Et notre Région est particulièrement concernée par le transit des poids lourds et toutes les nuisances que cela entraîne.
S’il voulait vraiment lutter contre les gaz à effet de serre, le gouvernement pourrait décider d’un grand plan pour le fret ferroviaire comme l’ont fait la Suisse et l’Autriche.
Il fait tout le contraire. Fermer les sites fret comme Miramas et Avignon, abandonner le wagon isolé, supprimer des postes est une catastrophe pour le développement économique, l’emploi, l’environnement, la sécurité routière et l’aménagement du territoire.
Depuis 1998, la majorité régionale fait tout pour privilégier le rail à la route quand les élus de droite et d’extrême droite, partisans d’une gestion privée des trains, insultent en permanence ce mode de transport d’avenir.
En 11 ans, nous avons triplé le nombre de TER pour passer de 250 à 700 trains chaque jour. Sans compter le matériel neuf, les gares rénovées et une augmentation des capacités au niveau des lignes.
Les élus communistes continuerons de favoriser la SNCF, propriété publique, avec des personnels compétents et qualifiés dont le statut garantit la performance et la sécurité.
Favoriser la SNCF mais en étant exigeant à l’égard de sa direction car le service TER dans notre Région est encore loin des attentes qui sont les nôtres, loin d’un service public de qualité que sont en droit d’attendre les usagers.
Nous ne nous trompons pas sur les responsabilités et ne baissons pas les bras face à la désinvolture de la direction de la SNCF. Pour ainsi dire : notre contrat est rempli. Au tour, à présent, du gouvernement de respecter ses obligations en donnant les moyens humains et financiers à son entreprise pour qu’elle soit efficace.

 

Changer de nom ? Même PACAp’, par Jean-Marc Coppola

Provence, Alpes, Côte-d’Azur. Trois territoires, trois identités, une seule région. Si la dénomination reflète bien la diversité de notre collectivité, son détournement en sigle n’est pas gratifiant pour les Provençaux, les Alpins et les Azuréens. Faut-il pour autant en changer ou simplement mettre fin à cette manie d’une époque où tout terme dépassant un certain nombre de lettres est victime d’une abréviation ? C’est certain, « PACA » est loin de valoriser les atouts de notre région. Mais un nom n’est pas une marque. Et si processus de changement il y a, il ne peut être entrepris comme une simple affaire de marketing. Souvenons-nous de la mésaventure de notre voisine, contrainte à remballer son onéreuse campagne de communication à laquelle n’adhérèrent pas les habitants du Languedoc-Roussillon. La véritable question est celle de la place et de l’identité des collectivités territoriales dans le paysage démocratique de notre pays. La nôtre se nourrit certes d’un riche passé mais se fonde avant tout sur notre présent, sur ses 4,7 millions d’habitants, venus d’ici et d’ailleurs, qui vivent et travaillent ensemble. Notre identité se construit également en prenant appui sur l’institution régionale. En effet, si aujourd’hui, la région apparaît comme un territoire solidaire et volontaire, dont la cohésion ne souffre pas de l’étendue, si elle dispose d’une opinion favorable de sa population, c’est le fait des choix politiques que la décentralisation nous a permis d’opérer. Aujourd’hui, le gouvernement cherche à transformer les collectivités en sous-traitants de sa politique. C’est pourtant dans le sens du renforcement des champs d’intervention publique, à tous les échelons, qu’il faudrait aller pour ouvrir la voie à de réelles politiques de transformation sociale qui changent concrètement le quotidien des citoyens. Alors soyons clairs, une chose est sûre car elle fonde aussi notre identité : notre région n’est pas à vendre.

 

Contre l’obscurantisme et la manipulation, une seule solution : la démocratie

Tribune de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires parue dans l'édition du mois de mai du magazine de la Région

Lors de la séance plénière du 17 avril, la bête immonde a encore frappé. Le groupe du Front national a insulté les élus régionaux communistes et partenaires, les traitant ni plus ni moins d’assassins. Un dérapage de plus, certes. Mais il y a des comportements et, derrière, des positionnements idéologiques qui, peu surprenants soient-ils, ne doivent pas être banalisés. Ne tentons pas d’ouvrir ici le débat sur la liberté d’expression : il est totalement hors sujet. Car ce n’est rien d’autre que la démocratie qui est frontalement attaquée. Mais, c’est aussi la démocratie appliquée dans sa forme la plus poussée qui sera le seul rempart face au glissement de la pensée vers des formes d’expression qui ne véhiculent que haine et rejet. Il n’y a en effet que la démocratie réelle, au plus près du citoyen, qui peut protéger celui-ci de l’obscurantisme d’une extrême-droite toujours en vie et des opérations de communication permanentes d’un gouvernement qui entend faire payer aux salariés une crise dont ils sont les victimes et le capitalisme le principal responsable. Dans une étude récente sur l’application de la démocratie participative, il ressort clairement que les élus communistes, dans les collectivités qu’ils dirigent, sont les meilleurs maîtres d’œuvre de cette pratique. Dans notre Région, la participation active des élus communistes et partenaires à la mise en place d’une démarche d’écoute, de consultations et d’échanges avec la population, les partenaires sociaux et l’ensemble des acteurs de notre territoire, porte ses fruits. Cette politique permet, entre autres, d’atténuer les coups portés à notre patrimoine social par la droite au pouvoir. Qui d’autres de que des élus de gauche peuvent relayer l’exigence de transformation démocratique de nos institutions ? Sûrement pas certains qui cautionnent la réforme Balladur et encore moins d’autres qui injurient la République.

 

LGV PACA : LE COURAGE OU LA FUITE EN AVANT ?

Tribune de mars 2009

Le ministre Jean-Louis Borloo, pourtant à l’origine du Grenelle de l’environnement, aurait-il été convaincu par le maire d’Aix-en-Provence pour qui le TGV est un outil « antiéconomique » et « anti-écologique » ?

On pourrait le croire au vu de la décision de repousser l’échéance du choix du tracé de la ligne grande vitesse (LGV) au 30 juin 2009 et de nommer un médiateur chargé de rechercher une solution consensuelle.

En 1989, déjà, le courage ne l’avait pas emporté au gouvernement de l’époque qui a décidé du TGV Méditerranée jusqu’à Marseille, en abandonnant le Var et les Alpes-Maritimes.

On aurait pu imaginer que, vingt ans plus tard, les arguments absurdes entendus alors n’auraient plus cours. Erreur : la bêtise est têtue. Et surtout, que de temps perdu !

Car à force de reporter une décision d’intérêt général, les futures générations risquent de regarder passer les trains dans d’autres régions.

Or, tous les arguments sont sur la table, le débat public a eu lieu, les différents scénarii ont été étudiés, il ne manque que la décision du gouvernement pour une réalisation à l’horizon 2020.

Cette ligne est essentielle pour améliorer et étendre le réseau TER pour les voyageurs au quotidien ainsi que pour l’environnement, afin d’éviter le doublement de l’autoroute A8 et la création d’un troisième aéroport dans le Var.

A moins que le maire d’Aix-en-Provence soit de connivence avec le lobby routier, elle qui est plus prompte à se mettre en travers des rails qu’en travers de l’autoroute A8 qui traverse sa ville et voit défiler des milliers de camions en transit entre l’Espagne à l’Italie.

C’est un choix d’aménagement du territoire tourné résolument vers l’avenir qui s’inscrit dans le développement responsable et durable. Il en va du désenclavement de la Région et de son développement économique et social.

Arrêtez donc de faire peur avec de faux arguments comme celui qui laissait croire que la LGV condamnerait les entreprises de microélectronique de Rousset.

 

Relancer le service public de La Poste

Relancer le service public de La Poste

Tribune de Jean-Marc Coppola dans Notre Région

La Poste est en danger. La dégradation du service rendu se poursuit depuis plusieurs années, symbolisée par manque de personnel dans les quartiers populaires des villes et la fermeture de bureaux ruraux. Or le gouvernement semble décidé à faire entrer des capitaux privés pour soi-disant « moderniser » ce service public de proximité et de lien social, essentiel à notre pays. Pour les élus communistes de la Région, il s'agit tout simplement d'entamer la privatisation d'un service public essentiel qui appartient à la population. Sans concertation ni même information préalable des salariés et usagers – c’est par la presse que ce projet a été dévoilé – on apprend que la logique de service public postal doit désormais être soumise aux lois du marché et de la rentabilité financière.
Cela ne manquerait pas d’accélérer la disparition des petits bureaux de poste, en milieu rural et dans les périphéries des agglomérations, au mépris de l’aménagement du territoire et du lien social. Sans compter les menaces pour des personnels, déjà pressurés et précarisés.
Notre Région a besoin d’un vrai service public postal moderne et efficace. C’est pourquoi les élus communistes et partenaires de la Région sont mobilisés. En se dotant d’un Observatoire Régional des Besoins en Services Publics, la région agirait efficacement afin d’exiger pour la population de Provence-Alpes-Côte d’Azur les services auxquels elle a droit.
La pétition des élus locaux lancée au mois de juillet « Pour la relance du service public de La Poste » recueille de plus en plus de signatures, dans notre Région et au-delà.

 

Et surtout la santé ?

Tribune de Jean-Marc Coppola dans Notre Région

Coppola_2__.JPGOn nous dit que notre santé coûte cher. Que la sécurité sociale nous rembourse trop. Que les hôpitaux sont trop nombreux. Que nous ne sommes pas raisonnables. On nous dit que notre santé coûte trop cher, alors qu’elle n’a pas de prix.
sante2.jpgIl y en a assez de la « réduction des dépenses de santé », dogme issu des directives européennes. Les progrès médicaux permettent de soigner plus et mieux. Nous devons tous avoir accès au meilleur de la médecine, parce que nous avons tous le même droit de vivre. Il faut investir pour la santé. C’est possible parce que l’argent existe. Il n’y a qu’à voir les grandes surfaces qui se jettent sur le marché du médicament, les profits des grands trusts pharmaceutiques, ou les appétits des assurances qui rêvent la mort de la sécu. En cette période de crise profonde du pouvoir d’achat, on doit payer en moyenne 240 euros par an pour se soigner. Les hôpitaux font face à de graves difficultés à cause de la tarification à l’activité qui exacerbe une concurrence destructrice. Nicolas Sarkozy a annoncé des fermetures et veut transformer les Agences Régionales de l’Hospitalisation en Agences Régionales de Santé.
La Région, qui vient d’hériter de la gestion des formations sanitaires et sociales dans un état de délabrement avancé, serait ainsi une simple pompe à fric, responsable de choix imposés. Pour les formations comme pour l’implantation des hôpitaux, la Région doit avoir son mot à dire. Avec vous, nous nous battrons contre le démantèlement de notre système de santé. Assez d’opacité, demandons à la ministre et à son ARH quelles sont ses intentions sur nos territoires.

Lire le tract du groupe.
Lire le voeu proposé par le groupe pour la plénière du 4 juillet 2008. Et adopté.

 

L’eau, un enjeu mondial aux implications régionales

Tribune de Jean-Marc Coppola dans Notre Région

Coppola_2__.JPGL’eau est une ressource naturelle dont on découvre qu’elle n’est pas inépuisable. C’est devenu un enjeu politique majeur, mais aussi économique, écologique et sanitaire. Aujourd’hui dans le monde un milliard et demi de personnes survivent sans eau potable, deux milliards six cent millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont privés d’assainissement.
En France, 60% de la fourniture d’eau est assuré par trois grands groupes privés, Véolia, la Lyonnaise des eaux, la Saur, qui exigent en moyenne 27 % de plus qu’une régie publique pour le même service. couv_eau.jpegRefuser la marchandisation de l’eau, c’est s’engager en faveur d’un partage équitable de la ressource dans le monde, par la reconnaissance de l’accès à l’eau comme droit humain inaliénable, en définissant des minima quotidiens pour chaque être humain. L’accès à l’eau ne peut plus se décider sans les populations concernées et la responsabilité des pouvoirs publics dans son financement doit être affirmée. Une contribution publique des pays développés, assise sur une taxe de 0,7 % sur les eaux minérales et autres boissons des grands groupes peut être instaurée ainsi qu’un prélèvement de 1% des budgets mondiaux d’armement afin de construire les infrastructures d’eau et d’assainissement nécessaires aux populations des pays du sud.
C’est avec cet objectif que les élus communistes soutiennent toute initiative de la Région en faveur d’une gestion solidaire et durable de l’eau. Et nous nous engageons dans l’association nationale EAU (Elus Associations Usagers), qui trouvera un prolongement régional dans les prochains jours.

 

Le printemps de la jeunesse

Tribune de Jean -Marc Coppola dans Notre Région

CoppolaL’histoire ne se répète pas, 2008 n’est pas 1968. Pourtant ça bourgeonne en ce printemps 2008, dans notre région et dans le pays. Salaires, pouvoir d’achat, conditions d’étude, sont au cœur de nombreuses luttes. Expression de revendications ? Accès de colère ? Et si au fond, il s’agissait tout simplement de la recherche d’une société plus juste, plus humaine.
Dignité. C’est le mot qui revient le plus souvent. Qu’ils soient salariés de Dacia qui fabriquent la Logan en Roumanie, qu’ils soient employés de Coca Cola ou de STMicroelectronics en Provence Alpes Côte d’Azur, la victoire de leurs actions dépasse l’augmentation de salaires obtenue. Ils ont gagné en dignité. Quand les jeunes descendent dans la rue pour exiger le meilleur pour l’école et la fac, ne réclament-ils pas des moyens d’être tout simplement citoyen, critique et responsable pour accéder à des emplois épanouissants et rémunérateurs ? C’est aussi de la dignité.
mai_68.jpgEn ce printemps 2008, c’est le choc, non pas des générations, mais de deux conceptions de la société. Celle que veut imposer la droite, individualiste, sécuritaire, où les jeunes doivent être encadrés, mis sous surveillance, parfois chassés par des ultrasons. Et celle, progressiste, qui va s’imposer par la force du nombre, par la démocratie, au fil des expressions diverses de rêves, de besoins, de dignité.
La France n’a jamais été aussi riche, capable de répondre aux défis du pouvoir d’achat, du logement, de l’éducation, de la santé, de la culture, de la démocratie. En Provence Alpes Côte d’Azur, c’est le choix politique clair et déterminé de la gauche, avec les communistes, depuis le printemps 1998.

 

La culture, irremplaçable facteur de l’émancipation humaine.

Tribune de Jean-Marc Coppola dans Notre Région

Coppola_2__.JPGParce que nous considérons que la culture n’est pas un supplément d’âme, mais un droit pour tout être humain, une dimension essentielle de son épanouissement, un moyen d’exercice de sa citoyenneté, le Conseil régional conduit depuis 1998 une politique volontariste en faveur du développement culturel de notre territoire.
Depuis prés de 10 ans et malgré un contexte difficile, voire hostile, nous avons multiplié par trois le budget consacré à la culture et au patrimoine. Cette volonté s’est également traduite dans les orientations politiques de la délibération cadre adoptée par notre assemblée le 24 juin 2005 pour impulser une politique novatrice autour de trois axes :

  • Soutenir la création artistique,
  • Favoriser la démocratisation et l’appropriation citoyenne de la culture,
  • Développer la coopération culturelle prioritairement en Méditerranée.


projo.jpgA contrario, l’Etat a décidé en 2008 de geler ou de remettre en cause les financements liés à la politique de la ville, à la transmission des savoirs, à l’accès à la culture pour tous, au spectacle vivant, aux chantiers de rénovation du patrimoine et aux aides à la construction d’équipement culturels. Loi de l’audimat et logique libérale sont poussées à leur point ultime : livrer la culture à la loi du marché et se décharger sur les collectivités territoriales de la part non rentable de la création et de l’action culturelle.
Il y a urgence à se mobiliser ensemble, usagers, élus et acteurs culturels, pour que l’Etat remette l’art, la culture, le patrimoine au centre des priorités de notre société. Les élus communistes y prendront toute leur place.

 

Carton rouge à la SNCF

Tribune de Jean-Marc Coppola dans Notre Région

Coppola_2__.JPGLa gauche élue à la Région a misé depuis 10 ans sur les transports collectifs de voyageurs. Pour l’intérêt général. Pour éviter à nos concitoyens bouchons, pollutions, stress, fatigue et risques d’accidents. Ainsi le nombre de dessertes a été multiplié par deux, des gares ont été rénovées, des rames modernes, climatisées, confortables ont été achetées et des infrastructures créées.
C’est avec ce bilan positif et pour donner des perspectives aux habitants, aux usagers et aux cheminots qu’il y a un an la Région a conventionné avec la SNCF pour une durée de dix ans et s’est engagée à verser 195 millions d’euros par an pour un service de qualité. Or en 2007, cette convention n’a pas été respectée par l’exploitant ferroviaire et près de 14.000 TER ont été supprimés sans parler des retards journaliers. Le responsable ? La direction de la SNCF qui se révèle incapable de faire vivre le dialogue social, qui reporte sur la Région les économies en personnel que lui impose le gouvernement. C’est en quelque sorte une trahison de la confiance qu’accorde la Région à cette entreprise. Et malgré les alertes, les discussions avec cette même direction régionale, la réponse est toujours la même : « c’est structurel. On n’y peut pas grand-chose ».
Train_20Legumes_t.jpegC’est la raison pour laquelle la Région a décidé unilatéralement de doubler les pénalités en cas de non-respect de la convention, afin de ne pas dilapider l’argent des contribuables dans un service qui n’est pas de qualité. Une délibération rejetée par les élus de droite, peut être pour couvrir le gouvernement UMP qui sabote le service public pendant que la gauche le défendra bec et ongles.
A suivre…

 

Bonne santé !

Tribune de Jean-Marc Coppola dans Notre Région

Coppola_2__.JPGIl ne suffit pas de se la souhaiter pour l’avoir. Sinon une bonne cure de vœux remplacerait les professionnels de santé, les hôpitaux, et ça coûterait moins cher. Ce serait excellent pour tout le monde et pas seulement pour la Sécu, surtout en ce début d’année 2008 où les franchises médicales vont dégrader le pouvoir d’achat et l’accès aux soins curatifs et préventifs.
Mais voilà, le miracle n’eût pas lieu et il faut bien se dire que si l’espérance de vie est en progression en France, c’est par la seule raison que notre protection sociale est plus performante que dans la plupart des pays du monde. Aussi, alors que les politiques menées en la matière deviennent de plus en plus préoccupantes, il est urgent que nous, élus de la majorité, choisis par le peuple de la Région pour agir contre les inégalités, nous nous fassions entendre. En premier dans les Conseils d’administration des hôpitaux où nous siégeons. Pour porter une autre voix, plus juste, plus efficace que celle, dangereuse, qui tend à imposer la performance, le management d’entreprise, les dépassements d’honoraires généralisés, pour justifier la Tarification à l’Acte à 100 %.
sante_medecine.jpgL’hôpital n’est pas malade des abus des patients, il est gangrené par les restrictions budgétaires, le non paiement des cotisations de certaines entreprises, dont la première, l’Etat. Et surtout, les manques de personnels – sur la Région, 7000 des 15000 infirmiers partant à la retraite d’ici 2015 risquent de ne pas être remplacés. Il est grand temps que les bouches s’ouvrent pour donner des moyens au service public hospitalier, pour une prise en charge humaine, un accès égal pour tous aux meilleurs soins.

 

Transparence et débat citoyen sur la LGV PACA avant les élections de mars

Tribune de Jean-Marc Coppola dans Notre Région

Coppola_2__.JPGA Noël de nombreux enfants ont un train électrique. Le premier geste est de déballer le réseau miniature de la boîte et de vite essayer les différents circuits. Au contraire, certains adultes, pourtant en charge de grandes responsabilités – maires, députés, ministres – préfèrent garder pour eux et dans le grand secret des projets importants pour la région, le pays, pour les citoyens, pour ne pas fâcher ces derniers. C’est ainsi que des projets pourtant indispensables traînent en longueur, comme par exemple le projet de LGV PACA, qui a déjà 20 ans de retard.
TGV-Atlantique-Tappi.jpgEn effet les Maires de Marseille, Aix, Toulon et Nice défendent l’idée du tracé des Métropoles. Pourtant Marseille et Toulon sont déjà rapidement desservis. Alors pourquoi proposer un tracé qui doublerait l’actuel, sans dire qu’il en coûtera 2 milliards d’€ de plus pour les contribuables ? On peut se poser la question. Mais défendent-ils réellement le TGV, utile au désenclavement de la région et des Alpes du sud en allant rapidement vers Nice et l’Italie, et qui peut aider à oxygéner le littoral de notre région où 80 % de la population est concentré sur 20 % du territoire ?
Il est urgent avant les élections, que nos concitoyens connaissent les différentes alternatives, leur coût et leur financement. Les communistes pensent qu’il existe des solutions de bon sens plus satisfaisantes, beaucoup moins onéreuses, en suivant le couloir de nuisance existant aux abords de l’autoroute A8, tout en desservant par le réseau ferroviaire existant, Toulon et ses environs.
Ne perdons plus de temps, il est urgent d’agir pour le bien public.