Intervention de Karim Ghendouf, conseiller régional délégué à l'énergie (Assemblée plénière du 7 décembre 2009)
vendredi 11 décembre 2009, 16:25
Réussir Copenhague, par Karim Ghendouf
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mercredi 9 décembre 2009, 11:58
« La crise serait derrière nous » est un mensonge honteux !
Intervention de Jean-Marc Coppola, lors de l'assemblée plénière du 7 décembre 2009.
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lundi 16 novembre 2009, 18:11
Une table ronde sur le fret, lettre ouverte au Préfet de région
Monsieur le Préfet,
Sans nouvelle de votre part suite à mes derniers courriers datés des 5 et 8 octobre, je me permets, Monsieur le Préfet, de vous relancer au sujet de l’avenir du fret ferroviaire dans notre Région.
Par souci de transparence et afin d’ouvrir le débat public indispensable sur de tels enjeux, j’ai décidé de faire de cette correspondance une lettre ouverte.
Après l’annonce par la direction de la SNCF d’une réorganisation de la gare de triage de Miramas, l’organisation d’une table ronde devient impérative. Cette table ronde que vous présideriez en tant que représentant de l’Etat et qui rassemblerait l’ensemble des acteurs concernés dont les élus de la Région, permettrait enfin d’y voir plus clair quant à la volonté du gouvernement de répondre aux défis sur lesquels il a longuement communiqué.
Pour l’heure, les décisions de la direction de la SNCF, soutenue par l’Etat, sont en contradiction avec les objectifs affichés du gouvernement. En effet, conforter l’abandon du fret ferroviaire, c’est cautionner : - l’insécurité routière donc la sécurité de nos concitoyennes et concitoyens ; - la saturation des routes donc la pollution et par voie de conséquence, la santé de tous. Il deviendra inutile, l’été prochain, de demander aux automobilistes de réduire leur vitesse si, l’exemple n’est pas donné par les pouvoirs publiques en terme de protection de l’environnement.
Et quelle utilité que les dirigeants politiques se rendent au sommet de Copenhague en décembre ?
On ne peut enfin que constater qu’avec la décision de la SNCF qui a l’aval du gouvernement, un grand écart existe avec les intentions et objectifs du Grenelle de l’Environnement. Il est temps, Monsieur le Préfet, de mettre en cohérence la communication gouvernementale, en grand renfort de publicité sur le fret, et les actes concrets pris par l’entreprise toujours publique SNCF.
Vous comprendrez donc que la table ronde que je vous réclame depuis six semaines ne peut plus attendre.
Dans l’attente d’une réaction de votre part, recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments républicains.
Marseille le 13 novembre 2009
Jean-Marc Coppola président du groupe communiste et partenaires
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mardi 10 novembre 2009, 12:30
L’avenir des territoires ne peut se faire sans les citoyens
Tribune de Jean-Marc Coppola du mois de novembre
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mardi 10 novembre 2009, 12:28
Intervention de Bernard Barbagelata
BARBAGELATA Bernard Conseiller Régional Communiste Président de la Commission Emploi et Services publics
Intervention à la séance plénière du Conseil régional PACA, le 30 octobre 2009
Résistance à la crise Fond de formation Intervention régionale pour l’investissement social Trois délibérations : conventions d’objectifs avec quatre OPCA ( secteurs : sanitaire et social, agriculture, Entreprises PRIDES…)
Les délibérations que viennent de nous être présentées se rapportent à la fois à la question majeure de la formation de salariés et à celle des mesures et dispositifs que notre Région met en œuvre pour résister à la crise. Depuis de trop longs mois, cette crise systémique et mondialisée, fruit d’une politique uniquement basée sur le profit de quelques uns, où la récession, les plans de chômage partiel et les vagues de suppressions d’emploi ou fermetures d’entreprises, se succèdent, cette crise, résultat d’un capitalisme débridée mis en œuvre dans notre pays et ailleurs, se traduit par la dégradation des conditions de vie de centaines de milliers de nos concitoyens. En PACA, avec cette politique imposée par L’UMP et le MEDEF , 315 640 demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C sont inscrits à Pôle emploi fin septembre 2009, en augmentation pour le mois de+1,4% pour les hommes (+24,7% sur un an) comme pour les femmes (+13,8% sur un an). 4 310 nouveaux demandeurs d’emploi en septembre!! Supérieur à ce qui se passe au niveau national En même temps, les offres d'emploi collectées par Pôle emploi baissent dans la région de -13,1 % sur un an. La rentrée est donc sous le signe d’une aggravation brutale de la crise vécue par les salariés. C’est à cela que nous devons faire face, ici, à notre niveau. Face à cette situation, la question de la formation professionnelle, des droits des salariés, des demandeurs d’emploi et des jeunes en ce domaine, des financements de l’Etat et des branches professionnelles, de l’existence ou pas des Services Publics : Pôle Emploi, AFPA, GRETA, CNAM, ainsi que ce qui se passe au niveau des Régions, devient une question centrale. Et elle le devient dans le contexte qui est celui de l’accord national interprofessionnel de la formation professionnelle de janvier dernier, accord de compromis entre les partenaires sociaux et celui de la loi relative à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie définitivement adoptée au pas de charge par le parlement le 14 octobre dernier Et les trois délibérations ici sont importantes parce qu’elle nous permettent d’aborder le vif du sujet et qu’elles sont en quelques des préfigurations certes incomplètes mais des préfigurations des études de faisabilité sur ce que pourrait, ce que devrait être, la formation professionnelle !! En effet, nous sommes, opposés à la conception de la formation professionnelle mise en place par l’Etat dans cette nouvelle loi et qui voudrait qu’elle ne soit destinée qu’à l’emploi immédiat et rapide des salariés. Face à cette conception utilitariste de la formation qui n’est pas la nôtre, nous réaffirmons que si la formation professionnelle est une clé dans le retour à l’emploi, elle ne peut être son seul levier. Et que cela passe par d’autres outils. Nous estimons que la formation professionnelle doit permettre aux salariés qui le souhaitent d’envisager des reconversions qui correspondent à leurs besoins, même si elles ne répondent pas aux besoins immédiats du marché de l’emploi sur un territoire précis. L’épanouissement des salariés, leur bien-être sont essentiels. De plus, la formation professionnelle doit prioritairement servir aux salariés car une formation voulue et épanouissante est seule gage de réussite. C’est pour cela que nous sommes totalement partie prenante dans le Service public régional de la formation continue et de l’apprentissage mis en œuvre par notre majorité, et qui est fondamentalement basée sur la notion de qualification et non seulement sur la professionnalisation à court terme. Mais nous ne considérons pas que notre S P R soit « LA » réponse aux enjeux évoqués. C’est une première avancée, une très forte avancée, mais qui ne règle pas la question de la cohérence nationale, de la péréquation nécessaire pour amener des réponses, pour tous, sur tout le pays, et celle de la nécessaire solidarité nationale face aux disparités territoriales. Je voudrais prolonger en rappelant que les communistes et leurs élus ont mis en débat la proposition de créer une Sécurité Sociale d’Emploi et de Formations. Pour mémoire rappelons en le sens : « C’est l’idée que, dans le cadre d’un service public et social de sécurisation de l’emploi et de la formation, soit instaurée une couverture universelle par l’affiliation à ce service, dès la fin de l’obligation scolaire (comme pour la Sécu). Ouvrant des droits à des revenus minima décents et de formations continues progressivement relevées, avec bilans et aides ». Cette proposition s’inscrit donc clairement dans la durée et non pas dans l’adaptation « au mieux » face aux aléas des évolutions subies par l’emploi. Il s’agit au contraire d’aider tout citoyen, débouchant sur le monde du travail après sa scolarité, de disposer de points d’appui permanents lui garantissant un revenu, lui garantissant de se construire son parcours de vie et d’emploi à partir d’outils et de moyens accessibles à tous. .
En 2009, notre proposition d’une Sécurité Sociale d’Emploi et de Formations est de ce fait structurelle avec une nécessité de financements, de contribution des entreprises et de partenariats pérennes avec les outils publics. Nous défendons la mise en place d’un Fonds Régional de Développement de l’Emploi et de la Formation (FRDEF) qui permettrait, sur la base des conventions passées avec les entreprises ou avec les structures de réseaux ou de PRIDES, de bonifier l’intervention de la région lorsque l’emploi stable, les salaires et la formation font l’objet d’une politique offensive. Le FRDEF permettrait ainsi d’unifier, de rendre lisible et efficace l’action du Conseil régional en matière d’emploi et de formation.
Afin de financer ce fonds, nous proposons au niveau national de taxer les actifs financiers des entreprises. Enfin, face à l’attaque frontale du gouvernement UMP et du MEDEF QUI veulent s’exonérer du devoir de formation pour les salariés, il importe, au contraire, de redonner un nouveau souffle à la proposition dans laquelle s’inscrive pleinement les communistes , de 10% du temps de travail consacré a la formation. Avec ces délibérations, le groupe communiste et partenaire apprécie et soutient que nous allions au delà du champs de ce qui est jusqu’à présent la compétence stricte de la Région, qui sont les demandeurs d’emploi et les jeunes. Il s’agit ici de mettre en œuvre un dispositif qui s’adresse aux salariés des petits et moyennes entreprises, en particulier à celles et ceux qui en ont le plus besoin, pour bénéficier des formations adéquates pour retrouver un emploi ou envisager une complète reconversion Je parlai tout à l’heure de préfiguration. En mettant en place depuis plus d’un an, les principe des dispositifs en question, de décloisonner les statuts de la formation continue, notre région a anticipé sur le résultat majeur de l’accord auquel sont parvenu en janvier dernier les salaries et les patrons !! Par contre, il est évident aussi que nous serons très attentifs à la question du financement. Il nous parait important que celui-ci soit pris en charge effectivement par le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels qui retrouvera ainsi sa véritable destination, contrairement à ce que le gouvernement tente de faire actuellement. Nous donnerons donc un avis positif sur ces 3 délibérations.
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mardi 10 novembre 2009, 12:24
Monsieur Mariani, vous commencez mal votre campagne.
Intervention de Jean-Marc Coppola lors de la séance plénière du 30 octobre 2009
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mercredi 28 octobre 2009, 14:08
Sarkozy choisit l’extrémiste Mariani
Le monarque a tranché. Après la défection du maire de Toulon, Hubert Falco, c’est finalement le député du Vaucluse, Thierry Mariani, qui portera les couleurs de l’UMP aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Pour nous, conseillers régionaux communistes, le nom du candidat de la droite a peu de conséquences sur notre détermination à le battre et à faire gagner la gauche.
Cependant, le choix de Thierry Mariani ne peut que nous inquiéter sur l’esprit qui risque de régner dans la confrontation démocratique qui guidera la réflexion des citoyennes et des citoyens de notre région.
Ce n’est donc pas l’élu local mais bien l’idéologue qui vient d’être désigné. Celui d’ une droite dure, clairement conservatrice et aux relents de populisme. Sa mission : amplifier la stratégie de siphonage des voix du Front national et de l’extrême droite qui, malheureusement dans notre région, n’a pas dit son dernier mot.
Les combats de Mariani sont bien connus : anti-PACS, anti-avortement, anti-jeune, anti-immigrés avec ses tristement célèbres propositions sur les tests ADN et les statistiques ethniques… Sans parler de son refus de voter la loi proposant de reconnaître le 19 mars 1962 comme Journée nationale du souvenir aux victimes de la guerre d'Algérie.
De plus, ses vieilles rivalités avec l’ex-lepéniste Jacques Bompard, maire d’Orange et tête d’une liste d’extrême droite dissidente, tombent à pic pour l’UMP qui, selon la méthode sarkozienne, va déplacer le débat politique à droite. Les outrances de Bompard rendant acceptables les propositions de Mariani.
Favorable au démantèlement des collectivités territoriales et à la suppression des élus de proximité, Thierry Mariani ambitionne de présider une région où, élu en 2004, il ne siège quasiment pas.
Ce n’est pas la conception des communistes et de leurs futurs candidats qui mèneront campagne autour d’un projet de transformation rassembleur, socialement solidaire et écologiquement durable.
Car la Région Provence Alpes Cote d’Azur et ses habitants méritent mieux qu’un président aux ordres d’un pouvoir antisocial et autoritaire.
Jean-Marc Coppola,
Président du groupe communiste et partenaires
à la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Conseiller municipal de Marseille
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vendredi 23 octobre 2009, 16:58
Réponse à l'invitation de Michel Vauzelle à participer à une délégation en Israël
Marseille, le 9 octobre 2009
Monsieur le Président,
Vous conviez un représentant du groupe communiste et partenaires à prendre part à la délégation que vous conduirez en Israël du 9 au 12 novembre prochains et je vous remercie pour votre invitation.
Nous avons toujours répondu présents lors des missions de coopérations décentralisées et ce territoire de la Méditerranée en proie aux conflits depuis de trop nombreuses années mérite particulièrement un soutien de notre part pour développer la culture de paix. Je sais que vous en serez porteur avec l’emblème de notre Région : l’olivier.
Mais je ne peux pas taire ma déception de constater que de nombreux dossiers émanant d’associations pour développer des coopérations avec la Palestine restent dans les tiroirs des services de notre Région. Sans suite. Enterrés. Sans explications courageuses.
Aussi, par honnêteté envers ces associations et ne voyant pas se débloquer la situation malgré de multiples interventions de ma part ou de la part d’élu(e)s du groupe que je préside, notre groupe ne s’associera pas à cette mission. Vouloir la paix dans les territoires du Proche-Orient nécessite d’agir en direction de tous les peuples concernés, victimes de cette guerre abominable.
Je vous souhaite une mission fructueuse et une coopération qui sera, je le l’espère, mutuellement avantageuse et dans le respect des valeurs qui guident notre action politique depuis 1998. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.
Jean-Marc Coppola, Président du groupe communiste et partenaires de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Conseiller municipal de Marseille
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mercredi 21 octobre 2009, 12:10
La "société" du petit despote se peaufine, par Jean-Marc Coppola
Sous couvert d’un discours populiste – « Il y a trop de niveaux de décisions ; tout cela avec vos impôts », « vous n’y comprenez rien, moi non plus » - Nicolas Sarkozy dessine la France de demain. Mais qu’en est-il réellement ? Et quels sont ses vrais objectifs ? En fait, le Président de la République ne supprime aucune collectivité territoriale et n’envisage pas de rendre l’impôt plus juste. La charge est contre les élus locaux. Mais loin de moi l’idée de prendre cet axe de défense. Il ne s’agit pas de défendre des postes d’élus, vilipendés par quelques démagogues, la réalité est bien plus grave.
L’attaque est plus sournoise mais plus brutale. Ce que vise Nicolas Sarkozy, c’est de réduire le pouvoir des élus locaux. Trop près de la population, de ses besoins et de ses préoccupations. Pour cela, finie la clause de compétences générales. Finies les politiques qui sortent des seuls domaines de compétences fixés par la loi. Fini donc, pour la Région, le soutien à la culture, à la vie associative, au sport, au développement économique. Des secteurs, qui plus est, déjà lâchés par l’Etat ! Comme vous pouvez l’imaginer, le résultat sera la mort d’activités indispensables à la démocratie et à l’émancipation humaine. C’est aussi une attaque en règle contre les services publics. L’artillerie est complétée par la suppression dès le 1er janvier 2010 de la Taxe professionnelle, responsable des délocalisations selon le chef de l’Etat… Il prive ainsi les collectivités locales de recettes importantes de financement. Les entreprises n’auront plus d’aides et de services de la part des collectivités locales.
Le statu quo n’est pourtant pas satisfaisant. __Il faut une réforme des institutions mais une réforme qui vise à clarifier le rôle des uns et des autres et surtout qui donne les moyens d’assumer ces missions. Cela passe par un Grenelle de la fiscalité.__ N’est-ce pas ce que Nicolas Sarkozy avait promis pendant la campagne de la présidentielle de 2007 ? Une promesse oubliée, une fois de plus. Il a préféré depuis son élection le bouclier fiscal, les cadeaux aux plus riches, et des taxes et impôts multipliés pour la majorité d’entre nous. Le but de Nicolas Sarkozy : se donner plus de pouvoir, décider ce qui est bon ou mauvais pour nous. Décider au niveau de la France et au niveau mondial avec le G20. Cet homme est dangereux ! Il faut l’arrêter et lancer un grand débat citoyen sur le devenir de la France, de son organisation, et des réponses à apporter aux attentes et préoccupations du peuple.
Jean-Marc Coppola
Président du groupe communiste et partenaires
de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Conseiller municipal de Marseille
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lundi 12 octobre 2009, 17:35
Menons la bataille du fret
Tribune du groupe communiste et partenaires publiée dans le magazine régional d'octobre
D’un côté, il y a les grands discours du gouvernement sur le développement durable, l’écologie, le Grenelle de l’environnement… De l’autre, ses actes qui mettent en péril la santé publique et la planète. Et notre Région est particulièrement concernée par le transit des poids lourds et toutes les nuisances que cela entraîne.
S’il voulait vraiment lutter contre les gaz à effet de serre, le gouvernement pourrait décider d’un grand plan pour le fret ferroviaire comme l’ont fait la Suisse et l’Autriche.
Il fait tout le contraire. Fermer les sites fret comme Miramas et Avignon, abandonner le wagon isolé, supprimer des postes est une catastrophe pour le développement économique, l’emploi, l’environnement, la sécurité routière et l’aménagement du territoire.
Depuis 1998, la majorité régionale fait tout pour privilégier le rail à la route quand les élus de droite et d’extrême droite, partisans d’une gestion privée des trains, insultent en permanence ce mode de transport d’avenir.
En 11 ans, nous avons triplé le nombre de TER pour passer de 250 à 700 trains chaque jour. Sans compter le matériel neuf, les gares rénovées et une augmentation des capacités au niveau des lignes.
Les élus communistes continuerons de favoriser la SNCF, propriété publique, avec des personnels compétents et qualifiés dont le statut garantit la performance et la sécurité.
Favoriser la SNCF mais en étant exigeant à l’égard de sa direction car le service TER dans notre Région est encore loin des attentes qui sont les nôtres, loin d’un service public de qualité que sont en droit d’attendre les usagers.
Nous ne nous trompons pas sur les responsabilités et ne baissons pas les bras face à la désinvolture de la direction de la SNCF.
Pour ainsi dire : notre contrat est rempli. Au tour, à présent, du gouvernement de respecter ses obligations en donnant les moyens humains et financiers à son entreprise pour qu’elle soit efficace.
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lundi 12 octobre 2009, 17:17
Le OUI irlandais scelle-t-il l’avenir de l’Europe ?, par Jean-Marc Coppola
Un « OUI » arraché
Pour que le traité de Lisbonne entre en vigueur, les 27 pays de l’Union européenne doivent l’approuver à l’unanimité. Le 2 octobre dernier, le référendum organisé en Irlande aurait pu rendre caduc ce traité si le « non » l’avait emporté comme en juin 2008. Or tout le monde connait le résultat, le « oui » a été arraché. Arraché car il ne peut être assimilé à une acceptation de l’Europe libérale par le peuple irlandais qui souffre gravement des effets dévastateurs du libéralisme avec un chômage et une précarité élevés. La délocalisation de la multinationale Dell de l'Irlande vers la Pologne, laissant sur le carreau 1900 salariés, avec la bénédiction de Bruxelles en est une illustration.
Promesse d’aides financières, menace d’isolement du pays, utilisation de l’argent public pour une campagne d’influence dans laquelle des patrons se sont mouillés, jusqu’au Président de la Commission européenne. Tout y est passé dans l’artifice de pressions indignes, de mensonges et même de chantage.
Ce traité ne répond ni aux attentes des peuples ni à la crise
Avec ce résultat les dirigeants européens partisans du « oui », ne sortent pas grandis. Ils se disent soulagés, mais pas plus ce référendum que l’approbation récente par la Pologne, ne règlent la situation des peuples européens. Ce traité empêche même de répondre correctement à la crise économique et financière.
En effet la concurrence libre et non faussée, la liberté de circulation des capitaux et la recherche de rentabilité financière dans toutes les activités de la société continueront d’enfoncer l’Europe dans une crise aux effets catastrophiques pour les peuples européens et pour la planète entière.
Ainsi, entrée en vigueur du traité de Lisbonne ou pas, l’avenir de l’Europe n’est pas définitivement et unilatéralement écrit. Le référendum irlandais ne ferme pas la perspective d'un combat pour un progrès de civilisation. L’heure est plus que jamais à la résistance et à l’ouverture d'un changement profond de modèle européen, d'un changement de sens, de finalité de la construction européenne.
Les peuples européens peuvent agir sur la Stratégie de Lisbonne en 2010
De fortes angoisses montent sur fond d’inégalités et d’injustices sociales et fiscales.
Les actions citoyennes pour retrouver, maintenir et rénover des services publics de grande qualité, dans les domaines de la poste et des télécommunications, du ferroviaire, de l’énergie…à l’opposé de l’économie de marché où « la concurrence est libre » et de la guerre économique sont des points d’appui essentiels.
Elles posent en fond la nécessité d'un nouveau traité élaboré démocratiquement qui dessine une Europe de justice sociale, de progrès social, solidaire, féministe, écologique et pacifique, une Europe-levier pour changer le monde.
La Stratégie de Lisbonne arrive à son terme en 2010. Assise sur la « compétitivité », la guerre économique et l’augmentation de la productivité apparente du travail, cette stratégie est une véritable machine de guerre contre l’emploi industriel européen. Elle inspire toutes les réformes antisociales dans les pays membres de l’UE et les Chefs d’Etat ne vont pas manquer de la prolonger et de l’accentuer.
C’est l’occasion d’imposer une évaluation publique de cette Stratégie, en associant les acteurs sociaux. C’est l’occasion que s’expriment les exigences nécessaires en prenant appui sur le travail que le Front de gauche engage avec les Ateliers.
Jean-Marc Coppola,
président du groupe communiste et partenaires à la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
conseiller municipal de Marseille
membre de la coordination nationale du PCF, en charge des enjeux européens
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lundi 12 octobre 2009, 17:06
Fermeture du triage de Miramas: les élus communistes demandent une table ronde
Entretien avec Jean-Marc Coppola, paru dans La Marseillaise, le 10 octobre 2009.
La Marseillaise : Vous craignez la fermeture de la gare de triage de Miramas. Pour quelles raisons ?
Jean-Marc Coppola : Ce n’est plus seulement une crainte. Lundi dernier, la direction de la SNCF a annoncé la fermeture de 8 gares de triage sur 11. Miramas ne figure pas parmi les 3 dont l’activité serait maintenue. Au-delà des aspects sociaux, soit la suppression de 400 à 500 emplois sur la région, la politique qui conduit à cette fermeture est lourde de conséquences sur l’environnement et la santé des citoyens.
La Marseillaise : Votre protestation est antérieure à cette décision dont vous signaliez la menace ?
Jean-Marc Coppola : L’annonce de l’abandon de l’acheminement des wagons isolés par la SNCF a sonné l’alarme (si besoin en était). Nous avions attiré l’attention là-dessus à l’occasion de la conférence de presse du 2 septembre avec les syndicats de cheminots, le président Vauzelle et le maire de Miramas. Sur la lancée, j’ai participé au rassemblement du 24 septembre sur l’esplanade Saint-Charles pour défendre le service public de transport ferroviaire.
La Marseillaise : Vous avez parlé d’environnement et de santé publique, n’est ce pas excessif ?
Jean-Marc Coppola : Non. On assiste en effet à un grand écart entre les intentions et objectifs du Grenelle de l’environnement et les choix opérés. C’est ainsi que lors du dernier conseil de surveillance de la Compagnie nationale du Rhône, le représentant de la direction transports du ministère annonçait que l’abandon du trafic de wagons isolés par la SNCF ne profitera pas au transport fluvial, mais entraînera la mise sur la route de 2,5 millions de camions supplémentaires. Que valent dès lors, les références au Grenelle de l’environnement et au prochain Copenhague sur la réduction des effets de serre ? D’ailleurs, les gens ne sont pas dupes. Ainsi, si l’on en croit les études d’opinion qualitatives, ils sont plus que critiques sur la taxe carbone dans laquelle ils voient surtout une attaque contre leur pouvoir d’achat, échaudés qu’ils sont peut-être par les effets de la réduction de la TVA (5,5% dans la restauration).
La Marseillaise : Pour en revenir à nos... camions ?
Jean-Marc Coppola : Nous sommes dans une région particulièrement polluée traversée par les camions pour l’Espagne et l’Italie. Mais où le conseil régional déploie des efforts importants pour développer le ferroviaire avec sa politique en matière de TER. Les choix de la SNCF et du gouvernement constituent donc un non-sens. Surtout dans une région où 80% de la population est concentrée sur 20% du territoire. Intéressante dès lors la présente à la conférence de presse du 2 septembre de Michel Vauzelle à mes côtés et à ceux des syndicats de cheminots. Parce que la collectivité ne s’en tient pas à ses seules compétences, en l’occurrence le trafic voyageurs, mais s’implique aussi, avec le trafic fret, sur l’aménagement du territoire. C’est dans ce même ordre de préoccupation que j’avais proposé que dans la réflexion sur la future LGV on inclut aussi la question du fret.
La Marseillaise : Que faire dans l’immédiat ?
Jean-Marc Coppola : M’exprimant le 24 septembre lors du rassemblement de l’esplanade Saint-Charles, j’avais fait part de mon intention de demander au préfet la mise en place d’un Comité de suivi du trafic fret en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, ce que j’ai fait en suivant par courrier. Mais sans attendre ce Comité, il est aujourd’hui urgent d’organiser une table ronde avec les syndicats de cheminots, afin d’empêcher la décision unilatérale prise par la direction de la SNCF dont les conséquences humaines et écologiques pourraient être catastrophiques.
Propos recueillis par Christian Carrère
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mardi 29 septembre 2009, 11:39
Lettre du groupe communiste et partenaires à Michel Vauzelle
Marseille, le 24 septembre 2009
__Monsieur le Président,
Cher Michel,__
Après ton invitation à gravir la montagne de Lure le dimanche 11 octobre, lancée lors du séminaire de la majorité du 5 septembre, je te livre l’état de la réflexion du groupe communiste et partenaires et me permets de te faire une suggestion.
Cette initiative, dont ce n’est pas la première édition, est à placer dans un contexte différent des précédentes.
Tu sais très bien qu’aujourd’hui, la préparation des élections régionales est au centre des préoccupations de la plupart des formations politiques, de droite comme de gauche.
Tu sais très bien également quelle l’interprétation sera faîte, par l’opinion publique, les médias mais aussi les militants de nos partis respectifs, de cet acte à la symbolique forte.
Or, tu n’es sans doute pas sans ignorer que la stratégie de rassemblement qu’adoptera le Parti communiste français pour les élections régionales de mars 2010 est totalement liée au débat sur le projet que nous souhaitons engager avec l’ensemble des forces de gauche et du mouvement social. C’est le 24 octobre que le conseil national du PCF rendra publique son offre politique nationale à toute la gauche.
C’est pourquoi, pour ne pas desservir la gauche et laisser le temps au débat public d’avancer, nous te proposons de reporter l’ascension de Lure.
Cette décision raisonnable ne pourrait que servir notre ambition commune : empêcher la droite de reconquérir notre région et poursuivre notre action résolument ancrée à gauche, porteuse d’espoir et d’alternatives face à la crise et à la politique du gouvernement.
Enfin, je propose que, pour montrer notre volonté de résistance à la politique gouvernementale, la Région participe à la réussite de la consultation citoyenne sur le projet de privatisation de la Poste, en ouvrant ses portes (celles de l’Hôtel de Région et de ses antennes départementales) pour inviter et accueillir les citoyennes et les citoyens à se prononcer.
Jean-Marc Coppola,
Président du groupe communiste et partenaires
Président du CRT
Conseiller municipal de Marseille
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vendredi 18 septembre 2009, 16:39
Hubert Falco : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, par Jean-Marc Coppola
Hubert Falco pourra au moins en plaisanter avec son ami Jacques Chirac : il est l’homme qui a dit non à Sarkozy. C’est bien là son seul mérite. Malgré l’insistance du président de la République pour le pousser dans la bataille des régionales, le secrétaire d’Etat à la défense et maire de Toulon, a sans doute estimé sa mission trop périlleuse. Et comme dit l’aphorisme : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ! Mais rien à voir avec la règle de non-cumul de mandat entre une présidence de région et un portefeuille ministériel, imposée par le président de la République : Hubert Falco affirme qu’il ne peut tout simplement pas renier ses engagements pris avec les Toulonnais ! On peut également comprendre que Monsieur Falco n’ait guère d’enthousiasme à défendre l’action de son gouvernement contre la crise, dans une région où les faux plans sociaux, les mises en liquidation judiciaire d’entreprises viables et le chômage forcé cachent mal le laisser-faire de l’Etat face au patronat et actionnariat en quête de rentabilité maximale. Mais Hubert Falco restera surtout dans les mémoires de l’histoire politique récente comme le secrétaire d'État aux personnes âgées de la tragique canicule de 2003, l’inventeur du lundi de Pentecôte travaillé gratuitement ou encore le promoteur du tracé des métropoles de la LGV PACA qui promet des ravages économiques et environnementaux dans le pays toulonnais. Trois médailles difficiles sans doute trop difficiles à assumer pour battre campagne dans une région où le bilan de la gauche est apprécié par de nombreux acteurs du territoire. Dès la décision de Monsieur Falco rendue publique, deux postulants ont fait acte de candidature : deux députés des Bouches-du-Rhône, Bernard Deflesselles et Guy Teissier. Chacun, affirmant bénéficier du soutien des parlementaires UMP de la région et des responsables de la majorité présidentielle… En tout état de cause, le vrai enjeu de ces régionales sera de répondre aux attentes des habitants de Provence Alpes Côte-d’Azur et que les régions soient des lieux de démocratie qui rompent avec les logiques libérales, en prenant appui sur les luttes sociales
Jean-Marc Coppola, Président du groupe communiste et partenaires de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
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vendredi 18 septembre 2009, 16:30
Les droits des enfants ont toujours besoin d'un défenseur, par Eliane Guigo
Le gouvernement annonce la suppression du poste de Défenseur des droits des enfants, l’année du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. A l’heure où le droit à l’éducation, la santé, le logement …. demeurent à conquérir - y compris dans notre pays - à l’heure où des enfants de sans-papiers vivent des situations indignes, supprimer un outil démocratique au service des enfants est un déni et un recul. La Convention internationale des droits de l’enfant énonce des droits et dresse un bilan annuel rendant compte du respect de ces droits et de leur mise en œuvre. Pour la troisième fois depuis 1989, la France est passée « en jugement » devant le comité des experts de l’ONU pour rendre compte de son respect de la Convention internationale sur les droits de l’enfant. Si des avancées ont eu lieu avec notamment la loi sur le handicap de 2005, dans le même temps on entend réécrire le droit pénal des enfants pour privilégier la sanction. S’il fallait un code, il devrait toucher tous les aspects du statut de l’enfant. Le poste de Défenseur des droits des enfants doit être maintenu ; la convention internationale des droits de l’enfant doit être mise en œuvre.
Eliane Guigo, conseillère régionale, présidente de la commission Jeunesse et Vie Associative.
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mardi 11 août 2009, 16:09
Salah Hamouri reste en prison : électrocardiogramme plat à l’Elysée
Communiqué de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires, suite au maintien en prison de Salah Hamouri
Serait-ce l’annonce du maintien dans les prisons israéliennes du jeune Français Salah Hamouri qui a provoqué, dimanche, le malaise du président de la République ? Une hypothèse difficilement crédible au vu du mépris affiché par l’Elysée face à ce déni criant de la justice et du droit.
Il y a donc bel et bien deux poids deux mesures selon que l’on est Franco-Palestinien, Franco-Israélien ou encore retenu en otage dans la jungle colombienne par une organisation d’obédience marxiste. Comment expliquer, en effet, qu’un soldat franco-israélien, arrêté par la résistance palestinienne, Gilad Shalit, bénéficia, à juste titre, de l’intervention de Nicolas Sarkozy pour l’obtention de sa libération alors que le cas de l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri, condamné sans preuve par un tribunal militaire d’occupation israélien, n’a pas fait lever le moindre petit doigt présidentiel ?
La seule explication plausible est d’ordre politique. Balayant d’un revers de manche la campagne de soutien au jeune prisonnier qui a rassemblé, dans tout le pays, des milliers de personnes dont des parlementaires de droite, Nicolas Sarkozy a choisi son camp. Celui de l’injustice et du non droit.
Il ne fait aucun doute que l’Elysée ne veuille pas importuner l’Etat israélien dans sa politique de colonisation et de terreur, quitte à mettre un mouchoir sur les principes démocratiques.
Après avoir reçu Denise Hamouri et le comité de soutien dans les locaux de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, à Marseille, et après le vote par la majorité régionale, le 10 juillet dernier, d’un vœu demandant l’intervention de la présidence de la République pour la remise en liberté de Salah Hamouri, le groupe communiste et partenaires que je préside mettra tous les moyens en œuvre à sa disposition pour élargir la mobilisation et faire respecter le droit international.
Je demande à Nicolas Sarkozy, dès son rétablissement, de dénoncer publiquement la décision de la commission israélienne et de mettre tout le poids de la France pour obtenir la libération d’un des ses compatriotes accusé sans preuve tangible.
J’espère également que les médias mettront enfin en lumière cette affaire qui n’est rien d’autre qu’un combat élémentaire pour les libertés fondamentales.
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mardi 11 août 2009, 15:59
Ecologie et progrès ne s’opposent pas, par Jean-Marc Coppola
Intervention de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires, sur l'Agenda 21, lors de l'assemblée plénière du 10 juillet 2009.
Monsieur le Président, Chers collègues,
Je dois vous dire la satisfaction de notre groupe de participer à la gestion d’une Région offensive face à la crise, en résistance à la politique du gouvernement, en cohérence avec les attentes de nos concitoyens.
Les délibérations de cette plénière en témoignent encore.
Et ce n’est pas nouveau, puisque si je prends les questions de développement durable et responsable, elles sont au cœur de nos préoccupations, non pas parce qu’elles seraient influencées par un effet de mode comme le diront probablement certains mauvais esprits, mais bien parce qu’elles sont un des enjeux sinon l’enjeu principal du devenir de l’humanité et de nos territoires.
D’ailleurs la majorité de gauche de cette Assemblée a bien été élue en 1998 et confortée en 2004, parce qu’elle a pris en compte ce sujet qui sensibilise toujours plus nos concitoyens.
Ainsi nous sommes cohérents depuis 11 années entre nos engagements et nos actes.
Oui, le développement durable est un des chantiers que nous avons ouvert en 1998 et sur lequel nous avançons progressivement à travers la création de Parcs naturels régionaux – dans une région qui compte 75% d’espaces naturels -, l’Agenda 21, notre investissement dans les TER en triplant l’offre ferroviaire en une décennie, notre engagement pour une économie sociale et solidaire avec les PRIDES…
La différence aujourd’hui est que le développement durable ne peut plus être une donnée annexe ou un chapitre dans un programme politique mais bien le cœur d’un projet global de société, transversal à toutes les décisions d’intérêt général.
Je ne suis pas en train de dire qu’ici en Provence Alpes Côte d’Azur nous inventerions une micro-société utopique et idéale, nous n’en avons ni le pouvoir, ni les moyens.
Mais nous avons cette volonté politique qui permet de combler le fossé entre le réalisme, qui aujourd’hui impose la dictature de l’argent, et le souhaitable imaginé qui apparaît franchissable.
Aujourd’hui, avec l’Agenda 21 et les délibérations suivantes, nous voulons continuer de mettre en place des dispositifs dont nous garantissons l’accès à toutes et à tous les Provençaux, Alpins et Azuréens, quelles que soient leurs conditions sociales.
SOCIAL, le mot est lâché, car pour nous, il n’y a pas d’un côté le champ du social et de l’autre celui de l’environnemental.
Les deux correspondent à une double urgence à laquelle nous devons conjointement répondre à travers un nouveau type de développement humain et écologique.
Ainsi une société de vivre ensemble ne se bâtit pas comme on peint une toile : un peu de vert par ci, un peu de vert par là. Elle se bâtit et se transmet aux générations futures d’abord par le social.
Elle se bâtit par une plus juste répartition des richesses pour répondre aux besoins sociaux et vitaux.
C’est une conception qui malheureusement n’est pas encore complètement actée dans l’action politique, souvent guidée par une vision à courte vue, où la notion même de « durable » est contredite par le capitalisme contemporain.
Le modèle économique et financier, que les pays du G8 réunis actuellement en Italie veulent perpétuer, est dépassé.
Il a organisé la prédation des ressources humaines et écologiques.
Il détruit l’environnement, marchandise toutes les productions humaines, exclut de l’accès aux biens, aux savoirs et aux pouvoirs une part toujours plus importante des hommes et des femmes. Même la santé n’échappe pas à cette furie de dérégulation.
Au nom de la croissance matérielle toute puissante, il a défendu l’idée que le bonheur de l’humanité passe par la réduction du coût du travail et la surexploitation des ressources naturelles.
Autant de concepts qui conduisent la droite à engager des réformes comme le travail dominical, la retraite à 67 ans, la réduction de la protection sociale mettant en péril la santé publique et atteignant essentiellement les plus démunis, les plus précaires, les plus pauvres.
Je le répète, ce modèle est aujourd’hui en échec.
Et pourtant nous assistons à une fuite en avant, avec un discours moralisateur, et des actes en contradiction.
Ainsi plutôt que de revoir en profondeur les modes de vie et de production, on appelle les technologies vertes au secours de l’économie et de l’écologie.
Par exemples :
Comment peut-on affirmer d’un côté qu’il y a urgence à sauver la planète en soutenant de l’autre des projets et des propositions qui alimentent, confortent et encouragent les règles économiques mondiales guidées par la rentabilité financière?
Comment peut-on, par exemple, prétendre prendre en compte l’impératif écologique en validant le concept de droit à polluer qui peut s’acheter ou se vendre ?
Comment peut-on également lutter contre les transports polluants en votant des directives européennes qui ouvrent le fret à la concurrence et le soumet donc à la rentabilité ? Et aujourd’hui ce sont les transports ferroviaires de voyageurs qui vont être soumis à la concurrence.
Comment enfin se dire écologiste lorsqu’on est favorable à la libéralisation de l’énergie ? Pas plus, quand on approuve les traités qui régissent ce système et dans lesquels est gravée la concurrence libre et non faussée ?
Tous ces arguments-là n’ont pas été entendu pendant la campagne des européennes puisque les partis qui se partagent le pouvoir au niveau européen avaient choisi de ne pas engager la confrontation démocratique des idées et des positionnements respectifs.
Inutile d’aller jusqu’à Strasbourg ou Bruxelles pour mettre en lumière les incohérences et contradictions de ceux qui défendent une écologie à géométrie variable.
Regardez lors du vote en deuxième lecture du projet de loi Grenelle I par les sénateurs, le 3 juillet dernier, combien de manœuvres ont été déployées pour édulcorer un texte déjà largement en dessous des besoins.
« Il ne faut pas entraver le développement économique », a été l’argument principal de ces parlementaires timorés.
Et ce n’est pas une étiquette « développement durable » posée sur un texte de loi qui parviendra à masquer la volonté de laisser le marché opérer une conversion factice à l’écologie pour accroître les profits des actionnaires.
C’est en fait un capitalisme recyclé que nous propose le gouvernement, alors que l’Etat devrait montrer l’exemple et aider les collectivités territoriales, il diminue leurs dotations.
Ce n’est heureusement pas cette méthode, ces politiques, qu’a choisi notre majorité régionale.
De ce point de vue, la visée écologique ne peut pas non plus donner prétexte à l’augmentation de la fiscalité qui toucherait évidemment les plus démunis, les salariés et les retraités.
C’est pourtant le sens de l’abandon de la taxe professionnelle au profit d’une taxe carbone, à notre avis, inefficace.
Je le répète il faut une nouvelle répartition des richesses et des ressources mondiales et une vraie réforme de la fiscalité pour une plus grande justice fiscale.
Je terminerai mon propos en insistant sur le fait qu’aux enjeux social et écologique est intimement lié l’enjeu démocratique.
Les lieux de décisions que le gouvernement souhaite éloigner un peu plus des citoyens doivent au contraire accroître leur proximité avec les habitants.
Manifestement ce n’est pas le sens de la réforme des institutions que s’apprête à engager le Président de la République avec la volonté de réduire de 40 à 50 % le nombre d’élus départementaux et régionaux.
Certains y verront des économies ou une simplification du millefeuille.
En fait il s’agit d’une atteinte à la démocratie citoyenne, pour renforcer les pouvoirs au sommet de l’Etat, les pouvoirs d’un seul homme.
En conclusion et pour revenir à l’Agenda 21
''Ecologie et progrès ne s’opposent pas.
Croissance et environnement non plus.
Ce qui s’oppose ce sont le développement durable et le libre-échange intégral.
Ce qui s’oppose ce sont le productivisme et l’émancipation humaine, l’ultralibéralisme et la préservation du vivant.
Nous le voyons bien, il nous faut inventer un nouveau mode de développement et de production, fondé sur le partage des richesses, la satisfaction des besoins humains et le respect des équilibres naturels.''
Nous avons beaucoup agi, mais nous sommes encore face à de grands défis, dans cette Région, polluée par trop de gaz carboniques, saturée par une concentration de la population sur un faible territoire le long du littoral, que le projet de ligne à grande vitesse décidé par le gouvernement ne règlera pas. Aujourd’hui nos choix sont guidés par l’humain au cœur de nos politiques, mais il serait urgent et utile que le même choix s’opère aux niveaux national, européen et mondial.
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lundi 29 juin 2009, 16:45
Contre le démantèlement de la formation professionnelle, par Bernard Barbagelata
Le président de la République et son gouvernement bousculent le calendrier parlementaire en rajoutant une session extraordinaire la troisième semaine de juillet, se poursuivant deux semaines en septembre. A l’ordre du Jour, parmi le lot des textes examinés à la va vite et dans l’épuisement général, fin juillet ou début septembre, le gros dossier de la formation professionnelle et celui du travail le dimanche. Parmi les mesures envisagées : le début du démantèlement de l’AFPA, avec le transfert des personnels de l’Orientation AFPA vers Pôle Emploi, pour application au printemps 2010. Avant même le vote, la « stratégie » semble déjà actée par le Directeur général de l’AFPA nationale, qui réunit à Lyon les dirigeants (Convention des 1000), le 29 juin et 30 juin pour leur exposer « son » projet. Le personnel a décidé de réagir, de soutenir et d’interpeller les cadres ainsi pris en otage, en appelant à une grève nationale le 29 juin, assortie d’une manifestation pour tous ceux qui le peuvent, à 10 heures, devant le Centre des congrès de Lyon. Le groupe communiste et partenaires de la région PACA réaffirme son soutien vis-à-vis de ce service public national qu’est l’AFPA pour la formation des adultes, qui depuis des décennies a été bâti pour prendre en compte l’ensemble du parcours et des difficultés des adultes en formation continue. C’est sur cet exemple et sur ce savoir-faire existant que doit se modéliser un service public, au plein sens du terme, de la formation tout au long de la vie. A l’heure où les Régions mettent en place les unes après les autres des services publics régionaux de la formation professionnelle, où se pose en grand la conquête d’un véritable service public national de la formation professionnelle continue, le gouvernement entend au contraire priver les Régions, mais surtout les salariés et les demandeurs d’emploi, de tout outil public, quelle que soit son efficacité prouvée, au profit de la délégation de service public à des organismes privés (qui pourront récupérer les milliards de la formation professionnelle), de la mise en concurrence et de la segmentation des formations. Les élus communistes de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur appellent à une large mobilisation car tous les salariés et futurs salariés et tous ceux qui ont bénéficié des formations et du suivi de l’AFPA sont concernés par la marchandisation de la formation ! Mobilisons-nous pour réclamer au contraire que les salariés obtiennent de nouveaux droits pour participer aux choix qui les regardent au premier chef, en matière de formation professionnelle, dans les entreprises, dans les organismes collecteurs, dans les instances publiques.
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jeudi 11 juin 2009, 15:28
Les postiers, les usagers et le service public ne méritent pas un tel mépris, par Jean-Marc Coppola
Depuis le 12 mai, les facteurs du 14ème arrondissement sont grève. Ce mouvement, légitime puisqu’il ne fait que défendre la conception même d’un service public, ne peut rester sans réponse ni écoute de la part de la direction de la Poste.
Ils et elles sont en grève car ce sont des personnes responsables, attachées à leur métier, attaché à un service public postal de qualité. Ils et elles sont en grève car il ne veulent pas que les habitants de ces quartiers populaires reçoivent le courrier un jour sur deux, au profit de la rentabilité financière.
Je ne peux accepter en tant qu’élu une réorganisation qui rompt avec ce que doit être le service public, à savoir : permettre un traitement équitable de tous les usagers, quel que soit leur lieu d’habitation et de conditions sociales.
Aucun élu de la République ne peut d’ailleurs accepter la situation actuelle. C’est pourquoi je demande à l’ensemble des premiers dirigeants de nos collectivités, de la Ville à la Région, en passant par le Département et la Communauté urbaine, d’intervenir auprès de la direction de la Poste pour que reprenne le dialogue social et pour que soit trouvée une issue à un conflit qui n’a que trop duré.
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jeudi 11 juin 2009, 15:27
Changer de nom ? Même PACAp’, par Jean-Marc Coppola
Provence, Alpes, Côte-d’Azur. Trois territoires, trois identités, une seule région. Si la dénomination reflète bien la diversité de notre collectivité, son détournement en sigle n’est pas gratifiant pour les Provençaux, les Alpins et les Azuréens. Faut-il pour autant en changer ou simplement mettre fin à cette manie d’une époque où tout terme dépassant un certain nombre de lettres est victime d’une abréviation ? C’est certain, « PACA » est loin de valoriser les atouts de notre région. Mais un nom n’est pas une marque. Et si processus de changement il y a, il ne peut être entrepris comme une simple affaire de marketing. Souvenons-nous de la mésaventure de notre voisine, contrainte à remballer son onéreuse campagne de communication à laquelle n’adhérèrent pas les habitants du Languedoc-Roussillon. La véritable question est celle de la place et de l’identité des collectivités territoriales dans le paysage démocratique de notre pays. La nôtre se nourrit certes d’un riche passé mais se fonde avant tout sur notre présent, sur ses 4,7 millions d’habitants, venus d’ici et d’ailleurs, qui vivent et travaillent ensemble. Notre identité se construit également en prenant appui sur l’institution régionale. En effet, si aujourd’hui, la région apparaît comme un territoire solidaire et volontaire, dont la cohésion ne souffre pas de l’étendue, si elle dispose d’une opinion favorable de sa population, c’est le fait des choix politiques que la décentralisation nous a permis d’opérer. Aujourd’hui, le gouvernement cherche à transformer les collectivités en sous-traitants de sa politique. C’est pourtant dans le sens du renforcement des champs d’intervention publique, à tous les échelons, qu’il faudrait aller pour ouvrir la voie à de réelles politiques de transformation sociale qui changent concrètement le quotidien des citoyens. Alors soyons clairs, une chose est sûre car elle fonde aussi notre identité : notre région n’est pas à vendre.
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