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PACA solidaire

Une table ronde sur le fret, lettre ouverte au Préfet de région

Monsieur le Préfet,

Sans nouvelle de votre part suite à mes derniers courriers datés des 5 et 8 octobre, je me permets, Monsieur le Préfet, de vous relancer au sujet de l’avenir du fret ferroviaire dans notre Région.

Par souci de transparence et afin d’ouvrir le débat public indispensable sur de tels enjeux, j’ai décidé de faire de cette correspondance une lettre ouverte.

Après l’annonce par la direction de la SNCF d’une réorganisation de la gare de triage de Miramas, l’organisation d’une table ronde devient impérative. Cette table ronde que vous présideriez en tant que représentant de l’Etat et qui rassemblerait l’ensemble des acteurs concernés dont les élus de la Région, permettrait enfin d’y voir plus clair quant à la volonté du gouvernement de répondre aux défis sur lesquels il a longuement communiqué.

Pour l’heure, les décisions de la direction de la SNCF, soutenue par l’Etat, sont en contradiction avec les objectifs affichés du gouvernement. En effet, conforter l’abandon du fret ferroviaire, c’est cautionner : - l’insécurité routière donc la sécurité de nos concitoyennes et concitoyens ; - la saturation des routes donc la pollution et par voie de conséquence, la santé de tous. Il deviendra inutile, l’été prochain, de demander aux automobilistes de réduire leur vitesse si, l’exemple n’est pas donné par les pouvoirs publiques en terme de protection de l’environnement.

Et quelle utilité que les dirigeants politiques se rendent au sommet de Copenhague en décembre ?

On ne peut enfin que constater qu’avec la décision de la SNCF qui a l’aval du gouvernement, un grand écart existe avec les intentions et objectifs du Grenelle de l’Environnement. Il est temps, Monsieur le Préfet, de mettre en cohérence la communication gouvernementale, en grand renfort de publicité sur le fret, et les actes concrets pris par l’entreprise toujours publique SNCF.

Vous comprendrez donc que la table ronde que je vous réclame depuis six semaines ne peut plus attendre.

Dans l’attente d’une réaction de votre part, recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments républicains.

Marseille le 13 novembre 2009

Jean-Marc Coppola président du groupe communiste et partenaires

 

Sarkozy choisit l’extrémiste Mariani

Le monarque a tranché. Après la défection du maire de Toulon, Hubert Falco, c’est finalement le député du Vaucluse, Thierry Mariani, qui portera les couleurs de l’UMP aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Pour nous, conseillers régionaux communistes, le nom du candidat de la droite a peu de conséquences sur notre détermination à le battre et à faire gagner la gauche.
Cependant, le choix de Thierry Mariani ne peut que nous inquiéter sur l’esprit qui risque de régner dans la confrontation démocratique qui guidera la réflexion des citoyennes et des citoyens de notre région.
Ce n’est donc pas l’élu local mais bien l’idéologue qui vient d’être désigné. Celui d’ une droite dure, clairement conservatrice et aux relents de populisme. Sa mission : amplifier la stratégie de siphonage des voix du Front national et de l’extrême droite qui, malheureusement dans notre région, n’a pas dit son dernier mot.
Les combats de Mariani sont bien connus : anti-PACS, anti-avortement, anti-jeune, anti-immigrés avec ses tristement célèbres propositions sur les tests ADN et les statistiques ethniques… Sans parler de son refus de voter la loi proposant de reconnaître le 19 mars 1962 comme Journée nationale du souvenir aux victimes de la guerre d'Algérie.
De plus, ses vieilles rivalités avec l’ex-lepéniste Jacques Bompard, maire d’Orange et tête d’une liste d’extrême droite dissidente, tombent à pic pour l’UMP qui, selon la méthode sarkozienne, va déplacer le débat politique à droite. Les outrances de Bompard rendant acceptables les propositions de Mariani.
Favorable au démantèlement des collectivités territoriales et à la suppression des élus de proximité, Thierry Mariani ambitionne de présider une région où, élu en 2004, il ne siège quasiment pas.
Ce n’est pas la conception des communistes et de leurs futurs candidats qui mèneront campagne autour d’un projet de transformation rassembleur, socialement solidaire et écologiquement durable. Car la Région Provence Alpes Cote d’Azur et ses habitants méritent mieux qu’un président aux ordres d’un pouvoir antisocial et autoritaire.

Jean-Marc Coppola,
Président du groupe communiste et partenaires
à la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Conseiller municipal de Marseille

 

La "société" du petit despote se peaufine, par Jean-Marc Coppola

Sous couvert d’un discours populiste – « Il y a trop de niveaux de décisions ; tout cela avec vos impôts », « vous n’y comprenez rien, moi non plus » - Nicolas Sarkozy dessine la France de demain. Mais qu’en est-il réellement ? Et quels sont ses vrais objectifs ? En fait, le Président de la République ne supprime aucune collectivité territoriale et n’envisage pas de rendre l’impôt plus juste. La charge est contre les élus locaux. Mais loin de moi l’idée de prendre cet axe de défense. Il ne s’agit pas de défendre des postes d’élus, vilipendés par quelques démagogues, la réalité est bien plus grave.

L’attaque est plus sournoise mais plus brutale. Ce que vise Nicolas Sarkozy, c’est de réduire le pouvoir des élus locaux. Trop près de la population, de ses besoins et de ses préoccupations. Pour cela, finie la clause de compétences générales. Finies les politiques qui sortent des seuls domaines de compétences fixés par la loi. Fini donc, pour la Région, le soutien à la culture, à la vie associative, au sport, au développement économique. Des secteurs, qui plus est, déjà lâchés par l’Etat ! Comme vous pouvez l’imaginer, le résultat sera la mort d’activités indispensables à la démocratie et à l’émancipation humaine. C’est aussi une attaque en règle contre les services publics. L’artillerie est complétée par la suppression dès le 1er janvier 2010 de la Taxe professionnelle, responsable des délocalisations selon le chef de l’Etat… Il prive ainsi les collectivités locales de recettes importantes de financement. Les entreprises n’auront plus d’aides et de services de la part des collectivités locales.

Le statu quo n’est pourtant pas satisfaisant. __Il faut une réforme des institutions mais une réforme qui vise à clarifier le rôle des uns et des autres et surtout qui donne les moyens d’assumer ces missions. Cela passe par un Grenelle de la fiscalité.__ N’est-ce pas ce que Nicolas Sarkozy avait promis pendant la campagne de la présidentielle de 2007 ? Une promesse oubliée, une fois de plus. Il a préféré depuis son élection le bouclier fiscal, les cadeaux aux plus riches, et des taxes et impôts multipliés pour la majorité d’entre nous. Le but de Nicolas Sarkozy : se donner plus de pouvoir, décider ce qui est bon ou mauvais pour nous. Décider au niveau de la France et au niveau mondial avec le G20. Cet homme est dangereux ! Il faut l’arrêter et lancer un grand débat citoyen sur le devenir de la France, de son organisation, et des réponses à apporter aux attentes et préoccupations du peuple.

Jean-Marc Coppola
Président du groupe communiste et partenaires
de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Conseiller municipal de Marseille

 

Le OUI irlandais scelle-t-il l’avenir de l’Europe ?, par Jean-Marc Coppola

Un « OUI » arraché
Pour que le traité de Lisbonne entre en vigueur, les 27 pays de l’Union européenne doivent l’approuver à l’unanimité. Le 2 octobre dernier, le référendum organisé en Irlande aurait pu rendre caduc ce traité si le « non » l’avait emporté comme en juin 2008. Or tout le monde connait le résultat, le « oui » a été arraché. Arraché car il ne peut être assimilé à une acceptation de l’Europe libérale par le peuple irlandais qui souffre gravement des effets dévastateurs du libéralisme avec un chômage et une précarité élevés. La délocalisation de la multinationale Dell de l'Irlande vers la Pologne, laissant sur le carreau 1900 salariés, avec la bénédiction de Bruxelles en est une illustration.
Promesse d’aides financières, menace d’isolement du pays, utilisation de l’argent public pour une campagne d’influence dans laquelle des patrons se sont mouillés, jusqu’au Président de la Commission européenne. Tout y est passé dans l’artifice de pressions indignes, de mensonges et même de chantage.

Ce traité ne répond ni aux attentes des peuples ni à la crise
Avec ce résultat les dirigeants européens partisans du « oui », ne sortent pas grandis. Ils se disent soulagés, mais pas plus ce référendum que l’approbation récente par la Pologne, ne règlent la situation des peuples européens. Ce traité empêche même de répondre correctement à la crise économique et financière.
En effet la concurrence libre et non faussée, la liberté de circulation des capitaux et la recherche de rentabilité financière dans toutes les activités de la société continueront d’enfoncer l’Europe dans une crise aux effets catastrophiques pour les peuples européens et pour la planète entière.
Ainsi, entrée en vigueur du traité de Lisbonne ou pas, l’avenir de l’Europe n’est pas définitivement et unilatéralement écrit. Le référendum irlandais ne ferme pas la perspective d'un combat pour un progrès de civilisation. L’heure est plus que jamais à la résistance et à l’ouverture d'un changement profond de modèle européen, d'un changement de sens, de finalité de la construction européenne.

Les peuples européens peuvent agir sur la Stratégie de Lisbonne en 2010
De fortes angoisses montent sur fond d’inégalités et d’injustices sociales et fiscales.
Les actions citoyennes pour retrouver, maintenir et rénover des services publics de grande qualité, dans les domaines de la poste et des télécommunications, du ferroviaire, de l’énergie…à l’opposé de l’économie de marché où « la concurrence est libre » et de la guerre économique sont des points d’appui essentiels.
Elles posent en fond la nécessité d'un nouveau traité élaboré démocratiquement qui dessine une Europe de justice sociale, de progrès social, solidaire, féministe, écologique et pacifique, une Europe-levier pour changer le monde.
La Stratégie de Lisbonne arrive à son terme en 2010. Assise sur la « compétitivité », la guerre économique et l’augmentation de la productivité apparente du travail, cette stratégie est une véritable machine de guerre contre l’emploi industriel européen. Elle inspire toutes les réformes antisociales dans les pays membres de l’UE et les Chefs d’Etat ne vont pas manquer de la prolonger et de l’accentuer.
C’est l’occasion d’imposer une évaluation publique de cette Stratégie, en associant les acteurs sociaux. C’est l’occasion que s’expriment les exigences nécessaires en prenant appui sur le travail que le Front de gauche engage avec les Ateliers.

Jean-Marc Coppola,
président du groupe communiste et partenaires à la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
conseiller municipal de Marseille
membre de la coordination nationale du PCF, en charge des enjeux européens

 

Lettre du groupe communiste et partenaires à Michel Vauzelle

Marseille, le 24 septembre 2009

__Monsieur le Président,

Cher Michel,__

Après ton invitation à gravir la montagne de Lure le dimanche 11 octobre, lancée lors du séminaire de la majorité du 5 septembre, je te livre l’état de la réflexion du groupe communiste et partenaires et me permets de te faire une suggestion.

Cette initiative, dont ce n’est pas la première édition, est à placer dans un contexte différent des précédentes.

Tu sais très bien qu’aujourd’hui, la préparation des élections régionales est au centre des préoccupations de la plupart des formations politiques, de droite comme de gauche.

Tu sais très bien également quelle l’interprétation sera faîte, par l’opinion publique, les médias mais aussi les militants de nos partis respectifs, de cet acte à la symbolique forte.

Or, tu n’es sans doute pas sans ignorer que la stratégie de rassemblement qu’adoptera le Parti communiste français pour les élections régionales de mars 2010 est totalement liée au débat sur le projet que nous souhaitons engager avec l’ensemble des forces de gauche et du mouvement social. C’est le 24 octobre que le conseil national du PCF rendra publique son offre politique nationale à toute la gauche.

C’est pourquoi, pour ne pas desservir la gauche et laisser le temps au débat public d’avancer, nous te proposons de reporter l’ascension de Lure.

Cette décision raisonnable ne pourrait que servir notre ambition commune : empêcher la droite de reconquérir notre région et poursuivre notre action résolument ancrée à gauche, porteuse d’espoir et d’alternatives face à la crise et à la politique du gouvernement.

Enfin, je propose que, pour montrer notre volonté de résistance à la politique gouvernementale, la Région participe à la réussite de la consultation citoyenne sur le projet de privatisation de la Poste, en ouvrant ses portes (celles de l’Hôtel de Région et de ses antennes départementales) pour inviter et accueillir les citoyennes et les citoyens à se prononcer.

Jean-Marc Coppola,

Président du groupe communiste et partenaires

Président du CRT

Conseiller municipal de Marseille

 

Hubert Falco : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, par Jean-Marc Coppola

Hubert Falco pourra au moins en plaisanter avec son ami Jacques Chirac : il est l’homme qui a dit non à Sarkozy. C’est bien là son seul mérite. Malgré l’insistance du président de la République pour le pousser dans la bataille des régionales, le secrétaire d’Etat à la défense et maire de Toulon, a sans doute estimé sa mission trop périlleuse. Et comme dit l’aphorisme : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ! Mais rien à voir avec la règle de non-cumul de mandat entre une présidence de région et un portefeuille ministériel, imposée par le président de la République : Hubert Falco affirme qu’il ne peut tout simplement pas renier ses engagements pris avec les Toulonnais ! On peut également comprendre que Monsieur Falco n’ait guère d’enthousiasme à défendre l’action de son gouvernement contre la crise, dans une région où les faux plans sociaux, les mises en liquidation judiciaire d’entreprises viables et le chômage forcé cachent mal le laisser-faire de l’Etat face au patronat et actionnariat en quête de rentabilité maximale. Mais Hubert Falco restera surtout dans les mémoires de l’histoire politique récente comme le secrétaire d'État aux personnes âgées de la tragique canicule de 2003, l’inventeur du lundi de Pentecôte travaillé gratuitement ou encore le promoteur du tracé des métropoles de la LGV PACA qui promet des ravages économiques et environnementaux dans le pays toulonnais. Trois médailles difficiles sans doute trop difficiles à assumer pour battre campagne dans une région où le bilan de la gauche est apprécié par de nombreux acteurs du territoire. Dès la décision de Monsieur Falco rendue publique, deux postulants ont fait acte de candidature : deux députés des Bouches-du-Rhône, Bernard Deflesselles et Guy Teissier. Chacun, affirmant bénéficier du soutien des parlementaires UMP de la région et des responsables de la majorité présidentielle… En tout état de cause, le vrai enjeu de ces régionales sera de répondre aux attentes des habitants de Provence Alpes Côte-d’Azur et que les régions soient des lieux de démocratie qui rompent avec les logiques libérales, en prenant appui sur les luttes sociales

Jean-Marc Coppola, Président du groupe communiste et partenaires de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur

 

Les droits des enfants ont toujours besoin d'un défenseur, par Eliane Guigo

Le gouvernement annonce la suppression du poste de Défenseur des droits des enfants, l’année du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. A l’heure où le droit à l’éducation, la santé, le logement …. demeurent à conquérir - y compris dans notre pays - à l’heure où des enfants de sans-papiers vivent des situations indignes, supprimer un outil démocratique au service des enfants est un déni et un recul. La Convention internationale des droits de l’enfant énonce des droits et dresse un bilan annuel rendant compte du respect de ces droits et de leur mise en œuvre. Pour la troisième fois depuis 1989, la France est passée « en jugement » devant le comité des experts de l’ONU pour rendre compte de son respect de la Convention internationale sur les droits de l’enfant. Si des avancées ont eu lieu avec notamment la loi sur le handicap de 2005, dans le même temps on entend réécrire le droit pénal des enfants pour privilégier la sanction. S’il fallait un code, il devrait toucher tous les aspects du statut de l’enfant. Le poste de Défenseur des droits des enfants doit être maintenu ; la convention internationale des droits de l’enfant doit être mise en œuvre.

Eliane Guigo, conseillère régionale, présidente de la commission Jeunesse et Vie Associative.

 

Contre le démantèlement de la formation professionnelle, par Bernard Barbagelata

Le président de la République et son gouvernement bousculent le calendrier parlementaire en rajoutant une session extraordinaire la troisième semaine de juillet, se poursuivant deux semaines en septembre. A l’ordre du Jour, parmi le lot des textes examinés à la va vite et dans l’épuisement général, fin juillet ou début septembre, le gros dossier de la formation professionnelle et celui du travail le dimanche. Parmi les mesures envisagées : le début du démantèlement de l’AFPA, avec le transfert des personnels de l’Orientation AFPA vers Pôle Emploi, pour application au printemps 2010. Avant même le vote, la « stratégie » semble déjà actée par le Directeur général de l’AFPA nationale, qui réunit à Lyon les dirigeants (Convention des 1000), le 29 juin et 30 juin pour leur exposer « son » projet. Le personnel a décidé de réagir, de soutenir et d’interpeller les cadres ainsi pris en otage, en appelant à une grève nationale le 29 juin, assortie d’une manifestation pour tous ceux qui le peuvent, à 10 heures, devant le Centre des congrès de Lyon. Le groupe communiste et partenaires de la région PACA réaffirme son soutien vis-à-vis de ce service public national qu’est l’AFPA pour la formation des adultes, qui depuis des décennies a été bâti pour prendre en compte l’ensemble du parcours et des difficultés des adultes en formation continue. C’est sur cet exemple et sur ce savoir-faire existant que doit se modéliser un service public, au plein sens du terme, de la formation tout au long de la vie. A l’heure où les Régions mettent en place les unes après les autres des services publics régionaux de la formation professionnelle, où se pose en grand la conquête d’un véritable service public national de la formation professionnelle continue, le gouvernement entend au contraire priver les Régions, mais surtout les salariés et les demandeurs d’emploi, de tout outil public, quelle que soit son efficacité prouvée, au profit de la délégation de service public à des organismes privés (qui pourront récupérer les milliards de la formation professionnelle), de la mise en concurrence et de la segmentation des formations. Les élus communistes de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur appellent à une large mobilisation car tous les salariés et futurs salariés et tous ceux qui ont bénéficié des formations et du suivi de l’AFPA sont concernés par la marchandisation de la formation ! Mobilisons-nous pour réclamer au contraire que les salariés obtiennent de nouveaux droits pour participer aux choix qui les regardent au premier chef, en matière de formation professionnelle, dans les entreprises, dans les organismes collecteurs, dans les instances publiques.

 

Les postiers, les usagers et le service public ne méritent pas un tel mépris, par Jean-Marc Coppola

Depuis le 12 mai, les facteurs du 14ème arrondissement sont grève. Ce mouvement, légitime puisqu’il ne fait que défendre la conception même d’un service public, ne peut rester sans réponse ni écoute de la part de la direction de la Poste.

Ils et elles sont en grève car ce sont des personnes responsables, attachées à leur métier, attaché à un service public postal de qualité. Ils et elles sont en grève car il ne veulent pas que les habitants de ces quartiers populaires reçoivent le courrier un jour sur deux, au profit de la rentabilité financière.

Je ne peux accepter en tant qu’élu une réorganisation qui rompt avec ce que doit être le service public, à savoir : permettre un traitement équitable de tous les usagers, quel que soit leur lieu d’habitation et de conditions sociales.

Aucun élu de la République ne peut d’ailleurs accepter la situation actuelle. C’est pourquoi je demande à l’ensemble des premiers dirigeants de nos collectivités, de la Ville à la Région, en passant par le Département et la Communauté urbaine, d’intervenir auprès de la direction de la Poste pour que reprenne le dialogue social et pour que soit trouvée une issue à un conflit qui n’a que trop duré.

 

Hôpitaux publics de Marseille : ni les moyens, ni l’ambition

Lors du conseil d’administration de l’AP-HM, Jean-Marc Coppola (PCF), qui y siège en tant que représentant de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, a voté contre le budget 2009 ainsi que contre le plan global de financement pluriannuel 2009-2014. Un vote partagé par les représentants CGT et CFDT des personnels.

En revanche, et malgré un débat consensuel sur les dangers de la loi Bachelot, la motion demandant son retrait, proposée par Jean-Marc Coppola a été rejetée par la majorité des administrateurs de l’AP-HM, son président Jean-Claude Gaudin en tête.

En dépit d’un budget prévisionnel présenté, une fois de plus, en déficit (de 45,6 millions d’euros), le discours du maire de Marseille n’a pas changé d’une virgule. Tout en faisant mine de se préoccuper de l’avenir de l’accès de tous à des soins de qualité, le premier magistrat, haut responsable de l’UMP, refuse toujours d’admettre la réalité : la casse du service public hospitalier.

Jean-Marc Coppola a dénoncé les restructurations qui visent à diminuer les moyens humains et, plus largement, la politique du gouvernement en matière santé : instauration des franchises médicales, augmentation des catégories de médicaments non remboursés, la fermeture de services hospitaliers de proximité…

L’élu communiste a également demandé à Jean-Claude Gaudin d’intervenir auprès du gouvernement pour que l’AP-HM obtienne des moyens supplémentaires de l’Etat, qui en a la capacité vu les aides octroyées aux banques et aux entreprises.

 

Réparation navale : arrêtons le mépris et faisons de la politique, par Jean-Marc Coppola

          ++Déclaration de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires au Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et conseiller municipal de Marseille++

Comme les élus communistes de la Région l'ont suggéré depuis le début du conflit à l'UNM, le 16 mars prochain se tient un Conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Marseille.

Après plusieurs semaines de tension - dont la responsabilité incombe entièrement a la direction et particulièrement au groupe Boluda qui a décidé de quitter Marseille – voici enfin une décision responsable qui s'apparente a la table ronde que nous demandions, puisque les principaux acteurs du Port s'y retrouvent.

Cette réunion peut redonner de l'espoir à condition qu'il en sorte des perspectives d'avenir pour l'ensemble des activités portuaires de Marseille, à commencer par la réparation navale.

Pour cela, il faut, à mon sens et avant tout, une volonté politique de développement. C'est-à-dire la volonté de créer les conditions d'une reprise industrielle a l'instar de ce qui s'est réalisé, avec succès, avec Netcacao, après le départ injustifié de Nestlé.

Les commandes existent, les moyens humains, matériels et financiers aussi. Sur ce dernier point, l'Etat, si prompt à aider les banques, doit avoir un rôle essentiel.

Cela signifie également que personne ne vienne troubler un nouveau projet de développement industriel et commercial. Autrement dit, que ceux qui ont envie d'en découdre avec les salariés qui sont jetés comme des Kleenex partent de la place de Marseille comme l'a fait Boluda.

Les salariés doivent être respectés et considérés, tout comme leurs représentants syndicaux. Que ceux qui manient l'injure, comme on a pu l'entendre ces derniers jours, pour mieux cacher leur responsabilité dans la préférence de la rentabilité financière, sachent que pour l'opinion publique les voyous sont bien identifiés : ce sont les Boluda et compagnie qui jouent avec 400 familles.

Il est hors de question de voir réapparaitre Boluda, même masqué derrière un nouveau projet, puisqu'il s'assoit sur le droit français, adule la concurrence libre et non faussée et pratique le dumping social avec ses conséquences graves non seulement au plan social mais aussi au niveau de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité de la réparation navale indispensable pour le Port et l'économie régionale.

Coppola_2__.JPGPrenons au mot les déclarations qui se multiplient au plus haut niveau de l'Etat : « il ne peut y avoir de développement économique sans une industrie forte ». Ce doit être l'impulsion que doit donner le Préfet, représentant l'Etat, pour que l'ensemble des acteurs de la place portuaire aille dans ce sens.

La paix sociale est a ce prix.

 

LGV PACA : "Il y a urgence à décider et non à polémiquer !", par Jean-Marc Coppola

Déclaration de Jean-Marc Coppola, président du groupe Communiste et Partenaires de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Le 12 février prochain, Jean-Louis Borloo, ministre de l’aménagement du territoire et du développement durable, annoncera le choix du tracé de la ligne grande vitesse (LGV) en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Souhaitons que ce ne soit pas encore un effet d’annonce, car cela fait 20 ans que ce choix aurait dû être fait. 1989, au moment où le choix du TGV Méditerranée a été arrêté, la branche Nice a été abandonnée du fait des oppositions.

Depuis 2001, date de la mise en service du TGV Med que personne ne conteste, c’est un véritable succès au regard de l’explosion du nombre de voyageurs et Marseille renaît et la Provence est dynamisée.

La Région paie cher ses retards, particulièrement dans le domaine des transports, et nous le paierons encore plus cher si nous restons passifs face à la croissance démographique actuelle et à venir.

Il a par exemple fallu dix ans pour arriver à faire circuler de 250 à 700 TER par jour, grâce à la volonté politique de l’exécutif de gauche élu depuis 1998.

Merci à la droite régionale de l’époque qui, par son manque de courage à construire et moderniser des lignes (Pertuis-Aix, Cannes-Grasse, Cannes-Nice, Marseille-Aix, …), avait laissé notre territoire dans un état de désuétude.

Merci à la droite au gouvernement qui ne cesse de mettre des bâtons dans les roues de la majorité de gauche régionale qui a l’audace de vouloir créer des voies supplémentaires entre Marseille-Aubagne, Cannes-Nice et poursuivre le TGV vers Nice et l’Italie.

Merci à cette même droite gouvernementale qui supprime des moyens humains à la SNCF, avec, comme conséquence inévitable, la dégradation de la qualité du service public que la Région commande à cette entreprise pour les déplacements journaliers.

Pour décider, le gouvernement peut s’appuyer sur le profond débat public qui a été organisé.

Ce débat n’a pas choisi un tracé particulier mais il a conclu sur la nécessité de la ligne LGV PACA. A présent, le gouvernement doit avoir le courage de trancher au vu de toutes les informations qu’il possède.

Pour débuter l’année 2009, le nouveau Président du Conseil général des Alpes-Maritimes s’est positionné pour le tracé de la LGV PACA le long de l’autoroute A8. Dans quel but l’a-t-il fait ?

Simple prise de position ? Etait-il en mission du ministre pour voir les réactions en Provence qui ne se sont d’ailleurs pas faites attendre ? Provoquait-il lui-même qui, dans le même temps, souhaite développer le rail, fustige les cheminots grévistes et appelle à durcir le service minimum (loi inefficace autant qu’inutile) ? Toujours est-il que rien ne serait pire que la politique de l’autruche.

S’il y a débat, débattons, argumentons mais surtout surmontons les contradictions car nous sommes convaincus que les inquiétudes des populations concernées peuvent être prises en compte et dissipées.

Nous le disons à nouveau, les élus communistes de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur sont pour une ligne à grande vitesse qui rejoigne l’actuelle ligne à partir de l’agglomération marseillaise, qui longe l’autoroute A8 vers Nice et l’Italie.

Nous pensons que c’est le bon tracé pour desserrer l’étau du littoral et oxygéner notre Région où 80% de la population vivent sur 20% du territoire.

Il est urgent de créer une infrastructure propre, en liaison avec les TER, les agglomérations, les villages, car notre Région possède des infrastructures dépassées, obsolètes et dangereuses pour son harmonie, le bien vivre et le développement économique et social.

Nous ne pouvons pas ainsi laisser dire le maire d’Aix-en-Provence que le TGV serait un moyen de transport antiéconomique et anti-écologique. Prend-elle au moins le train avant d’avancer de telles balourdises ?

Nous ne cesserons de répéter qu’en matière de tracé, il n’est pas souhaitable de faire de la surenchère et qu’il est urgent de se mettre du côté de l’intérêt général, afin de désenclaver notre Région. Nous devons également penser aux futures générations avec lesquelles nous partageons le désir de transports alternatifs à la route, source de pollutions et d’insécurités.

Tous ensemble, donnons-nous tous les atouts en exigeant le tracé le plus réaliste financièrement et connecté au réseau TER de notre région.

Que les élus de gauche comme de droite, présidents d’exécutifs et parlementaires, soient cohérents à Paris et dans leurs villes et départements pour - finir les travaux de la troisième voie littorale dans le 06 et ceux de la troisième voie Aubagne – Marseille ; - poursuivre la modernisation d’Aix–Marseille dont la 1ère phase vient d’être mise en service ; - réaliser la liaison Avignon TGV – Avignon Centre – Carpentras ; - rouvrir la ligne Carnoules – Gardanne au service Voyageurs ; - réaliser la liaison Digne – Saint-Auban et moderniser le Val de Durance ; - engager les études de la percée ferroviaire sous le Mont Genèvre.

Tous ces dossiers inscrits au précédent Contrat de Plan et au Contrat de Projet 2007 – 2013 sont complémentaires à l’axe LGV qui structurera les déplacements longue distance pour les habitants de notre région.

Il est urgent de ne pas rater une deuxième fois l’aménagement durable de nos territoires, dans le respect des populations et de l’environnement, et de ne pas pénaliser les habitants de notre Région.

Le gouvernement doit prendre une décision, de bon sens pour l’avenir, pour le désenclavement et le développement de Provence Alpes Côte d’Azur.

Marseille, le 21 janvier 2009

 

Réaction aux propos du président du CG des Alpes-Maritimes

Conflit à la SNCF : les élus communistes régionaux des Alpes-Maritimes répondent à Eric CIOTTI, président du Conseil général du 06.

A propos du conflit qui oppose les cheminots à la direction régionale de la SNCF et qui pénalise lourdement les usagers, Monsieur Eric CIOTTI s’en prend, dans Nice Matin du 16 janvier 2009, à la politique de la Région Provence Alpes Côte d’Azur et à ses élus.

Marquons les véritables responsabilités. La Région PACA, sous l’impulsion de Michel VAUZELLE et de Gérard PIEL, a développé très fortement l’offre de transport ferroviaire depuis 10 ans : modernisation et ouvertures de lignes, mise en circulation de nouveaux trains, doublement de l’offre de transport…

Malheureusement, la SNCF, qui est l’opérateur devant assurer la circulation des TER, subit les orientations du gouvernement qui ont conduit à la suppression de nombreux postes de cheminots depuis des années. Cette politique, rappelons-le, est soutenue activement par les barons du département, Messieurs CIOTTI et ESTROSI. Conséquence de l’austérité gouvernementale : là où il y a plus de trains, il y a moins de cheminots pour la conduite, l’entretien et la sécurité.

Nous souhaitons vivement que Monsieur CIOTTI et les autres parlementaires UMP du département des Alpes Maritimes accordent à la SNCF tous les moyens pour une gestion répondant aux attentes des usagers et des cheminots au lieu de laisser s’enliser une situation insupportable pour tout le monde.

Nice, le 16 janvier 2009

Gérard PIEL
Vice-président du Conseil Régional PACA délégué aux Transports

Eliane GUIGO
Présidente de la Commission Jeunesse et Vie Associative du Conseil Régional PACA

Adeline MOUTON
Vice-présidente de la Commission Solidarités, Santé du Conseil Régional PACA

Pierre BERNASCONI
Vice-président de la Commission Finances du Conseil Régional PACA

 

Paix, justice et respect du droit international à Gaza, par Jean-Marc Coppola

Déclaration de Jean-Marc Coppola, président du groupe Communistes et partenaires de la région PACA.

Depuis près de trois semaines, l’armée Israélienne a engagé une violente et massive intervention sur le territoire palestinien de Gaza qui a provoqué la mort de plusieurs centaines de Palestiniens dans leur majorité des civils et parmi eux de nombreux enfants.

Cette situation gravissime et intolérable doit être arrêtée au plus vite. Plus rien ne fonctionne d’un point de vue humanitaire et social. L’intervention militaire, contre le peuple palestinien et celui de Gaza et la violation du droit international doivent cesser.

L’ONU a demandé l’arrêt des combats et exprime sa réprobation quant à certaines pratiques et faits militaires.

L’attitude de l’Union européenne et de la France en particulier témoignent d’une complaisance dans le sens où elles portent une lourde responsabilité à ne pas vouloir exercer de pression sur Israël pour que cessent les combats.

Cette violation du droit international par Israël aggrave de façon inédite la situation et les injustices dans cette région et dans le monde.

Les élus communistes et partenaires exigent que le droit international soit respecté et que les résolutions de l’ONU s’appliquent. Ils sont solidaires de la population de Gaza et du peuple palestinien aujourd’hui martyrisés.

Dans la Région Provence Alpes Côte d’Azur, les élus communistes et partenaires œuvrent dans le cadre de la politique de la majorité, pour la promotion d’une culture de paix en méditerranée et dans le monde, pour le développement de coopérations et de liens de solidarité à travers des accords de coopération avec le Gouvernorat de KHAN YOUNIS territoire palestinien, ou d’HAÏFA en Israël.

Les élus communistes et partenaires proposent que la Région renforce ces coopérations particulièrement dans les territoires qui en ont le plus besoin et prenne des initiatives pour l’arrêt de l’intervention militaire.

Dans ce sens, ils proposent que soit déployée sur le fronton de l’Hôtel de Région une banderole exprimant « La Paix, La Justice et le Respect du Droit International pour les Peuples du Proche Orient »

Nous sommes tous "citoyens du monde"vet cet affichage inviterait la population dans sa diversité à intervenir pour la paix, comme c’est souvent repris dans cette période de vœux.

Les élus communistes et partenaires désapprouvent toute représentation de l’institution régionale dans des initiatives qui bafouent les pratiques laïques et républicaines.

C’est dans ce sens qu’ils estiment que la présence des élus et forces de gauche dans les rassemblements pacifiques sont la garantie de la laïcité et contribue au recul des intégrismes et des communautarismes.

Les élus communistes et partenaires appellent à soutenir toutes les forces de paix palestiniennes et israéliennes qui luttent pour la cohabitation pacifique de deux Etats au Proche-Orient et appellent de leurs voeux la création imminente d’un Etat sur les frontières de 1967 et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés Palestiniens.

Marseille, le 15 janvier 2009

 

Texas instrument doit revoir sa copie !

Le groupe Texas Instrument a annoncé la suppression d’un tiers de ses effectifs en France. Le site de Villeneuve Loubet sera fortement touché avec le projet de près de 300 suppressions de postes.

Les élus communistes régionaux ont vivement réagi à cette annonce.
"Le principal argument invoqué par la direction de Texas Instrument France, est la baisse du bénéfice net de 26% au troisième trimestre portant ce dernier à 563 millions de dollars. Il n’y a pas de quoi mettre l’entreprise sur la paille. Mais la direction de Texas Instrument souhaite avant tout répondre aux attentes des actionnaires au détriment de l’emploi."
Les élus poursuivent en réaffirmant "qu'avec le plan de Texas Instrument les salariés sont considérés comme de simples variables d’ajustement. Au niveau national Nicolas Sarkozy et son gouvernement multiplient les déclarations de bonnes intentions tout en affirmant ne pas pouvoir faire grand-chose face aux licenciements. Par contre pour sauver le système financier le Président de la République a su faire preuve d’énergie et de volonté en sacrifiant plus de 360 milliards d’euros pour les mettre au service des banques."
Les élus communistes au Conseil régional refusent la logique imposée par les actionnaires de Texas Instrument.
Pour faire face aux évolutions du secteur des nouvelles technologies, la priorité doit être donnée à la formation des salariés et à l’investissement dans la recherche-développement.

 

Nous voulons la LGV !

LGV2.JPGLa Ligne Grande vitesse devant relier le réseau actuel à Nice et à l’Italie est un projet en panne depuis vingt ans.
Depuis quelques mois, il a connu un rebond. Plusieurs tracés ont été étudiés pour n’en retenir que deux. RFF et la SNCF sont prêts à s’engager. Mais nombreux sont celles et ceux qui aimeraient voir ce projet échouer une nouvelle fois.
Il serait irresponsable pour les générations futures, pour l’environnement pollué de notre Région, de ne pas engager ce chantier indispensable et alternatif à la route.



Les enjeux de la LGV

  • Désenclaver les Alpes Maritimes, mais aussi une partie du Var et des Alpes de Haute Provence.
  • Accroître les infrastructures alternatives au tout automobile, cause principale de la pollution, de l’insécurité routière…
  • Proposer un mode de transport propre, sûr et efficace pour les voyageurs.
  • Dynamiser l’arc méditerranéen entre Barcelone, et Gênes.
  • Envisager le transport de marchandises par train à grande vitesse (en particulier la nuit) pour en finir avec les camions qui traversent la Région et la France.

Deux tracés ont été retenus ...mais un seul tracé est pertinent !

Le tracé des métropoles, passant par Marseille et Toulon. Il rallonge assez nettement le temps de parcours pour arriver à Nice et coûte trois milliards d’euros plus cher que l’autre.
Le tracé le long de l’A8. Il permet de désenclaver nos territoires et d’en finir avec cette concentration impossible des populations et des activités sur le littoral.
Il n’empêcherait pas le TGV d’arriver à Marseille et Toulon, comme c’est déjà le cas. Il permettrait de revitaliser un réseau de transports efficace dans l’arrière pays varois et entrerait dans la dynamique de la gare d’Aix TGV, en liaison avec l’aéroport, qu’utilisent déjà de nombreux habitants de la métropole marseillaise.

Comment la financer ?

La LGV est un investissement de long terme, elle répond à un enjeu national et européen. L’Etat et l’Europe doivent y prendre toute leur place.

Les bouleversements

Si la LGV est une nécessité, elle ne doit pas se faire n’importe comment mais dans une pleine concertation avec les populations concernées par le tracé. Il doit être étudié dans le détail. Passer le long du couloir de l’A8 est déjà en soi une solution permettant de limiter les effets collatéraux. Mais nous sommes à l’offensive pour que les dédommagements offerts à celles et ceux qui devront céder des terrains soient à la hauteur. Cela pourra être le cas, comme ça l’a été dans la Vallée du Rhône. Se mobiliser pour faire échouer ce projet, risque d’être lourd de conséquences pour l’avenir et l’intérêt général. Equiper notre Région d’une ligne à grande vitesse est une chance.

Alors mobilisons-nous plutôt positivement pour la LGV. Pour que ce projet soit le nôtre, pour qu’il tienne compte de ce que nous dirons.

 

74 chantiers de jeunesse en PACA

GuigoChaque année, les chantiers de jeunesse connaissent dans notre Région un vif succès. Le Conseil Régional, principale collectivité financeuse consacre un budget de 400 000 euros aux 74 chantiers essaimés à travers la région PACA. "Des jeunes, étrangers et français, de toutes origines géographiques, sociales, se retrouvent pour donner à la fois de leur temps dans des projets et mieux se connaître et se comprendre", explique Eliane Guigo, Présidente de la commission jeunesse, vie associative.
Remise en état de canaux d'irrigation, restauration d'une bergerie communale, sauvegarde de ruines, création d'un four solaire... Sur le site de Tende, de Neige et Merveilles, par exemple, un immense chantier de rénovation rassemble depuis plusieurs dizaines d'années des bénévoles. De nombreux projets sont en route.
414 jeunes des Alpes-Maritimes se sont engagés dans ces chantiers, soit 5100 journées de travail au total. Pour Eliane Guigo, "une aventure loin des sentiers battus".

 

N'expulsez pas notre frère

expulsionweb.jpgCe samedi 19 juillet 2008, El Hocine KARMAOUI a tenté de fausser compagnie aux policiers qui l'accompagnaient vers l'avion en partance pour le Maroc depuis l'aéroport de Marignane. Pour lui, c’était un réflexe de survie. La violence avec laquelle a été traité cet homme, ce travailleur, notre frère d’humanité, ne peut que choquer. C'est ce que Jean-Marc Coppola a expliqué au Préfet des Bouches-du-Rhône dans un courrier, suiite à l'alerte lancée par le Réseau Education Sans Frontières.
El Hocine KARMAOUI est venu en France depuis le Maroc, il y a 20 ans de cela. Il avait alors 24 ans et le désir de trouver une vie meilleure. "Il n’était pas le seul, et l’on connaît les responsabilités que porte notre pays, au travers de la colonisation, dans les carences de développement des pays du Maghreb", écrit Jean-Marc Coppola. "Pendant 20 ans, il a travaillé dur dans le bâtiment ou la réparation automobile sans jamais réussir à obtenir le droit de travailler que donne le titre de séjour. Il a vécu avec un salaire indécent, dans un logement inadéquat, mais il a vécu ici, tissé des liens ici, fait sa vie ici. Avec nous. Quand on quitte sa terre natale, on est partout un étranger, on en ressent toujours une douleur. Mais El Hocine KARMAOUI est désormais d’ici, car c’est ici qu’il a construit sa vie."
Aussi, il demande au Préfet de bien vouloir reconsidérer sa situation "afin que la République ne se rende pas coupable d’avoir sciemment provoqué un drame humain comme il en existe trop dans notre monde".

 

Une usine à Gaz en PACA ?

GhendoufPrivatisation d’EDF + Fusion GDF-SUEZ = Usine à Gaz en PACA ? Dans un communiqué, Karim Ghendouf, conseiller régional délégué à l'énergie s'interroge. "La fusion GDF Suez, opérée le 16 juillet, va permettre aux actionnaires privés de mettre la main sur un fleuron industriel public pour le mettre au service de la satisfaction des exigences de rentabilité financière, reproche-t-il. En aucun cas elle ne répondra aux défis de sécurité d’approvisionnement de notre pays, dépourvu de ressources gazières, d’une maîtrise du prix en adéquation avec le pouvoir d’achat des français et des nécessités de développement économique durable de nos territoires." La fusion GDF-Suez fait craindre le pire quant à l'avancée des projets en cours. En effet, dans un tel contexte, que pèsera l’intérêt général de nos concitoyens ?
Usine___gaz.jpg"En Région PACA, l’arrêt du projet de ligne très haute tension Boutre-Broc-Carros contraint à des délestages massifs, qui sont un handicap majeur pour les habitants de l’Est de la Région, explique-t-il. Le démantèlement du service public de l’énergie ne peut que provoquer les plus grosses inquiétudes, notamment pour la sécurité de l’approvisionnement de notre Région. Dans un contexte d’affaiblissement d’EDF, de désengagement de l’Etat, la nouvelle entité GDF-Suez, va chercher à vendre une nouvelle marchandise pour contenter ses actionnaires." En l’espèce : l’idée circule d’une unité de production d’énergie à base de gaz naturel. Nous risquons d'entrer dans une course vers systèmes de production d’énergie uniquement rentables sans aucune cohérence et irrespectueux de l’environnement. "L’heure n’est pas au gaspillage des ressources naturelles, s'insurge Karim Ghendouf. L’enjeu énergétique ne peut pas être abordé de cette façon, dans une logique du rendement maximum dont nous connaissons les ravages."
«On ne viendra pas à la privatisation, c’est clair, simple, net. Il n’y aura pas de privatisation d’EDF et Gaz de France, c’est clair, c’est simple, c’est net », jurait Nicolas Sarkozy 6 avril 2004. Une fois encore, il vient de fouler aux pieds l’engagement pris. Une fois encore, les intérêts des actionnaires sont privilégiés au détriment des citoyens, des salariés, du pays. Comme lors de la privatisation des autoroutes, le détournement de la gestion public de l’énergie aux profits d’actionnaires rentiers est inacceptable, ce n’est pas le grenelle de l’environnement, c’est le grenelle des rentiers. Le réchauffement de la planète et l’épuisement des ressources imposent une politique énergétique responsable. Cette responsabilité implique la maîtrise des biens communs à l’humanité. Cette maîtrise pourrait, notamment, s’incarner dans un puissant service public européen, impulsant des coopérations industrielles. La France dispose d’une expérience et d’un savoir-faire qui rendent crédible cette perspective, qui en garantissent l’efficacité alors que les politiques de déréglementations se sont toutes traduites par des échecs et des factures salées pour les consommateurs.

 

Tous ensemble pour Netcacao et Saint-Menet !

Coppola_2__.JPGJean-Marc Coppola, Président du groupe communiste et partenaires au Conseil Régional et Conseiller Municipal de Marseille s’est adressé au Préfet de Région, à cinq ministres et à quatre présidents d’exécutifs de collectivités concernées par la situation de l’entreprise Netcacao et du site de Saint-Menet à Marseille*.


Netcacao.JPG

  • Concernant Netcacao, il estime que la phase actuelle « nécessite vigilance et engagement pour ne pas voir les acquis réduits à néant ». Netcacao a repris une partie des activités de l'unité de production de Nestlé à Marseille, suite à une lutte exemplaire des salariés soutenue par une forte mobilisation populaire. Il n'est pas question que nous jouions des histoires où c'est toujours la multinationale qui gagne à la fin. Pour lui : « l’Etat et les collectivités doivent jouer tout leur rôle afin de s’assurer du respect des engagements pris dans la convention Etat-entreprise, que des médiations voient le jour pour les litiges relevant des aléas de sa mise en œuvre. La pérennité de Netcacao et de ses emplois est en jeu. Nos collectivités territoriales doivent à nouveau montrer publiquement leur attachement à Netcacao et à la poursuite de cette activité industrielle à Marseille. »
  • Par ailleurs, les collectivités et l’Etat participent au comité de pilotage et au comité de suivi chargés d’accompagner la revitalisation du site de Saint-Menet, « essentiel pour le développement des quartiers est de Marseille ». Jean-Marc Coppola constate que « nous sommes encore loin des créations d’emplois annoncées, notamment d’emplois industriels, ce d’autant que la majorité des quelques installations d’entreprises sur le site semble relever de déménagements d’activités plus que de création ou de développement ». Par ailleurs, il note l’apparition d’un nouvel acteur comme aménageur du site : la multinationale Goodman. Pour lui, « il s’agit d’un changement majeur » qui nécessite la réaffirmation du projet de développement. Il demande la réunion d’urgence des instances créées voici plus de deux ans.

* Il s’agit de Monsieur François Fillon, Premier ministre, Madame Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, Monsieur Luc Chatel, Secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, Monsieur Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, Monsieur Hubert Falco, secrétaire d’Etat chargé de l’Aménagement du territoire. Ainsi que de Monsieur Michel Vauzelle, Président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Monsieur Jean-Noël Guérini, Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Monsieur Eugène Caselli, Président de la Communauté Urbaine Marseille-Provence-Métropole et Monsieur Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille.

Lire la lettre envoyée au Premier ministre.

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