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Fermeture du triage de Miramas: les élus communistes demandent une table ronde

Entretien avec Jean-Marc Coppola, paru dans La Marseillaise, le 10 octobre 2009.

La Marseillaise : Vous craignez la fermeture de la gare de triage de Miramas. Pour quelles raisons ?

Jean-Marc Coppola : Ce n’est plus seulement une crainte. Lundi dernier, la direction de la SNCF a annoncé la fermeture de 8 gares de triage sur 11. Miramas ne figure pas parmi les 3 dont l’activité serait maintenue. Au-delà des aspects sociaux, soit la suppression de 400 à 500 emplois sur la région, la politique qui conduit à cette fermeture est lourde de conséquences sur l’environnement et la santé des citoyens.

La Marseillaise : Votre protestation est antérieure à cette décision dont vous signaliez la menace ?

Jean-Marc Coppola : L’annonce de l’abandon de l’acheminement des wagons isolés par la SNCF a sonné l’alarme (si besoin en était). Nous avions attiré l’attention là-dessus à l’occasion de la conférence de presse du 2 septembre avec les syndicats de cheminots, le président Vauzelle et le maire de Miramas. Sur la lancée, j’ai participé au rassemblement du 24 septembre sur l’esplanade Saint-Charles pour défendre le service public de transport ferroviaire.

La Marseillaise : Vous avez parlé d’environnement et de santé publique, n’est ce pas excessif ?

Jean-Marc Coppola : Non. On assiste en effet à un grand écart entre les intentions et objectifs du Grenelle de l’environnement et les choix opérés. C’est ainsi que lors du dernier conseil de surveillance de la Compagnie nationale du Rhône, le représentant de la direction transports du ministère annonçait que l’abandon du trafic de wagons isolés par la SNCF ne profitera pas au transport fluvial, mais entraînera la mise sur la route de 2,5 millions de camions supplémentaires. Que valent dès lors, les références au Grenelle de l’environnement et au prochain Copenhague sur la réduction des effets de serre ? D’ailleurs, les gens ne sont pas dupes. Ainsi, si l’on en croit les études d’opinion qualitatives, ils sont plus que critiques sur la taxe carbone dans laquelle ils voient surtout une attaque contre leur pouvoir d’achat, échaudés qu’ils sont peut-être par les effets de la réduction de la TVA (5,5% dans la restauration).

La Marseillaise : Pour en revenir à nos... camions ?

Jean-Marc Coppola : Nous sommes dans une région particulièrement polluée traversée par les camions pour l’Espagne et l’Italie. Mais où le conseil régional déploie des efforts importants pour développer le ferroviaire avec sa politique en matière de TER. Les choix de la SNCF et du gouvernement constituent donc un non-sens. Surtout dans une région où 80% de la population est concentrée sur 20% du territoire. Intéressante dès lors la présente à la conférence de presse du 2 septembre de Michel Vauzelle à mes côtés et à ceux des syndicats de cheminots. Parce que la collectivité ne s’en tient pas à ses seules compétences, en l’occurrence le trafic voyageurs, mais s’implique aussi, avec le trafic fret, sur l’aménagement du territoire. C’est dans ce même ordre de préoccupation que j’avais proposé que dans la réflexion sur la future LGV on inclut aussi la question du fret.

La Marseillaise : Que faire dans l’immédiat ?

Jean-Marc Coppola : M’exprimant le 24 septembre lors du rassemblement de l’esplanade Saint-Charles, j’avais fait part de mon intention de demander au préfet la mise en place d’un Comité de suivi du trafic fret en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, ce que j’ai fait en suivant par courrier. Mais sans attendre ce Comité, il est aujourd’hui urgent d’organiser une table ronde avec les syndicats de cheminots, afin d’empêcher la décision unilatérale prise par la direction de la SNCF dont les conséquences humaines et écologiques pourraient être catastrophiques.

Propos recueillis par Christian Carrère

 

La Région a une vraie pertinence et une véritable utilité

Conférence de presse du groupe communiste et partenaires

Mardi 27 janvier 2009

L'intervention de Jean-Marc Coppola

En ce début d’année, outre les vœux que nous formulons de respect du pluralisme et de la liberté de l’information, au moment où le Président de la République veut maîtriser encore plus les médias, avec son injonction dans la nomination du Président de France Télévision et ses annonces aux Etats Généraux de la presse, les élus communistes à la Région souhaitent livrer leur état d’esprit.

Renforcé de 2 nouveaux élus dans les Bouches du Rhône, Marie Françoise Palloix et Patrick Magro, à la suite de la démission d’élus de gauche à la Région du fait du cumul de mandat, le groupe compte désormais 21 élus à parité.

Décidés à poursuivre notre engagement dans la majorité, comme c’est le cas depuis 1998, nous sommes dans la phase où nous allons travailler au bilan et à l’élaboration de notre vision de l’avenir de la décentralisation et de la Région, au moment où cette décentralisation est fortement remise en cause par le Chef de l’Etat et son gouvernement.

Nous sommes décidés à poursuivre notre travail, dans la majorité et dans la singularité de notre sensibilité à l’intérieur de cette majorité.

Nous sommes décidés à continuer de jouer notre rôle utile aux populations de Provence Alpes Côte d’Azur, comme nous le faisons depuis 11 ans, dans de nombreux domaines, les transports particulièrement, la culture et les Assises qui ont été organisées fin 2008 sont une illustration de notre conception alors que c’est une politique volontariste, l’agriculture, le sanitaire et social, la jeunesse, les questions économiques, la prise en compte des Services Publics, avec des forums qui sont actuellement organisés, et pour lesquelles nous formulons une proposition depuis quelques temps : la création d’un Observatoire des SP, pour suivre l’état des SP dans notre Région et contribuer à leur efficacité.

Sur ce dernier point, je voudrais insister sur le fait que nous agissons en permanence pour non seulement les défendre, mais pour les promouvoir, alors qu’ils sont bien malmenés par la politique que mène le gouvernement. Pourtant les Services publics sont indispensables pour répondre aux besoins de nos concitoyens, mais aussi des entreprises, et les derniers évènements, les intempéries ont montré leur utilité, mais aussi leur limite quand les moyens humains, matériels et financiers ont été diminués.

On voit les problèmes que cela pose, quand ils sont défaillants. (La Poste, les hôpitaux, l’école et le service minimum, la SNCF et les TER dont le service est dégradé par l’insuffisance moyens, l’énergie et les coupures de courant trop fréquentes et importantes, par l’absence d’investissements (ligne Boutre Carros)…).

Sur tous ces services, vous trouverez l’action des élus communistes aux côtés des personnels, mais aussi des usagers, y compris pour réfléchir tous ensemble à la conception d’un Service Public digne de notre temps, ce qui signifie que nous ne sommes pas pour le statu quo, mais pour leur évolution aux besoins et aux défis de notre époque.

J’ai cité rapidement nos interventions multiples dans tous les domaines de compétences ou non de la Région. L’aménagement du territoire est une compétence de la Région et nous avons régulièrement pris position sur des sujets comme l’accessibilité de Provence Alpes Côte d’Azur.

Par exemple nous sommes positionnés depuis des années en faveur de la LGV PACA, sujet chaud sur lequel nous souhaitons que le gouvernement ne recule plus l’échéance de la décision, au risque que cette ligne ne se fasse pas avec toutes les conséquences que cela aurait au niveau de l’enclavement de notre Région.

Nous sommes à l’initiative de la proposition de création d’une Maison régionale de l’EAU, avec la mise en place récente de l’Association régionale EAU, cela dans l’objectif d’aider les élus des municipalités à passer en gestion publique de l’eau potable et de l’assainissement.

Dans le domaine du logement, sujet crucial, nous nous satisfaisons du rôle joué par l’EPFR, dont le rôle est d’aider les communes à acquérir du foncier pour construire des logements à caractère social, mais il faudrait également faire plus.

Dans le domaine de l’économie, nous avons été précurseurs avec la création d’une Commission de contrôle et d’évaluation de l’utilisation des fonds publics dans les entreprises privées. Nous n’avons pas attendu l’expression forte de la crise en septembre pour engager les entreprises à développer les productions et l’emploi plutôt que la spéculation financière.

D’ailleurs nombreuses sont les entreprises, à travers les PRIDES, et nombreux sont les salariés à être satisfaits du rôle de la Région, de soutien, d’aide, de développement. Exemple Netcacao qui a de bons résultats et qui prouve le non sens de la fermeture de Nestlé, Netcacao a un vrai potentiel de développement au niveau de l’entreprise et autour dans la vallée de l’Huveaune, où il serait judicieux d’y développer une filière de l’agroalimentaire. Sur la situation économique de notre Région, nous pensons qu’une expertise fine est indispensable pour étudier les possibles retombées et conséquences de la crise sur le tissu industriel et économique de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur . Nous proposons que le CESR utilise ses moyens et ses compétences afin d’évaluer les répercussions de cette crise sur les entreprises et sur l’emploi. Nous demandons que notre institution régionale exige du Préfet, la commande auprès de l’Insee d’une étude d’impact sur l’emploi concernant les entreprises des grand groupes, des PME et TPE jusqu’aux services publics. Nous réaffirmons que les aides régionales destinées aux entreprises soient conditionnées à la sécurisation de l’emploi, à la formation des salariés et à l’investissement. Au-delà de nos compétences et des politiques volontaristes, nous oeuvrons sur des sujets d’actualité, comme la guerre à Gaza, sur laquelle nous avons pris position. Les élus communistes ont pris part, dès le début de l’offensive militaire israélienne, aux manifestations demandant le cessez-le-feu immédiat. Nous nous sommes élevés contre la représentation de l’institution régionale dans des initiatives qui bafouent les pratiques laïques et républicaines. Nous considérons l’arrêt de l’intervention militaire comme une bonne nouvelle mais restons vigilants et mobilisés. Nous pensons qu’à présent une paix durable, garantissant le sécurité et la liberté des peuples israélien et palestinien ne peut passer que par un règlement politique du conflit. Bien entendu, nos mandats d’élus régionaux ne nous permettent pas d’aller plus loin. Cependant, nous avons fait des propositions au Président Vauzelle comme le développement des coopérations et des liens de solidarité en renforçant nos accords de coopération avec le Gouvernorat de KHAN YOUNIS, territoire Palestinien, ou d’HAÏFA en Israël, particulièrement dans les territoires qui en ont le plus besoin. Nous avons également proposé de déployer sur le fronton de l’Hôtel de Région une banderole exprimant « La Paix, La Justice et le Respect du Droit International pour les Peuples du Proche Orient ». Propositions restées lettre morte jusqu’à présent. Nous formulons aujourd’hui, un nouveau vœu : qu’une délégation d’élus de notre région, dans laquelle serait également représentée l’opposition républicaine, se rende à Khan Younis voire à Haïfa pour porter un message de paix et de solidarité et pour rendre compte, à son retour, de la situation sur place, afin d’agir encore plus efficacement sur la solidarité matérielle dont les femmes et les hommes de ces territoires ont besoin.

Pour terminer enfin je voudrais vous dire quelques mots sur la réforme institutionnelle lancée par le Président de la République, et qui a confié une mission à Monsieur Balladur de lui faire des propositions.

Nous considérons que la Région a une vraie pertinence et une véritable utilité et manifestement ça l’air de gêner le Président Sarkozy, au point de vouloir supprimer des collectivités, et des niveaux d’actions. L’attaque de fond se fait à notre sens d’ailleurs contre la démocratie.

Pourtant sur ce sujet aussi nous ne sommes pas pour le statu quo, la société évolue, les mentalités aussi, les besoins également et la situation actuelle de nos collectivités locales ne nous satisfait pas et appelle une véritable réforme. La question essentielle qui est posée à cette ambition réformatrice est : comment mieux répondre aux attentes de nos concitoyens ? Nous avons pour cela besoin d'une nouvelle avancée démocratique, permettant de créer de nouveaux rapports avec les habitants des territoires pour favoriser leur participation active à la vie de la cité. Nous avons depuis 11 ans d’ailleurs initié ici dans notre Région de nombreuses expériences de démocratie d’intervention, à l’occasion de l’élaboration des Contrats de Plan, pour les Schémas, SRDE, SRDT, le Conseil régional des Jeunes, les CAL pour les TER, les Assises de la Culture… Mais il s’agit aussi de garantir la capacité des collectivités locales : juridique et financière, à agir réellement dans le sens fixé par leurs concitoyens. Cela pose la question des moyens financiers des collectivités locales, de leur rapport à l'Etat et de leur liberté d’action. C'est pourquoi nous ne prenons pas le problème comme la lettre de mission du président de la République invite à le faire. L'enchevêtrement des compétences et la prolifération des échelons de décision, tout cela peut sauter aux yeux. Ce n'est pourtant que l'apparence du problème, pas le fond de celui-ci. Car le fond du problème est bien l'incapacité de l'Etat à accepter la démocratie locale, sa volonté persistante à vouloir organiser les collectivités locales en prestataires de service, obligées de se soumettre à un champ d’interventions. L’acte II de la décentralisation, incarné par la loi du 13 août 2004, le démontre jusqu’à la caricature. Cette loi ne simplifie pas la répartition des compétences, elle les complique, par les transferts obligatoires qu’elle a mis en œuvre (Cf. découpage de certaines compétences en matière d’éducation TOS, écoles du secteur sanitaire et social), mais en plus, elle instaure des transferts facultatifs (exemple des aéroports) ou expérimentaux (dans 7 domaines – action éco notamment) qui complexifient encore davantage le millefeuille. C’est ainsi qu’aujourd’hui les compétences des collectivités peuvent désormais être « conjointes (détenues par plusieurs titulaires), partagées (fractionnée entre plusieurs titulaires), parallèles (reconnues à plusieurs titulaires), ou concurrentes (revendiquées par plusieurs titulaires) ». Aussi, la première question posée concerne moins les collectivités territoriales que l'Etat, aujourd'hui face à la nécessité de définir les contours de son intervention. On parle à nouveau d'Etat régulateur. On ne peut que s’en féliciter, tant le rôle de l'Etat est selon nous de garantir l'égalité républicaine sur tout le territoire, la promotion des droits, tant son rôle est d'orienter notre développement économique vers des activités durables et de développer des services publics utiles à la population partout sur le territoire. La constitution et la loi reconnaissent trois niveaux de collectivités territoriales disposant donc de cette clause de compétence générale. D'autres formes de collectivités, des territoires de projet, se sont ajoutées dès le 20ème siècle à ces collectivités territoriales. C'est le cas des intercommunalités, mais aussi des pays et même des parcs naturels régionaux. Un de ces échelons est il de trop ? La question est posée, nous le savons tous, puisque l'idée de supprimer les départements ou de les transformer en simples arrondissements des régions est avancée, comme est avancée l'idée de transformer les communes en arrondissements des intercommunalités. Nous répondons par la négative à cette question. Comment d'ailleurs prétendre réduire le millefeuille territorial tout en créant, avec l'idée de faire des communautés urbaines des collectivités locales de plein exercice, un quatrième niveau de collectivités territoriales et tout en rajoutant de la confusion, puisque certaines intercommunalités deviendraient des collectivités territoriales et d'autres resteraient des territoires de projet ? On voit bien que le problème n'est pas là. Aussi, nous croyons nécessaire de maintenir les départements en collectivités locales de plein exercice. Le département est-il aujourd'hui inutile ? Remplit-il mal ses missions ? Nous ne le pensons pas. Le département est d'ailleurs tellement inutile qu'à chaque nouvelle étape de la décentralisation, les compétences transférées le sont d'abord aux départements Nous réaffirmons de la même façon notre attachement aux communes, tant les communes permettent d'établir une proximité des plus fortes entre les élus et leurs concitoyens et sont autant de lieux de démocratie. En outre, les communes ont résolu depuis longtemps, avec l'intercommunalité, les problèmes de mise en commun de projets sur le territoire adéquat ! Faut-il regrouper des régions ? Nous avons entendu parler de la réduction de leur nombre de 22 à 15. Nous pensons que seuls nos concitoyens, par référendum local, ont compétence pour trancher cette question. De manière générale, c'est moins en créant ou supprimant des structures administratives qu'en favorisant les coopérations des collectivités locales entre elles que l'on permettra à ces collectivités de répondre au mieux au problème de leurs concitoyens. Comment encourager les collectivités à dialoguer entre elles et à conduire des projets en commun ? Nous pourrions utilement répondre à cette question en donnant un véritable contenu à la notion de collectivité chef de file, c'est-à-dire celle dont l'échelon peut permettre de mettre en oeuvre le mieux possible la compétence considérée. Un exemple, je propose depuis des années, qu’en matière de transports, tout en respectant les compétences des différentes collectivités en matière d’autorité organisatrice des transports, il soit créé une AUTORITE COORDINATRICE DES Autorités Organisatrices desTransports, afin d’organiser la complémentarité des modes de transports et non leur concurrence (Aubagne Marseille en car en parallèle aux TER), afin de développer la billetterie unique et la concordance des horaires des différents modes de transport… Il faut veiller également à ce que les collectivités territoriales disposent bien des moyens juridiques pour répondre aux attentes de leurs concitoyens, il faut aussi leur donner les moyens financiers. Cette question est d'autant plus problématique que beaucoup de collectivités locales sont aujourd'hui asphyxiées financièrement par les derniers transferts de compétence de 2004, non compensés par l'Etat, et par les réformes des impôts locaux et notamment de la taxe professionnelle. Une réforme de la fiscalité locale est nécessaire : les impôts locaux pesant sur les ménages sont les plus injustes qui soient. Il faudrait décider de leur progressivité et les asseoir en partie au moins sur le revenu des ménages. La taxe professionnelle pose d'autres problèmes. Ses réformes successives ont privé les collectivités territoriales de toute marge de manoeuvre sur cet impôt. Ses bases continuent à être extrêmement concentrées sur le territoire et défavorables notamment à l'industrie. Aussi nous proposons que les collectivités territoriales puissent retrouver une plus grande liberté dans la fixation des taux de la taxe professionnelle et donc que le plafonnement de la TP soit nettement relevé et que de nouveau soit portée l’idée d’entreprises responsables des territoires de leurs salariés dont le travail produit les richesses ! Nous proposons aussi que ses bases ne soient plus uniquement le capital physique des entreprises mais aussi leurs actifs financiers, actions et obligations, à hauteur de 0,8% de leur valeur. Le produit de cet impôt serait redistribué aux différentes collectivités et notamment aux plus pauvres, celles devant aujourd'hui fournir des services aux salariés vivant sur leur territoire mais qui ne reçoivent aujourd'hui en contrepartie qu'un faible montant de taxe professionnelle. Enfin, sur les modes d’élection. Tout le monde convient que le mode d'élection des conseillers communautaires n'est pas satisfaisant. Nous défendons l'idée, comme d'autres, que ces conseillers communautaires soient élus au suffrage universel direct, comme le sont les conseillers de Paris, de Marseille et de Lyon : ce seraient les premiers candidats des listes concourant dans les mairies qui seraient automatiquement élus conseillers communautaires, à la proportionnelle, à deux tours, évidemment. Sur le scrutin régional qui suscite un immense débat, nous sommes dubitatifs devant tous les projets de réforme proposés dans le débat. Faire élire les conseillers régionaux dans le cadre d'un département ou d'un arrondissement, voire de cantons redécoupés, serait un coup majeur porté contre le pluralisme politique et la parité. La seule circonscription viable pour l'élection régionale, ce doit être le territoire de la région. Et le seul mode d'élection viable, ce doit être un scrutin proportionnel, à deux tours, garantissant l'expression et la représentation de toutes les sensibilités politiques. Au-delà de la question des modes de scrutin, il nous paraîtrait plus opportun de donner à la démocratie participative un statut politique, en déclinant ce principe à tous les niveaux, avec des obligations, des moyens, des espaces et des outils, et aussi de reconnaître enfin un véritable statut de l'élu afin de permettre à tous les élus locaux de remplir dans les meilleures conditions le mandat qui leur a été confié par les électeurs.

Un dernier mot pour vous dire que nous serons dans les manifestations organisées jeudi 29 janvier. Ce sera une forte journée de mobilisation, mais surtout de TOUS ENSEMBLE, les sujets de mécontentement à l’égard de la politique de la droite et les revendications ne manquent pas. Notre opinion est que répondre à ces revendications, répondre au social, c’est trouver une issue à la crise de manière plus efficace que le Plan de Monsieur Sarkozy, qui continue d’aider les banques, les grands groupes pendant qu’il laisse l’industrie et l’artisanat dépérir.

 

LGV PACA : Reculer ? Mieux sauter !

La publication du rapport concernant la Ligne Grande Vitesse et son tracé a été repoussée au mois d'octobre prochain. Comment ne pas regretter cette décision qui ajoute au retard pris par ce grand projet d'intérêt général ? Interrogé par L'Humanité le 15 juillet, Jean-Marc Coppola a rappelé l'attachement du groupe communiste et partenaires à la LGV PACA et à un tracé cohérent par l'arrière-pays. En attendant avec confiance le mois d'octobre, il demande la mise en place d'un comité d'experts indépendants capable d'éclairer les enjeux.
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« Un projet à l’échelle européenne »

Jean-Marc Coppola est président du groupe PCF au conseil régional PACA.

L__Huma_LGV.JPGQuelle est la position des élus communistes de la région PACA sur la ligne LGV jusqu’à Nice ? Jean-Marc Coppola. Cette ligne est absolument nécessaire pour désenclaver la région et boucler l’arc méditerranéen. La question n’est pas de relier Nice à Paris. C’est à l’échelle de l’Europe que cette infrastructure se pose. Concernant le tracé, nous sommes favorables à un passage par la gare de l’Arbois puis par le centre du département du Var, le long de l’A8. La LGV doit aussi être un élément de l’aménagement du territoire. Actuellement 80 % de la population régionale vit sur le littoral, soit 20 % du territoire. Le tracé dit des métropoles ne fera que renforcer ce phénomène. Autre argument pour le tracé central : il est plus proche du projet ITER, essentiel pour notre région.
Que pensez-vous de l’argument, avancé notamment par des responsables politiques à gauche, selon lequel si la ligne ne passe pas par Marseille cela constituerait une catastrophe pour la deuxième ville de France ? Jean-Marc Coppola. On parle de Marseille, mais nous sommes à l’ère des métropoles et des aires métropolitaines. Ou l’on réfléchit à l’échelle d’une métropole ou l’on revient au XIXe siècle avec l’opposition Aix Marseille. L’aéroport est situé à Marignane et pourtant c’est bien celui de Marseille. L’essentiel est d’avoir un arrêt au sein de l’aire métropolitaine marseillaise. L’important sera de raccorder les trois points du triangle : Euroméditerranée, l’aéroport et la gare de l’Arbois. On peut imaginer un TER à 200 kilomètres à l’heure qui relie la Joliette et ces deux centres majeurs de transport, comme cela se fait à Paris.
La décision vient d’être reportée. Quelle est votre réaction ?
Jean-Marc Coppola. Plus on recule, plus grandit la crainte que ce projet ne voie jamais le jour. Nous sommes déjà sur une mise en service à l’horizon 2020. Nous demandons, de nouveau, au préfet de constituer un groupe de travail sur cette LGV car la région a vraiment besoin de ce projet. Or, si le choix se porte sur le tracé des métropoles - qui coûte près de deux milliards d’euros de plus -, cette ligne ne se fera jamais.

Propos recueillis par Christophe Deroubaix

 

Gagner la bataille du rail

rail.jpgL'engagement de la Région pour le rail est un axe fort. C'est un engagement essentiel pour les élus communistes, et en particulier pour Gérard Piel, vice-Président délégué aux transports. Aménagement du territoire et désenclavement, défense de l'environnement, sécurité, service public, autant de raison de mener cette bataille.

G_Piel_La_Marseillaise_27_juin_2008.JPGLes travaux concernant le doublement de la ligne Aix-Marseille avancent bien. Dès le 14 décembre, la desserte de Septèmes, Gardanne, Simiane ainsi que des quartiers de La Busserine, Saint-Antoine et Saint-Joseph permettra d'apporter un service de qualité aux populations concernées avec un accès facilité au coeur de ville et des possibilités de déplacement entre communes. Reste à avancer sur le doublement de la voie entre Gardanne et Aix.
L'augmentation du ticket de TER de 2,5 euros est pour Gérard Piel d'autant plus "inadmissible" que la SNCF vient de réaliser un milliard d'euros de bénéfices. Cela va à contre-courant des efforts de la région pour des transports accessibles à tous, en particulier avec les opérations en faveur des jeunes, des chômeurs, ou encore des personnes âgées.
Var_Matin_G_Piel.jpgSillonnant la Région pour être à l'écoute des besoins et élaborer un plan régional des transports ambitieux, il était dans le Var le 23 juin dernier. Un nouveau système de billétique est en cours de mise en place. Une action qui ne se dément pas pour l'accessibilité aux personnes handicapées. La rénovation des gares et le renouvellement du matériel roulant. Une augmentation sensible du nombre de trains ( en dix ans, nous sommes passés de 48 à 66 sur la ligne Marseille Toulon et de 12 à 26 sur la ligne Toulon-Les Arcs.... La Région agit.
Cela n'empêche pas Gérard Piel d'être très attentif à la mise en oeuvre des décisions prises et au respect du contrat par la SNCF. Trop de trains arrivent en retard ou sont supprimés. Le 14 décembre prochain, un nouveau cadencement doit être mis en place avec 200 nouveaux trains qui impliquent 300 nouveaux emplois. Quant à la LGV, Gérard Piel a réaffirmé sa satisfaction de voir que la raison tend à l'emporter afin que le tracé longeant l'A8 soit retenu et que la réalisation puisse commencer.
Quant à l'incendie dont a été victime la rame Soulé des Chemins de fer de Provence, Gérard Piel s'est déclaré "choqué par l’incendie et la destruction" et a souhaité féliciter les deux cheminots qui ont assuré la sécurité des passagers. "Bien évidemment cet incendie et l’absence de la rame Soulé vont rendre encore plus compliqué le service pendant les mois d’été, a-t-il déclaré. J’ai demandé une inscription d’urgence au budget supplémentaire du Conseil régional afin d’anticiper sur une opportunité de remplacement. Je n’ai pas apprécié que certaines personnes y compris des élus, utilisent cet incident grave pour casser les Chemins de Fer de Provence. Quand la politique politicienne prend le pas sur le bon sens on touche l’abject !"

Lire l'article de Var Matin.
Lire également l'interview de Gérard Piel dans La Marseillaise du 27 juin : "Que les gens se réapproprient le train".

 

" Il faut entendre la voix des peuples "

Voici un article paru dans La Marseillaise du 23 juin 2008.

Jean-Marc Coppola. Les espoirs et les inquiétudes du conseiller régional communiste en matière de coopération internationale.

La_Mars_M_diterran_e.jpgJean-Marc Coppola est secrétaire de la fédération 13 du PCF et élu régional. C’est un point de vue contrasté qu’il donne sur ce premier forum des autorités locales et régionales de la Méditerranée.
Il reconnaît, en premier lieu : " Il y a une légitimité à ce qu’une telle réunion se tienne à Marseille du fait du travail accompli depuis 10 ans, malgré ses faibles moyens, par la Région, dans le domaine de la coopération décentralisée. " De même, il ajoute : " Il est important que les pays de la Méditerranée fassent entendre leur voix. " Et il est " important que des coopérations mutuellement avantageuses s’établissent entre les deux rives de la Méditerranée ". Il raconte à ce propos : " En 2003, j’étais au Viêt-nam lorsque le marché commun asiatique a vu le jour. Il touche 3 milliards de personnes et vise à développer des coopérations avec l’Amérique latine et l’Afrique. On voit bien avec un tel exemple que le monde change, que de nouveaux rapports s’établissent. "
Mais, pour lui, les bonnes intentions ne suffisent pas, d’autant que " le processus de Barcelone a capoté tout comme celui d’Union de la Méditerranée rebaptisé Union pour la Méditerranée ". D’autant que l’écart se creuse " entre les plus riches qui ne cessent de s’enrichir et les peuples qui sont dans la souffrance. On le voit avec les manifestations de la faim dans le tiers-monde, mais on le voit aussi chez nous avec l’augmentation du pétrole qui rend la vie de plus en plus difficile au plus grand nombre ". Il ajoute : " Dans ce monde complexe, on assiste à des replis sur soi qui m’inquiètent. La seule solution, pour sortir de cette logique, est de prendre en compte la parole des peuples, de chercher à répondre à leurs aspirations. Pour ne citer qu’un exemple, le Non irlandais au référendum doit être entendu, pris en compte. Encore une fois, l’Irlande est là pour prouver que rien ne peut se faire si les peuples ne sont pas acteurs. " Pour lui, cette logique est fondamentale pour le succès de ce Forum " qui sera fonction de la cohérence de ceux qui en sont à l’initiative, de leur capacité à entendre les aspirations des populations ". " Il faut aussi que notre Etat prenne en compte le fait que nos régions n’ont pas le même poids que celles d’Espagne, d’Italie ou d’Allemagne. Il faut que nos Régions aient plus de poids, plus de moyens. "
Michel Caire
Lire également la déclaration de Francis Wurtz, député européen du groupe GUE-NGL, à propos de l'Union pour la Méditerranée.

 

Conférence de presse pour la LGV PACA

Le groupe des élus communistes et partenaires a tenu trois conférences de presse ( à Toulon, Marseille et Nice) dans la première quinzaine de juin pour défendre la Ligne Grande Vitesse Paca et un tracé cohérent et audacieux, en lien avec Alain Sfrecola, secrétaire régional du PCF. Les décisions vont se faire connaître prochainement. La LGV est un atout et une chance pour notre région. La Marseillaise en a rendu compte dans son édition de ce jour.

Train grande vitesse. Les élus communistes de la Région proposent une commission indépendante.

LGV : « sur le tracé, la raison doit l’emporter »

LGV_Marseillaise.JPGA quelques semaines de l’avis de Réseau Ferré de France (RFF) sur les hypothèses de tracés pour réaliser la Ligne Grande Vitesse Provence-Alpes-Côte d’Azur (LGV PACA) - qui doit relier Paris à Nice à l’horizon 2020 et ouvrir la région sur l’Italie -, les élus communistes du conseil régional prennent l’initiative. « Nous allons demander au Préfet de créer une commission indépendante d’experts et d’acteurs qui permettent de faire le meilleur choix », explique Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste. La missive est partie hier.
Si les élus communistes se sont exprimés à plusieurs reprises sur ce dossier, ils estiment aujourd’hui qu’il y a urgence. D’autant qu’une fois l’avis de RFF connu, le gouvernement doit trancher fin juillet sur l’opportunité de réaliser ou pas une nouvelle ligne de train grande vitesse dans le sud. Parmi les critères, le coût de cette infrastructure, estimé entre 5 et 7,5 milliards d’euros, va être déterminant. « Si cette ligne ne se faisait pas, on pourra se faire du souci pour le développement économique de notre région et son désenclavement ». Dans le collimateur : le tracé dit « des métropoles du Sud » qui a les faveurs des maires des grandes villes Marseille, Toulon et Nice. « Ce tracé, qui a un surcoût de plus de deux milliards d’euros, hypothèquerait la LGV », assure Jean-Marc Coppola. Il rappelle la proposition défendue par son groupe : « une LGV en site propre qui passe par l’agglomération marseillaise ». Située entre Aix et Marseille, le tracé « devra avoir une connexion avec l’aéroport. Il s’agit de ne pas reproduire les erreurs du passé ». Avec ce tracé, la LGV longerait l’autoroute A8 et permettrait, en dégageant les lignes existantes, d’augmenter le réseau de trains express régionaux (TER) et de mieux irriguer les territoires, développe l’élu. « Depuis 1998, nous avons multiplié par deux le nombre de TER. Notre objectif est d’arriver à 800. Mais pour cela, il faut construire des infrastructures. La LGV peut y contribuer ».
Joël Canapa, conseiller régional du Var, insiste sur « la nécessité d’avoir une LGV ». « Aujourd’hui, aller de Toulon à Nice pour travailler ou étudier est impossible. Il faut 2h30 pour faire 120 km ! » D’où la nécessité de choisir un tracé qui permettra « de développer le trafic ferroviaire intra-régional ». C’est d’ailleurs un des critères retenus par RFF. Selon son conseil d’administration, « la réalisation de cette infrastructure à grande vitesse doit également être mise au service du développement des trains au quotidien ». Pour Joël Canapa, il faut « dépasser les questions d’ego » qui selon lui motivent la position des maires des grandes villes et dire clairement que le tracé des métropoles est « le plus coûteux, le plus préjudiciable, le plus polluant et le moins rentable » puisqu’il mettra Nice à plus de 4 heures de Paris au lieu de 3h ou 3h15.
Les élus communistes défendent aussi « des maîtrises publiques » pour l’exploitation de la LGV qui sera financée par plusieurs partenaires, dont les collectivités locales. « Les recettes doivent servir l’intérêt général. L’Etat et l’Europe doivent participer à ce projet », insiste Jean-Marc Coppola.
FRANÇOISE VERNA

Voici également l'article publié le14 juin 2008 dans La Marseillaise du Var suite à la conférence de presse de Joël Canapa et Jean-Marc Coppola.

Ligne ferroviaire à grande vitesse en PACA : Mettre le Sud sur de bons rails

Transports. Les élus communistes au conseil régional Provence-Alpes Côte d’Azur privilégient bon sens et utilité publique pour définir le tracé de la ligne ferroviaire à grande vitesse.
Alors que Réseau Ferré de France (RFF) doit rendre copie et conclusions au ministè­re des Transports dans quelques semaines quant au tracé retenu pour le projet de ligne à grande vitesse reliant Marseille à Nice, des voix de nouveau s’élèvent contre le diktat dit des « métro­poles », Marseille, Toulon, Nice, fruit de l’ego d’une brochette de dignitaires UMP nommés Gau­din, Falco et Estrosi. Tous les coups -les coûts ?- pour autant ne sont pas permis, d’autant que l’affaire engage du­rablement le devenir social et économique de toute une région.
Hier depuis la gare de Toulon, Joël Canapa et Jean-Marc Cop­pola, tous deux conseillers ré­gionaux PCF, ont fait valoir leurs solides arguments pour éviter au Sud Est la pire catas­trophe promise par la droite lo­cale : plomber le minuscule cor­ridor littoral d’un nouveau ré­seau ferroviaire somptuaire­ment coûteux, techniquement absurde et politiquement à cour­te vue. A leur sens, seul le projet ten­dant à parcourir et à désencla­ver le Var par son centre est por­teur pour l’avenir.
Joël Canapa était lundi dernier encore aux côtés des associa­tions engagées contre le tracé des « maires », Stop TGV Cou­don et TGV développement, soit 400 personnes en manifestation « La mobilisation de faiblit pas, ce qui est un très bon signe. Quant à nous, élus communistes, notre opposition a toujours été claire et elle est aujourd’hui re­jointe par nombre de maires et de conseillers généraux de droite. Les lignes bougent. Le préfet de Région s’est alarmé du surcoût de deux milliards d’euros. Nous sommes en pleine phase de déci­sion. RFF a terminé ses études et le dossier sera bientôt sur le bu­reau du ministre des Transports. C’est maintenant qu’il faut se manifester Hubert Falco a manié le double langage tout en dé­voyant le débat ».
Marseille-Nice-Toulon par le lit­toral, outre « l’affaire d’ego » dé­noncée par les élus commu­nistes, c’est aussi un chantier pharaonique fait de tunnels à perte de vue, de viaducs et de gares dignes de Star Wars. L’alternative, plus sérieuse, avec une liaison empruntant le centre-Var via Les Arcs-sur-Ar­gens, a toutes les chances de prévaloir. D’ici la prise de déci­sion, pas question de baisser la garde, au risque d’entendre sif­fler le train là où il n’est pas le bienvenu.
Jean-François Sicurani

 

"Paix comme PACA"

Un article à paraître dans l'Elu d'aujourd'hui

Catherine Lecoq a plusieurs cordes à son arc. Comédienne, elle est aussi conseillère régionale en Provence-Alpes Côte d’azur depuis 2004. Engagée dans un mouvement pacifiste, elle a su convaincre petit à petit l’assemblée régionale de construire une culture de paix. Témoignage.

paix.JPGComment la culture de paix est-elle devenue une préoccupation du Conseil régional PACA ?
Par le fait qu’étant moi même membre du mouvement de la Paix (depuis quelques mois co-présidente région Paca) , et que dans mon engagement artistique la Paix soit une notion majeur il me semblait naturel de mettre en œuvre au sein de la région via mon mandat électif ce pour quoi je me battais en tant que citoyenne année après année, en donnant des rendez vous forts et réguliers à la population.
Par quelles initiatives cela se traduit-il ?
Tout d’abord, le 20 septembre, veille de la journée internationale de la Paix, nous faisons en partenariat avec le mouvement de la Paix région une soirée à l’hôtel de région qui réunit sous un thème différent chaque année , plus de 450 personnes, afin de délivrer des expériences en matière de culture de Paix, en France ou à l’étranger, femmes, jeunes, lycéens , et nous exposons les travaux « manuels » des villes ou associations de la région ainsi que ce que nous faisons sur le printemps des lycées chaque année depuis 3 ans. Et j’y inclus toujours une notion artistique. Avec buffet dînatoire pour conclure. Des calicots sont déployés sur les frontons des immeubles de la région (3) qui portent mention du 21 septembre 200 ( ?année en cours), journée Internationale de la Paix déclarée par l’Unesco et ceci depuis 4 ans maintenant dans notre région, mais également les conventions de vie lycéenne ont une nouvelle proposition, celle de projet portant sur l’éducation à la culture de Paix. D’autres partenaires culturels régionaux sont envisagés pour l’année prochaine. Dans le domaine artistique.
La culture de la paix est une démarche globale. Elle a donc notamment à voir avec la culture. Est-ce pour cela que vous avez mené une action originale au Festival de Cannes ?
Oui et non. Il me semblait important que cet événement médiatique de renommée internationale et qui a pour but de renouer avec l’esprit critique (pour preuve la palme attribuée) et la remise en question du monde ne pouvait pas se passer d’une action pacifiste cette année devant l’envie de notre président d’envoyer des nouvelles troupes en Afghanistan afin de mieux servir Bush et son hégémonie en Irak ainsi que la volonté de nous faire rejoindre le commandement de l’Otan ! C’est une atteinte grave à nos libertés qui ne concerne pas seulement notre nation. Il est vrai qu’en tant que comédienne, la manifestation de 2004 à Cannes nous avait amené Michael Moore, et je souhaitais voir Sean Penn à nos côtés étant un pacifiste convaincu, las, le blokaus l’entourant étant trop fermé il n’en à rien été, mais nous nous sommes croisés à 3 mn lors de notre happening en bas des marches qui en a surpris plus d’un, et les photos et films qui ont été pris circuleront de par le monde et pourront attester que les Français se battent toujours pour la Paix ! De plus ce fut un festival hautement revendicatif même si les médias ne s’en sont pas fait l’écho, tous les 2 jours des manifs ont eu lieu, nous avons conclu le dimanche de la clôture !
Ouvrez les yeux sur le mondeQuelles leçons tires-tu de ces années d’engagement de ta part, au vu des résultats ?
Je suis satisfaite de l’allure que prend notre combat, la détermination est payante, puisque 4 ans après, la région s’ancre fortement dans la culture de Paix, des cheminots viennent de réactiver un comité de Paix ; Unis cités, va travailler avec nous à de multiples projets ; les jeunes qui, depuis le printemps des lycées où le mouvement de la Paix maintenant est intégré au village officiel, sont repartis en mettant leur pierre à l’édifice sont au nombre en 3 ans de 9000 et à leur tour propagent l’idée que du quartier à la planète nous sommes en charge de notre devenir et que l’on peut inverser la tendance guerrière. Le mouvement de la Paix en région Paca a pris une autre dimension me semble t-il et la place qui lui est faite est une réalité politique ! Les aides attribuées chaque année le prouvent. Sans compter toutes les autres initiatives organisées sur le territoire en PACA, c’est un travail incessant mais il fait de plus en plus d’émules et les citoyens ont envie d’y participer. Est-ce l’éclat de la région qui a permis une reconnaissance ? Je ne saurais le dire mais elle y participe en proposant aux adhérents et aux associations diverses d’y être en bonne place ! Je suis invitée mardi midi à la région par le protocole à déjeuner avec Miguel Angel Estrella ambassadeur pour la Paix à l’Unesco et pianiste argentin, désireux de rencontrer des élus investis de culture et de Paix , je réponds parfaitement à ce profil , en ce qui concerne les questions de Paix. Tant mieux, c’est ainsi que nous ferons avancer les projets plus ambitieux comme le sien ; de créer un orchestre méditerranéen pour la Paix, si la fin de mon mandat pouvait faire éclore ce beau projet j’en serais honorée !